V. CO*. Q.R
De 2 h. 20 ;i 3 h. i,'i 7.7 0.309 0,G7
On notera ces chiffres très faibles dans la ventilation et surtout dans le CO2 produit. C'est le seul cas où la production de CO* ait été au-dessous de 0gr,400 par kilogramme et par heure.
Expérience XIII. — Sulfate de quinine.
S. prend 1 gr. .'i0 à 8 h. 33 du matin, à jeun (2 juin).
De 9 h. 00 à 10 h. 4:;..
Expérience XIV. — Morphine.
Repas à 8 heures du matin. Pas de repas à 11 heures.
De 2 h. 13 à 2 h. 43 9,9 0,376 0,78
Ici injection sous-cutanée de Ob'1', 03 de morphine.
De 2 h. 43 à 2 h. 33. . .
3 h. 13 a 3 li. 23. . .
A partir de 3 h. 37 S. s'agite; car la morphine a provoqué chez lui des démangeaisons, des étourdissements et de la céphalalgie.
Vent.
De 3 h. 37 à 4 h. 43 7,9
Dans une expérience faite sur l'un de nous, une dose faible d'extrait thébaïque (0sr,025 la veille au soir) a diminué
beaucoup la ventilation (le poids du corps étant de 74 kilogr.) (G mai).
Vent. CO i produit.
De 5 h. 00 à 5 h. 20 3,85 0,340
Total. . . 4,9 0,418
La proportion centésimale de CO8 est (en volumes) de 4,76 pour 100 dans l'air expiré, ce qui est un chiffre très fort.
D'ailleurs, en étudiant l'action de la morphine sur le chien, l'un de nous a montré que la morphine diminue la production de CO2, mais surtout la ventilation ; de sorte que la proportion centésimale de CO2 dans l'air expiré devient alors très forte.
Expérience XV. — Chloral.
25 mai. S. prend, à 9 heures, 3 grammes de chloral.
De 9 h. à 11 h. 50 7,8 0,439 0,07
Ces chiffres indiquent une ventilation assez faible, et une production de CO2 assez faible ; mais ils n'ont rien de bien extraordinaire.
Plus tard, le même jour, l'abaissement a été plus considérable :
De 1 h. à 1 h. 45 6,9 0,390 0,77
E. Influence de la température. — Nous avons comparé, ainsi que l'a fait M. Frédékicq dans un intéressant mémoire, la respiration de l'individu habillé à celle de l'individu nu, par conséquent soumis au froid, et se mettant en état de résistance contre le froid par une combustion exagérée.
Expérience XVI. — Digestion. 7 juin.
De 2 h. 00 à 2 h. 30 (habillé) 9,4 0,564 0,83
2 h. 30 à 3 h. 20 (nu). 9,8 0,573 0,84
3 h. 20 à 3 h. 45 (nu) 9,8 0,589 0,85
Expérience XVII.
19 mors. S. est placé dans un bain qui est, à 5 heures, de 37°, 8, et à S h. 30 de 36°,20 :
Deîi h. à 5 h. 30 il',0 0,613 0,88
Ce sont là des chiffres assurément élevés. On remarquera surtout le chiffre fort de la ventilation, qui, lorsqu'il n'y a pas d'exercice musculaire, atteint très rarement 11 litres.
Cette expérience a donné d'ailleurs un résultat très remarquable. En effet, le soir de ce même jour, les échanges ont été extrêmement intenses, comme on va le voir par ces chiffres :
I 9 murs.
De 10 b. à 10 h. 40. ... . 10,2 0,748 0,80 minuit ii I h 9,5 0,793 0,88
Cette production de CO2, sans travail musculaire et sans alimentation exagérée, atteignant 0,793, esttout à fait extraordinaire l.
Elle semble indiquer que l'organisme a réagi au bain par une production intense de calorique, et que cette réaction s'est prolongée pendant longtemps.
Il est vrai qu'une autre expérience a donné un résultat tant soit peu différent. La réaction immédiate a été forte; mais la réaction ultérieure n'a pas eu lieu.
Expérience XIX.
23 mars. De 3 b. 30 à 4 h. 26, la température du bain passe de 36°, 7 à 30°,25; à 3 b. 52, elle est de 34°,80 :
De 3 h. 30 à 3 b. 52 11,0 0,609 0,82
Total. .... 13,5 0,723 0,82
On voit quel énorme accroissement le froid a donné à la production de CO2.
1. Voyez Quinquadd. Bull, de la Soc. de 1/ioL, 9 avril 1887, p. 2'M.
504 M. HANRIOT ET Cil. RIGHET.
Expérience XX.
S., après s'être réchauffé, n'a pas eu, le même jour, de réaction secondaire :
De C h. ù 7 b 9,3 0,573 0,87
F. Influence de la volonté. — Nous avons étudié l'influence de la volonté sur la ventilation. C'est une question des plus controversées et sur laquelle l'accord n'est pas établi1.
Nos expériences ont été faites sur quatre personnes que nous appellerons II. , L., Lg. et R., pesant les uns etles autres à peu près le même poids, 74 kilogr.
Nous appellerons hypopnée la ventilation diminuée, et polypnée la ventilation activée.
Pour l'hypopnée, la respiration était diminuée autant que possible, et pour la polypnée on tâchait d'avoir une ventilation aussi active que possible.
Le graphique ci-joint [firj. 9o bis) indique clairement le phénomène.
Il faut donc distinguer2 deux phénomènes tout à fait différents : Y excrétion de CO2 et la production de CO2. Par nos mouvements volontaires nous pouvons pendant quelques
1. M. Sepck pense que l'effet d'une respiration ralentie ne peut se prolonger pendant longtemps (loc. cit., p. 422); mais la question a été surtout bien étudiée par M. Pfluger [Arch. de Pflûger, t. XIV, p. 1 à 37, 1877) et ses élèves, MM. Finkler et Oertmann II, ni., t. XIV, p. 38-73). M. Pfliger a critiqué avec beaucoup de raison les expériences de MM. Voit et Lossen; toutefois, il n'a pas fait valoir ce qui est, suivant nous, la principale objection qu'on peut opposer aux expériences de M. Lossen, c'est que la durée de la mesure des échanges était beaucoup trop courte. MM. Finkler et Oeutmann ont montré que sur les lapins une respiration artificielle lente ou rapide ne modifiait pas les échanges.
Nos expériences établissent qu'il en esi de même chez l'homme.
2. Voir Hanriot et Cii. Richet, Comptes rendus des séances de l'Acadt des sciences, t. CIV. p. 1328. n" 19; 9 mai 1887.
ÉCHANGES HKSPIIlATOlltKS CHEZ I. HtiMM
iOa
Hypopnée
Hypopnée.
Polypnée
(Xorm.). .
Hypopnéo.
Polypnée
Polypnée
Hypopnée.
rraips
fii
INI II v