‹ Physiologie; (volume 5)Chapitre 7 sur 93 · TOME VII · texte numérisé non relu

TOME VII

66 CHARLES RIGHET.

L'avenir de la science et de la vivisection.

Laissons maintenant l'opinion des antivivisecteurs et portons la question plus haut. Voyons quels peuvent êtie les droits de l'homme dans la Nature et quel est le but de la vie humaine.

Au milieu des théories incertaines et contradictoires que les philosophes, les penseurs, les fondateurs de religions ont accumulées, il ne reste guère de fixe et d'immuable qu'un grand principe dominateur : le respect et l'amour de nos frères en humanité. Tout est contestable et contesté, hormis cela. Sans que nous puissions en donner de démonstration formelle, il y a une universelle loi morale (le grand impératif catégorique de Kant) qui nous commande d'être justes et bienfaisants pour nos semblables. Tous les sophismes les plus subtils ne pourront pas me persuader que je ne dois pas, avant toute chose, prendre souci de la vie et du bonheur d-es hommes.

Je veux bien admettre qu'à côté de l'homme il y a l'animal, notre frère inférieur, comme on l'a spirituellement nommé, de sorte que nous avons aussi des devoirs vis-à-vis de ces frères inférieurs. Mais il ne faut pas que ce soit au détriment de nos véritables frères. Il me paraît insensé de préférer la vie d'un chat à celle d'un homme; la douleur d'un chien à celle d'un enfant. D'autant plus que la matière vivante, si l'on peut se servir de cette expression, possède des degrés de perfection variables; depuis l'algue jusqu'à l'homme il est des étapes successives de formes vivantes qui forment une chaîne ininterrompue pour aboutir à un terme dernier, qui est l'homme.

L'homme, par sa puissance de pensée et de douleur, par la nette conception qu'il possède du moi et du non-moi, par

ses facultés d'abstraction, par la notion du bien et du mal, est énormément supérieur à tout autre être vivant. De sorte que, pour respecter, défendre et aimer les hommes, je n'ai pas seulement cette raison que l'homme est mon frère, mais encore que ce frère est énormément supérieur à tout ce qui vit.

C'est pourquoi la morale sera essentiellement une morale humaine, ayant pour, but suprême le bonheur des autres hommes. Toute morale qui se proposerait autre chose, s'appuyant sur de vagues élucubrations métaphysiques, ou harcelée de soucis puérils, comme l'adoration des bêtes, me paraît empreinte de fétichisme. Une force inconnue nous a fait naître ; nous ignorons pleinement quelles sont nos destinées, pourquoi nous sommes nés, pourquoi nous vivons, pourquoi nous mourons, pourquoi, succédant à d'innombrables générations, nous transmettons le flambeau vital aux autres innombrables générations qui vont nous succéder. Nous ne savons rien de tout cela ; mais il importe peu au point de vue de notre devoir. Notre devoir est indépendant de toute théorie. Nulle religion n'est nécessaire pour nous constituer une morale.

Notre morale, ce sera la religion de l'humanité. Il ne me paraît pas qu'on puisse en concevoir d'autres.

Et quand nous disons l'humanité, il s'agit aussi de l'humanité future. Notre tâche ne se limite pas à l'heure présente; elle s'étend à tous les êtres humains qui nous succéderont. De même que les hommes d'aujourd'hui profitent, à chaque moment de leur existence, des bienfaits que nos ancêtres ont accumulés, de même les hommes à venir profiteront des bienfaits que nous aurons su préparer pour eux.

Assurément l'humanité ne sera pas éternelle. La science semble prouver qu'un moment viendra oii la chaleur du soleil sera insuffisante pour développer la vie à la surface de notre chétive planète. Un moment viendra où la terre refroidie sera comme la lune, notre pâle satellite, un astre

mort où les débris des multiples civilisations éteintes disparaîtront sous la glace. Mais peu nous importe ! Nous n'avons pas à nous préoccuper de ces temps lointains. C'est aux hommes du siècle avenir qu'il faut d'abord songer, en même temps, bien entendu, qu'aux hommes vivant aujourd'hui. Diminuer leur misère, rendre leur existence moins lamentable, développer en eux les sentiments de justice et de fraternité, assurer leur bien moral et leur bien matériel, voilà quel est notre strict et unique devoir. Je n'en connais pas d'autre.

Or, pour atteindre ce noble but, il n'est qu'un seul moyen : c'est la science. Nous sommes plongés dans un océan de ténèbres. Tout est noir, inconnu et troublant. Nous n'avons rien compris encore aux forces aveugles qui nous entourent de toutes parts. Nous ne sommes que des êtres infimes, jetés au milieu de puissances souveraines qui nous écrasent. Or, pour ne pas être complètement et définitivement écrasés, il est nécessaire d'avoir pénétré la nature de ces forces. Hélas, nous ne les pénétrerons jamais, car il est insensé de supposer qu'une parcelle du tout peut connaître le tout ; mais au moins pourrons-nous démontrer quelques faits, approfondir quelques phénomènes, tracer peut-être quelques linéaments de certaines lois. C'est assez pour qu'aussitôt, au lieu d'être esclaves de la matière, nous en devenions les maîtres.

Chaque vérité nouvelle entraîne aussitôt une amélioration dans les conditions humaines. On peut dire que notre bonheur est fait de vérité.

Supposons l'invraisemblable, c'est-à-dire que nous connaissions toutes les lois de la Nature. Est-ce que nous ne deviendrions pas aussitôt tout-puissants? Est-ce que nous ne serions pas maîtres souverains de la maladie et de la douleur, peut-être de la vieillesse et de la mort?

Telle paraît en effet être la conviction des sociétés humaines qui réservent à la science un rôle prépondérant.

Elles ont compris qu'il n'y a pour l'être humain d'avenir heureux que par la science.

Il n'y a qu'à comparer nos civilisations présentes aux civilisations passées pour voir à quel point les hommes sont matériellement et moralement plus heureux. Le moindre ouvrier anglais d'aujourd'hui a l'existence plus commode €t plus facile que n'en avait un prince italien du xiv* siècle. Partout le progrès, conquis par la science, s'est introduit dans la vie de chaque individu. Il est avec le livre que nous lisons, la lumière électrique qui nous éclaire, le chemin de fer ou le steamer qui nous transportent aux points les plus éloignés du monde en peu de temps et à peu de frais. Il est aussi avec les médications qui peuvent sûrement diminuer la douleur de nos maladies.

Eh bien ! le progrès moral a marché de pair avec le progrès matériel. En même temps que la matière a été domptée, nos mœurs sont devenues plus douces ; la liberté individuelle €st chose sacrée ; chaque citoyen prend part aux décisions de son gouvernement; il n'y a plus ni esclavage, ni torture, ni tyrannie des consciences. En un mot, l'homme d'aujourd'hui est plus puissant et plus heureux que l'homme d'autrefois.

Ce n'est pas en vertu de miracles providentiels que ce bonheur a pu s'établir. Nul Dieu n'est descendu du ciel pour adoucir les infortunes humaines. C'est l'homme, et l'homme seul, qui, par son génie et son travail, a pu se rendre maître des forces qui, hier encore, le tenaient asservi. Et nous ne saurions être assez reconnaissants à nos pères de leur immense et fécond labeur; car ils ont réussi à édifier la société au milieu de laquelle nous vivons. Elle est bien misérable encore, cette société affligée de crimes et d'horreurs dont nous comprenons l'infamie ; mais, si misérable qu'elle soit, elle est mille fois moins misérable que la société de jadis.

Aussi une conclusion formelle se dégage-t-elle aussitôt : c'est qu'il faut faire pour nos descendants ce que nos pères

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ont fait pour nous. Nous serions inexcusables si nous prétendions profiter des travaux de nos devanciers sans créer, nous aussi, quelque chose, sans laisser, grâce à notrn œuvre personnelle, un sort meilleur à nos descendants. L'homme qui n'a pas compris ce puissantdevoir est vraiment indigne d'être homme.

Il semble en vérité que chaque individu doive, quand il arrive au terme de sa vie, faire son examen de conscience, et se demander si, dans l'humble sphère de son action, il n'a pas apporté, lui aussi, sa pierre à l'édifice humain et s'il n'a pas contribué, pour sa petite part, à agrandir les forces de l'humanité.

Donc, puisqu'il en est ainsi, puisque le développement de la science est la condition fondamentale du bonheur des hommes, il faut résolument mettre la science à la base de toute civilisation. Hélas ! il n'en a pas été ainsi jusqu'à présent, et, si l'on étudie le développement des sociétés humaines, on voit qu'elles se sont surtout attachées à la guerre. La science n'a eu que des restes. Mais les temps sont venus où l'homme ne doit plus croire que le principe de la moralité, c'est la lutte contre l'homme. Gela, c'est l'histoire d'autrefois. L'histoire d'aujourd'hui, et surtout l'histoire de demain, ce sera la lutte de l'homme contre la matière, l'asservissement des forces naturelles à notre intelligence. Et, pour asservir les forces naturelles, il n'est pas d'autres, moyens que de les connaître.

Alors la science sera mise au premier plan. Et, sans faire de classification entre les sciences — qui toutes sont belles,, nobles et utiles, car toutes sont une part de la vérité — il sera permis de dire que la science de la vie est une des plus nobles et des plus belles.

Or la science de la vie, c'est la physiologie, en donnant au mot physiologie sa plus grande extension, c'est-à-dire l'étude des êtres normaux et des êtres malades. Il est prouvé par des faits innombrables, faits que la mauvaise foi

et l'ignorance peuvent seules révoquer en doute, que nos connaissances physiologiques sont dues pour une très large part à l'expérimentation. Si l'on supprimait par la pensée les résultats scientifiques que l'expérimentation a conquis, on n'aurait plus qu'une science inférieure, à la portée des Bralimes peut-être, ou des Hottentots, mais indigne de notre état scientifique actuel. On ne connaîtrait ni la circulation du sang, ni la fonction des globules, tii la formation du sucre, ni l'innervation des glandes, ni la contagiosité des maladies, ni la force des poisons. On en serait réduit aux notions d'HippocRAXE sur les airs et les lieux! On serait moins avancé que Gâlien, le premier génial expérimentateur, qui avait déjà indiqué, par ses écrits moins encore que par ses expériences mêmes, que la base de la physiologie, et par conséquent de la pathologie tout entière, c'est l'expérimentation sur l'animal.

Les personnes sincères qui voudraient bannir l'expérimentation de la science sont, par conséquent, — je ne crains pas de le dire, — en contradiction formelle avec la véritable moralité. Ne pas vouloir d'expériences, c'est comme si l'on ne voulait pas de physiologie. Refuser à l'homme le droit d'étudier la nature vivante, c'est comme si l'on déclarait que la nature vivante ne doit pas être connue. Hélas! les antivivisecteurs ne veulent pas nous entendre. Vainement nous leur disons : nous, physiologistes, nous préservons l'homme de la maladie; nous allons adoucir les maux de nos frères humains. Ils se bouchent les oreilles; ils ferment les yeux, ils n'ont aucune pitié pour les humains qui souffrent. Il semble que ces larmes de leurs frères ne comptent pas. Est-ce là une haute moralité? Est-ce bien comprendre leur devoir d'homme? Ils couvrent d'opprobres Harvey et Jenner, Bernard et Pasteur, Spallanzani et Helmholtz. Les ingrats! Ce sont ces grands hommes qui ont évité à l'humanité d'atroces souffrances, ce sont ces grands hommes qui ont fait un sort meilleur à tant d'êtres humains. Donc, quand

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ils osent ainsi calomnier des maîtres qui ont répandu sur nous tant de bienfaits, les antivivisecteurs me paraissent non seulement les plus ingrats, mais les plus cruels des hommes.

Heureusement la marche conquérante de la science ne sera pas entravée. On ne nous fera pas revenir à ces temps sinistres oii notre grand Vésale a dû payer de sa vie l'audace <l'avoir osé disséquer un cadavre humain. On continuera, pour le plus grand bien des hommes, à faire marcher la science en avant. Et quel moment ne va-t-on pas prendre pour vouloir arrêter la science? les maladies épidémiques, comme la peste et le choléra, arrêtées; la tuberculose à demi vaincue; la diphtérie devenue inoffensive; les opérations rendues presque innocentes; le cancer en voie d'être connu et dompté. Et on veut que nous nous en tenions là; que nous ne cherchions pas à approfondir tant de problèmes qui sont encore à résoudre, et d'où dépendront tant de vies humaines, tant de bonheurs humains. Croit-on que la science est terminée? Certes déjà nous savons beaucoup; mais ce que nous savons est très peu de chose par rapport à tout ce que nous ignorons.

Un immense domaine de vérités à connaître est ouvert à notre activité. Et nous ne pouvons prévoir quels prodigieux bienfaits ces vérités nouvelles vont répandre sur notre pauvre humanité. Par conséquent, chaque homme, s'il est épris de bien et de justice, doit avoir le respect de la science, et mettre en elle toute son espérance.

Toutefois, quelque grande que soit mon adoration pour la science, il ne faut pas que ce soit aux dépens des personnalités humaines, et, disons-le nettement, des personnalités animales, lesquelles, quoique incertaines et indistinctes, méritent cependant une part, et une grande part, de justice et de pitié.

Pour les personnalités humaines, nul doute, on n'a pas le droit de sacrifier un innocent à la science. Chaque être humain doit être traité avec respect, et il ne suffit pas, pour

avoir le droit de le tuer ou le martyriser, que sa mort et son martyre puissent servir à la science.

Pour les animaux, la question devient beaucoup plus douteuse. Pour les êtres inférieurs à conscience vague, impuissants sans doute à percevoir la douleur, nul scrupule ne doit nous arrêter. Mais, s'il s'agit des êtres plus proches de nous, comme les singes, les chats, les chiens, les chevaux, capables certainement de douleur, il faut être ménagers de cette douleur, et n'expérimenter qu'après qu'on aura presque totalement aboli en eux le sentiment de la douleui-.

Mais, sous peine de tomber dans le fétichisme, il ne faut pas craindre d'user de la vie de ces êtres pour prolonger la vie des hommes. Chaque fois qu'on se propose une expérience, c'est comme si l'on se posait la question suivante : ce chien vaut-il mieux qu'un homme? ou que cent hommes? ou que toute une humanité à venir? Posée ainsi, la question ne comporte qu'une seule solution : éviter la douleur de l'animal, à condition que ce ne soit pas au prix d'innombrables douleurs humaines.

D'ailleurs, il en est ici comme dans toute discussion qu'on veut approfondir. Chacun des deux contradicteurs part d'un principe juste, incontestablement juste. Mais il le pousse tellement loin, ce principe juste, qu'il finit par le transformer en une colossale absurdité.

Dans le cas présent, les antivivisecteurs disent : la douleur est le mal; même la douleur obscure d'un infime animal est un mal. Or nous ne devons pas faire le mal; donc nous ne devons, à aucun prix, infliger une douleur quelconque, même très légère, à l'animal le plus infime. Voilà le syllogisme. 11 n'est pas possible d'y répondre, car il est parfaitement correct.

Nous, nous disons. La douleur de l'homme est chose sacrée. Or la science évite les douleurs aux hommes. Donc, nous devons sacrifier les êtres inférieurs à la science, c'est-à-

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dire au bonheur de l'homme. Là encore il s'agit d'un syllogisme irréprochable.

Mais ces deux syllogismes, si on les poussait jusqu'à leurs conclusions ultimes, nous conduiraient à des sottises d'une part, et à des cruautés de l'autre. S'il fallait écouter les amis de l'animal, on n'aurait pas le droit de faire une simple saignée à un cheval pour sauver la vie de mille enfants, ce qui serait à la fois une sottise et une cruauté, voire même un crime.

S'il fallait écouter certains vivisecteurs passionnés, comme il en fut jadis, comme il n'en est plus aujourd'hui, on aurait, au hasard de sa force et de sa fantaisie, le droit de faire aveuglément souffrir des chiens, des chats, des singes, des animaux innocents et sensibles, sous prétexte que ces tortures sont peut-être capables d'être utiles à quelques hommes. Et ce serait encore, là, sottise et cruauté.

La sagesse évolue entre les extrêmes, et redoute la brutalité des syllogismes implacables, absurdes par leur rigueur même. Oui, s'il y a des droits de l'homme, il y a des droits de l'animal, et c'est à établir entre ces deux droits, quelquefois antagonistes, un juste balancement, que doit consister tout notre effort.

Ne poussons donc pas nos raisonnements à leur extrême et absurde logique. Le souci de l'humanité future et de la science ne nous autorise pas à être méchants et injustes vis-à-vis des hommes d'aujourd'hui, même vis-à-vis d'un seul homme, de sorte que, malgré tout le culte que je professe pour la science, je ne voudrais pas lui sacrifier des vies humaines.

De même, malgré tout mon respect pour la douleur de l'animal, je trouverais souverainement ridicule, voire même coupable, celui qui n'oserait pas conquérir à l'humanité une grande découverte pour ne pas inoculer un microbe à un lapin.

La sagesse alors consiste précisément en ceci : savoir où

il faut s'arrêter dans la poursuite d'un raisonnement à outrance. C'est ce que les physiologistes ont cherché et chercheront à faire.

En tout cas, et comme conclusion dernière, la science ne doit pas être sacrifiée. Or ce serait la fin de la science, si l'on empêchait les savants de poursuivre leurs investigations sur les êtres vivants. Nous qui espérons, pleins de confiance, une humanité plus heureuse et meilleure, nous ne pourrions nous résigner à fermer nos laboratoires et à brûler nos livres. Au contraire, nous sommes résolus, les uns et les autres, à continuer nos durs travaux pour le. plus grand bien des hommes présents et des hommes à venir.

Et quand nous parlons de la science, nous ne voulons pas parler seulement des bienfaits matériels qu'elle répand. Nous croyons encore à sa force moralisatrice. Les conquêtes matérielles et les conquêtes morales vont de pair. La science est la base de la morale. On grandit la conscience universelle de l'humanité par l'acquisition de nouvelles vérités. De même chaque individu, par cela seul qu'il a l'amour du vrai, a compris l'idéal moral qui doit être toujours devant ses yeux.

Et alors, dans une juste mesure, pleins de pitié pour toute souffrance, mais mettant la souffrance de l'homme à plus haut prix que celle de l'animal, nous tâcherons de faire concorder le respect de la souffrance animale avec la recherche de la splendide, et indispensable, et divine Vérité.

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