‹ Physiologie; (volume 5)Chapitre 77 sur 93 · TOME VII · texte numérisé non relu

TOME VII

il s'agit d'ingestion, aussi bien pour la préparation que pour le déchaînement de l'état anyphylactique. Ce sont ces cas qui intéressent le plus les médecins; car, en clinique, les accidents fréquents qu'on observe ne sont guère ni déchaînés, ni préparés par une injection intra-veineuse ou sous-cutanée, mais seulement par des ingestions digestives. Quant aux anaphylaxies alimentaires du type I. A. et du type A. I. on peut les appeler anaphylaxies alimentaires partielles ; les observations de Rosenau et Anderson, citées plus haut, sont des anaphylaxies alimentaires partielles, puisque aussi bien il y a eu ingestion préparante et injection déchaînante.

Anaphylaxie alimentaire expérimentale.

Après les expériences de Rosenau et Anderson, plusieurs essais d'anaphylactisation par la voie gastro-intestinale furent tentés et ne semblèrent pas réussir.

En 1909, Besredka' tenta d'anaphylactiser les cobayes par la voie buccale ou par la voie rectale, mais sans le moindre succès^. Quoiqu'il s'agisse là d'un échec complet en apparence, Besredka ^a pu antianaphylactiser des cobayes sensibilisés, en leur donnant du petit lait soit par la voie rectale, soit par la voie buccale, ce qui indique que certains antigènes ont été absorbés par les voies digestives, sans avoir subi les modifications chimiques qui leur font perdre leurs propriétés anaphylactisantes.

Remarquons à ce propos que la voie rectale ne peut être comparée à la voie intestinale, et il ne faut pas considérer comme anaphylaxie alimentaire vraie, les cas dans lesquels des antigènes ont été introduits par le rectum. En effet les

1. De l'Anaphylaxie lactique, Ann. de l'Institut Pasteur, 1909, xxiii. 166-76.

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