D'après les termes mêmes de Nobécourt, p
effets de l'ingestion buccale et de l'ingestion rectale. S'it s'agissait d'une vraie anaphylaxie, on trouverait d'énormes différences.
On sait d'ailleurs qu'au bout de 3, ou de 7, ou de 10 jours, c'est à peine si l'anaphylaxie s'est produite encore. Chez le cobaye le minimum de la durée d'incubation est de 10 jours, et de 12 ou 15 jours chez le lapin. Les injections répétées à 3, ou 1, ou 10 jours ne laissent donc pas à l'anaphylaxie le temps de se développer. Or NoBÉcouRTn'a pas expérimenté en faisant des ingestions stomacales au quinzième ou au trentième jour. Ses lapins de la troisième et de la quatrième série ayant reçu des ingestions rectales sont presque tous morts (69 et 75 pour cent).
On ne peut donc en dernière analyse considérer les expériences de Nobécourt comme prouvant ou infirment l'anaphylaxie alimentaire.
En cette même année 1909, Bornsteun * a nourri des lapins avec des cristallins de veau, et il a vu dans certains cas se produire des morts subites, ce qu'il interprète par des accidents anaphylactiques. Mais il est impossible de considérer ces expériences comme prouvant en quoi que ce soit que la mort était due à l'anaphylaxie, comme d'ailleurs l'indique expressément Raulitschek dans l'analyse qu'il donne du travail de F. Bornstein^.
Ainsi, sauf par les expériences de Rosenau et Anderson, jusqu'en 1911, rien dans le domaine purement expérimental n'avait été établi de positif sur l'anaphylaxie alimentaire.
En 1911 divers travaux ont été faits sur l'anaphylaxie alimentaire, qui ont permis de constater un certain nombre de faits très importants.
Indépendamment les uns des autres, Wells et Osborn
1. Ueber Anaphylaxie durch Fûtterung gegenùber Fûtterung, Centralbl. f, Baki., -/gog, IV. 374.