‹ Physiologie; (volume 5)Chapitre 82 sur 93 · Congr. de méd. de Paris, oct · texte numérisé non relu

Congr. de méd. de Paris, oct

2. Ilippophagie et Anaphylaxie du sérum de cheval, Bull. Soc. BloL, 1902 (2), 462.

3. Brïick (C), Experimentelle Untersuchungen ûber das Wesen der Arzneiexantheme, Berl. klin. Woch., 1910, 517-20. Klausner (E.), Arzneiexantheme als Ausdruck von Idiosynkrasie und Anaphylaxie, Milnc/i. med. Woch., 1910, 1431 et 1983.

4. Idiosynkrasie gegen Brom- und Ghininsalz als Ûberempfindlichkeits- Erscheinungen, Zeitschr. f. Immnnitutsforsch., XI, 1911, 425-33.

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injecté à des cobayes, rendait ces cobayes sensibles à des doses minimes de bromure ou de quinine \

Par ces expériences il est démontré que l'idiosyncrasie médicamenteuse des anciens auteurs relève de l'anaphylaxie alimentaire ; et la preuve est formelle, puisque par l'injection du sérum des patients on a pu provoquer l'anapbylaxie passive.

Vraisemblablement cette anaphylaxie médicamenteuse n'agit pas par voie directe; c'est parce que le bromure de potassium, l'iodoforme, ou le chlorhydrate de quinine, déterminent chez certains individus la formation d'albumines anaphylactisantes, qui se comportent comme des antigènes, ou des toxogénines.

Encore que ces faits ne soient pas très communs, ils sont fort importants à constater ; car ils nous mettent peutêtre sur la voie de la cause qui détermine l'anaphylaxie alimentaire véritable.

On doit d'ailleurs les faire rentrer dans l'anaphylaxie alimentaire, encore que ce ne soit qu'une action médiate; mais tout de même, c'est l'ingestion seconde qui détermine des accidents, par suite des modifications produites dans l'organisme par une ingestion première. C'est assez pour caractériser l'anaphylaxie alimentaire.

En clinique on l'a observée avec les albumines les plus diverses, et parfois même les accidents ont été graves, même quand c'a a été selon le type A. A. (ingestion préparante ; ingestion déchaînante) ".

1. Bloch (Bo.) a pensé qu'il s'agissait plutôt d'une anaphylaxie cellulaire, disposition des cellules à fixei* certaines substances chimiques, que d'une anaphylaxie dans le sens ordinaire du mot. Mais cela ne change rien au phénomène maintenant indiscutable de l'anaphylaxie par leâ composés iodés (Exp. Studien ûber das Wesen der lodoform-Idiosynkrasie, Zeitsc/ir. f. exp. Thérapie, 1191, 509).

2. Voyez parmi les nombi^eux travaux qui ont paru sur la question : Castaigne et Gouraud, Anaphylaxie et intoxications alimentaires, Journal médical français, 1910, iv. 413-18. G. Laroche, Ch. RicHExiiis et Saint-Girons, U Anaphylaxie alimentaire, Gaz. des Hop., lxxxv, 1912, 1968-77.

On l'a constatée avec les œufs (Leské, Gelpke, Landmann, Shoffield, HoRwiTZ, Baginski, Faust, Guinok, etc.)*.

Les accidents, parfois graves, ne se sont jamais terminés par la mort, encore que les malades, généralement des enfants, aient paru à certains moments en réel danger. On observe de l'urticaire, des coliques douloureuses, de la diarrhée, des vomissements, rarement de la dyspnée, de l'asthme, des convulsions.

Dans l'anaphylaxie aux œufs, qui est, dans la pratique médicale, de toutes les anaphylaxies alimentaires la plus fréquente, on a cherché à savoir : 1° s'il fallait incriminer le jaune ou le blanc de l'œuf ; 2° si la cuisson détruisait cette nocivité relative de l'œuf.

Des observations il semble résulter que l'albumine et te jaunes sont capables de provoquer également des accidents; il est assez vraisemblable que certaines personnes sont sensibles au jaune d'œuf, et d'autres (en moins grand nombre sans doute) au blanc d'œuf; il faudrait étudier encore la question.

La cuisson diminue certainement la nocivité de l'œuf. Les œufs très cuits ou mélangés à des pâtes (dans des gâteaux, avec de la farine) sont beaucoup moins offensifs qiie les crèmes ou les sauces dans lesquelles on a incorporé des jaunes d'œuf à peine cuits.

Avec le lait, surtout chez les jeunes enfants, le pronostic est plus grave ; il y a eu des cas de mort (Finkelstein, FiNizio, Halberstadt). Cette anaphylaxie au lait qu'HuxiNEL, dans un travail remarquable, semble avoir le premier décrite, mérite d'attirer tout particulièrement l'attention des médecins ; car les petits enfants, s'ils ne peuvent prendre de lait sans être exposés à des accidents graves, sont réellement dans un état assez précaire ^

1. Pour la bibliographfe nous renvoyons soit à mon livre sur l'Anaphylaxie, soit au mémoire de Laroche, Ch. Richet fils et Saixt-Girons.

2. Lesné et Dreyfus, Anaphylaxie alimentaire chez le nourrisson, La Clinique, 1911, 536-9.

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Peut-être même conviendrait-il de faire rentrer dans Tanaphylaxie les cas relativement fréquents dans lesquels un enfant ne -peut supporter le lait de telle ou telle tiourrice, mais reprend à la vie quand il est nourri par une nourrice autre. II est des enfants qui dépérissent jusqu'à ce qu'ils aient trouvé la nourrice qui leur convient. Or ces nourrices dont ils ne peuvent supporter le lait, toxique pour eux, ont cependant un lait de bonne qualité et peuvent nourrir d'autres enfants. Ce sont des cas curieux (sensibilité au lait de telles ou telles nourrices et non au lait de femme en général) d'anaphylaxie individuelle. C'est là un sujet fort obscur et que nous signalons à r attention des médecins.

Pour d'autres aliments la disposition anaphylactique a été constatée. Landouzy a vu chez un individu que la crevette provoque de l'urticaire, alors que les autres crustacés ne provoquent nul accident. Mertens signale le cas d'un individu pouvant manger du homard, mais malade quand il mange des écrevisses. Debove cite le cas d'un individu qui ne peut manger des haricots. Castaigne et Gouraud mentionnent une anaphylaxie pour les oignons. Bruck parle de la viande de porc ou de veau. Et il n'y a pas de raison pour qu'on ne signale pas d'autres anaphylaxies ou idiosyncrasies tout à fait spéciales.

Il faut probablement confondre les cas dans lesquels la disposition anaphylactique s'aggrave, et ceux dans lesquels, elle demeure stationnaire ; car, en fait, le plus souvent, op. n'a pu préciser à quel moment et pour quelle cause l'anaphylaxie est survenue. S'il fallait éliminer de l'anaphylaxie alimentaire les cas cliniques dans lesquels on peut préciser, comme dans une expérience de laboratoire, l'alimentation qui, à tel jour donné, a préparé l'état anaphylactique, on serait réduit à quelques cas à peine, extrêmement rares.,,; ;

Le mécanisme ne peut guère être indiqué en toute certitude : du moins peut-on hésiter entre deux hypothèses

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