‹ PhysiologieChapitre 174 sur 190 · ES · texte numérisé non relu

ES

ANAPHYLAXIE.

Cobayes.

Injection de cocaïne au premier jour.

No N°2. NoS N° 4 N°5, Moyenne:

gr: gr. gr. gr. gr. gr,

4er jour. . . . . . . 400 400 4100: 4100 100 100 Den se AU ON. "08. OÙ ‘SD INDE 00 MEN CR e 1.00. , DE ‘T6 LOU nù Re CONNUE SE CON 89-70 ORAN 20 480 »

Poids primitif absolu, 510 565 475 7:

On remarquera que, même du 10° au 15° jour, la perte de poids s’accentue chez le cobaye, ce qui semble indiquer que les phénomènes d'intoxication sont moins simples qu’on est tenté de croire, et qu’il se passe sans doute dans l’organisme de profondes modifications dont nous ne pouvons saisir que quelques apparences.

Il. — EXPÉRIENCES SUR LES LAPINS.

IL s'agissait d'abord de déterminer exactement la dose mortelle etla dose convulsivante.

Lapins.

Dose (en gr. Dose (en gr.

par kil.). par kil.).

0,229 Morti. 0,198 Mort.

0,220 Mort. 0,194 Survie.

0,213 Mort. 0,183 Survie. Convulsions.

0,182 Survie. 0,115 Survie, Convulsions.

0,176 Survie, 0,110 Survie.

0,170 Mort. 0,109 Survie. Convulsions.

0,158 Survie. Convulsions. 0,107 Mort.

0,141 Survie. 0,105 Survie.

0,128 Survie. 0,101 Survie.

0,127 Survie. 0,100 Mort.

0,123 Survie. Convulsions. 0,100 Survie. Convulsions. 0,121 Survie. Convulsions. 0,087 Survie.

0,120 Survie. Convulsions. 0,072 Survie.

0,120 Survie. 0,060 Survie.

0,115 Survie.

1. Il est inutile de répéter ici que la mort survient toujours dans les convulsions,

ms

Quoique les résultats ne soient pas absolument cohérents', on peut cependant en déduire :

1° Qu'’au-dessous de 0,100 il n'y à ni mort, ni convulsions.

2 Qu'au-dessus de 0,200 il y a toujours mort et convulsions.

3° Qu'’entre 0,100 et 0,200 il y a, suivant l’idiosyncrasie de l'animal, tantôt convulsions et mort, tantôt convulsions et survie, tantôt survie sans convulsions ni mort. = Quelque peu satisfaisante que soit cette notion de l’idiosyncrasie, il faut l’admettre cependant; car c'est l'expression d'un fait : un lapin de 2100 gr. reçoit par kilo 0,100 : il a des convulsions et meurt; un autre lapin de 720 gr. recoit 0,194 par kilo. Il ne meurt pas, et n’a pas de convulsions. Pourquoi cette divergence entre la dose et les effets?

Si l’on classe les XXII lapins ayant reçu des doses variant entre 0,100 et 0,194 en deux groupes :

a XII de 0,100 à 0,225 BIX de 0,127 à 0,194

On voit que pour le groupe + il y a 8 cas de convulsions, soit 61 p. 100, tandis que dans le groupe &, où les doses étaient plus fortes, il y a 3 cas de convulsions, soit 33 p. 100. N'est-ce pas là un fait paradoxal qui mérite en tout cas d’être mentionné ?

Je n'ai signalé ces faits que pour en déduire une conclusion relative à l'étude de l’anaphylaxie. Du moment que la dose convulsivante est variable à ce point, de 1 à 2, chez le lapin, il est préférable, au lieu de recourir à la méthode statistique, de comparer le même lapin, au point de vue de son aptitude aux convulsions toxiques, à diverses

(1) E. Dervosc, dans un travail fait à mon laboratoire, avait trouvé sur le lapin (résultat de XI expériences) que la dose convulsivante était de 0,18 gr.. il a trouvé pour le cobaye (résultat de V expériences) que la dpse convulsivante était de 0,07. (Étude expérimentale et clinique sur la cocaïne. Trav. du lab. de physiologie de Ch. Richet. 4898, IL. p. 538.

ANAPHYLAXIE. 479

périodes, pour la première, la seconde et la troisième dose de chlorhydrate de cocaïne. Je pourrais en effet donner dans un tableau d'ensemble la mortalité et la convulsibilité pour les deuxièmes doses de cocaïne; mais ce tableau brut n'indiquerait que peu de chose.

Je dirai donc seulement :

1° Que pour des doses inférieures à 0,100 il y à eu sur X lapins 2 morts, et 2 convulsions avec survie.

2° Que pour trois doses supérieures à 0,135 il y a eu trois morts.

3° Que de 0,100 à 0,135, sur XVIIT expériences, il y a eu 3 morts et 2 convulsions avec survie, ce qui se rapproche beaucoup des lapins normaux.

Mais cela ne permet nullement une conclusion.

Pour étudier plus profondément le phénomène, nous allons séparer les lapins expérimentés en deux groupes : un groupe +, lapins chez qui la première injection a provoqué des convulsions, un groupe $, lapins chez qui la première injection n'a pas provoqué de convulsions. Naturellement il n'est pas question, pour l’anaphylaxie, des lapins qui ont péri lors de la première injection.

Les lapins du groupe + ont été alors soumis à une seconde injection, el voici les résultats de cette seconde injection. Nous ferons la dose primitive — 100,

Groupe « : Lapins ayant eu des convulsions à la 1'° injection.

Jours d'intervalle Dose Dose de la entre la 1'° absolue 2° injection et la de la si la 1re Expériences. 2° injection. ?° injection. = 100: 1 2 0,150 122 Convulsions. Mort.

à 11 0,120 65 Convulsions,.

> 2 0,118 97 — % 8 6,143 9% Rien.

D 4 0,105 89 Convulsions. Mort.

6 14 0,110 91 : Convulsions, 7 21 0,100 86 Rien, 8 14 0,100 83 Convulsions, Mort.

9 15 0,100 100 Ps n.

Jours d'intervalle Dose Dose de la entre la 1'° absolue 2° injection et la de la si la Ire Expériences. 2° injection. 2° injection. 100; 10 12 0,094 99 Convulsions.

il 12 0,091 9% e 12 14 0,084 77 15 12 0,081 96 Rien.

On voit d’abord que quatre fois il n’y a pas eu de convulsions à la seconde dose (Expériences #4, 7, 13, 1%).

Mais dans ces # expériences la seconde dose a été plus faible que la première; — soit, si la première — 100, de 51, 86,94, 96. Donc on ne peut rien en conclure.

Dans quatre cas il y a eu mort à la seconde injection pour les doses suivantes :

Dose de la 2° injection

Expériences. si Ia 1re — 100, Jours.

Mais de l'expérience 1 on ne peut rien conclure, puisque la seconde dose était plus forte. Restent donc les 3 expériences (5, 8, 9) qui permettent de supposer qu'il y a eu une légère anaphylaxie.

Dans le groupe f, lapins n'ayant pas eu de convulsions, il est clair que, si la seconde injection n’a pas produit plus de convulsions que la première, on ne peut conclure : de sorte que nous n'avonsà mentionner ici que les lapins n'ayant rien eu à la première injection, et ayant eu convulsion ou mort à la seconde.

Groupe 6 : Lapins n'ayant pas eu de convulsions à la première injection et ayant eu convulsions à la seconde.

Dose Dose de la absolue 2° injection Jours de la si la 1re Expériences. d'intervalle. 2° injection. =— 100! 45 2 0,138 109 Convulsions. Mort,

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Dose Dose de la absolue ?° injection Jours de la si la 1re Expériences. d'intervalle. 2° injection. — 100. À 8 0,130 67 Convulsions.

18 2 0,120 107 & 19 8 0,106 91 = 20 10 0,100 100 — 21 10 0,098 6 — 22 9 0,095 109 Le 23 9 0,079 109 Convulsions. Mort.

I faut éliminer de ces expériences celles où la deuxième dose donnée a été supérieure à la première; car alors il n’est pas surprenant que les effets aient été plus intenses. Restent donc en dernière analyse les trois expériences suivantes :

Dose de la ?° injection

Expériences. sila 1re— 100. Jours d'intervalle. 17 67 8 19 91 8 21 »6 10

Finalement nous ne trouvons que six expériences (exp. 5, 8, 9, 17, 19, 21) desquelles on peut conclure qu'il y a une très légère anaphylaxie. En effet la moyenne de la seconde dose pour ces six expériences, si on fait la dose première = 100, est de 80. C'est une bien faible anaphylaxie quand on la compare à l’intense anaphylaxie qu’on observe avec la mylilo-congestine ou l’actino-congestine.

Je n'ai que deux expériences faites sur des lapins ayant présenté des convulsions à la première dose; et ayant reçu une seconde dose égale ou plus forte. Or ces deux lapins sont morts, de sorte qu'il n'y a pas d'expérience contradictoire du phénomène de l’anaphylaxie. La plupart des expériences ne renseignent pas; celles par exemple où il n'y à eu de convulsions ni à la première, ni à la seconde dose. Mais toutes celles qui permettent une conclusion (les six mentionnées plus haut) sont en faveur de l’anaphylaxie.

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