‹ PhysiologieChapitre 7 sur 190 · TOME VI · texte numérisé non relu

TOME VI

sorte qu’elles ne peuvent plus résister à l’action de ce même poison, précédemment presque inoffensif. Comment cette sensibilité est-elle survenue ? Est-ce par la destruction d’une antitoxine naturelle existant à l’état normal dans la cellule? Est-ce par la production de substances qui forment avec la toxine des combinaisons très toxiques? Est-ce, comme cela est plus vraisemblable, par un autre mécanisme encore inconnu? Voilà ce que nous ne savons pas.

Il est inutile d'essayer l'explication par une néphrite; d'abord parce que les animaux anaphylactisés n’ont pas d’albumine dans l’urine; ensuite parce que la soudaineté des accidents est telle — survenant quelques secondes après l’injection — que la non-élimination par les reins n’explique pas du tout pourquoi en quelques minutes le système nerveux à été si profondément intoxiqué.

A vrai dire, quoique l’anaphylaxie soit un phénomène nouveau qui n'avait pas encore été dénommé ni décrit, il faut sans doute la rattacher à un fait très connu, en tous ses détails, à savoir l'étrange propriété de la tuberculine, qui, injectée à des animaux sains, est sans effet, alors qu’elle tue rapidement les animaux tuberculeux. En réalité, les animaux tuberculeux sont anaphylactisés contre la tuberculine.

Il y avait donc lieu de mettre bien en relief cette propriété des venins d’exalter la sensibilité organique, quel que soit le mécanisme de cette sensibilité accrue.

AGTION

DU

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