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III, — LES IMPURETÉS DU GAZ. — LES INTOXICATIONS

Le gaz qui sert au gonflement du ballon est quelquefois la cause d’une véritable intoxication. On utilise ordinairement le

gaz d'éclairage qui, rappelons-le, contient pour 100 volumes :

HVATOLENE 0 Len UE Te NET ONE Oxyde de carbone Ve EP CD Acide carbonique À. 202. (096 FOrINÈNe MAMA". RUN RER et EAYIÈNE RETENIR 4,1 BUÉRYIÈNE MAR ER RES ACOLYINE: CHENE LAURE Propylènene eu A 2 Âzote, etc.

Total 100,0 (Schutzenberger).

Duvergie avait rapporté au formène les accidents consécutifs à l'inspiration prolongée du gaz d'éclairage. Layet écarte le rôle des divers carbures d'hydrogène ; il incrimine l’oxyde de carbone. Mais, en réalité, le gaz d'éclairage est plus dangereux que l’oxyde de carbone qu'il contient dans un même volume. Paul Bert tuait en quelques minutes les chiens qui respiraient un mélange d'air avec 5 pour 100 de gaz d'éclairage : c’est le procédé employé à la Fourrière.Ce mélange renferme 1 pour 100 d'oxyde de carbone, et si l’on joignait à la même quantité d'air, 1 pour 100 de ce dernier gaz, les chiens ne mourraient qu'au bout de deux heures environ. Ainsi le gaz d'éclairage, sans contenir de gaz toxiques, n’en dé-

termine-t-1l pas moins une rapide asphyxie. 11 semble que les gaz

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inertes, hydrogène et carbures d'hydrogène, agissent en occupant, dans les alvéoles pulmonaires, la place de l'oxygène, et en favorisant ainsi l'anoxyhémie. De son côté la carboxyhémoglobine que produit l'oxyde de carbone au contact des glogules rouges, prend naissance plus facilement lorsqu'il y a moins d'oxygène.

La présence de ces gaz explique les cas d’asphyxie, généralement légère, constatée pendant le gonflement ou après l'atterrissage des ballons. I suffit en effet d’une proportion de 5 pour 400 de gaz dans l'air pour causer des accidents d'intoxication qui entraineraient la mort au bout d'une demi-heure. Les symptômes observés consistent d'abord dans la céphalée légère au début,mais qui s’accroit rapidement et qui précède l’obnubilation de l’intelligence ; on peut la considérer comme un avertissement salutaire qui permet de reconnaître le danger et de s'y soustraire. Mais si l’intoxication est plus rapide, il y a une sensation de resserrement des tempes, l’apparition de lueurs devant les yeux, des sifflements et des bourdonnements, enfin une douleur rétrosternale et des vertiges. L'anéantissement de la volonté est très précoce , le sommeil survient et peut faire place à un véritable coma.

Cet accident survient parfois pendant le dégonflement, lorsqu'on demeure trop longtemps près de la soupape. La perte de connaissance est assez rapide en raison de la forte proportion de gaz d'éclairage dans l'air inspiré. On signale également des cas d'intoxication durant les préparatifs du départ. De Graffigny en donne dans ses récits, une observation personnelle : « Comme le vent s'élève, je me glisse sous l'enveloppe vernie et je maintiens l’appendice. Insensiblement ma tête s'alourdit. Par une cause inconnue, le sommeil me gagne. Je veux réagir contre l'affaissement qui m’accable et je ne puis y parvenir. La perception des choses extérieures m’abandonne, et je m'endors d'un

sommeil qui peut être éternel. »

Le remède à cet empoisonnement par le gaz d'éclairage esi très simple. On étend le malade sur l’herbe, on desserre ses vêtements, on excite la peau par des frictions, des flagellations ; st la perte de connaissance se prolonge, il faut pratiquer fa respiration artificielle, procéder à des tractions rythmées de la langue. Un excellent remède consisterait dans les inhalations d'oxygène ; si ce mode de traitement fait défaut, on peut saigner le malade.

L'emploi de l'hydrogène pour gonfler les ballons est assez restreint, en raison de son prix de revient beaucoup plus élevé que celui du gaz d'éclairage. L’hydrogène fabriqué par l'action de l'acide sulfurique sur le zinc ou le fer présente un certain nombre d'impuretés dont le pouvoir toxique est assez grand. Chevalier a étudié ces impuretés et leur action physiologique dans une communication qu'a publiée l’Aérophile.

Suivant Chevalier, les gaz mêlés à l'hydrogène sont l’hydrogène arsenié, antimonié, sélénié, sulfuré ; il y a enfin des traces de carbures d'hydrogène. Leur présence tient aux impuretés des-réactifs employés.

L’arsenic se retrouve souvent en quantités énormes dans lacide sulfurique. On à pu en rencontrer jusqu'à 12 grammes par kilogramme d'acide. Or l'hydrogène employé pour les ballons devient dangereux quandil y à plus de 10 centigrammes d’arsenic par kilogramme. Cette proportion est trop souvent dépassée.

À la suite d’intoxications par l'hydrogène arsénié, Malgean a observé «au bout de quelques heures, nausées, vertiges, céphalalgie et abattement, puis somnolence avec brusquement des douleurs rénales ou abdominales. Environ 48 heures après, quelquelois plus tardivement, ictère jaune verdâtre. On constate de la dysurie,urines hémoglobinuriques. Bouche sèche, soif ardente,

pouls fréquent. Cet état dure quelques jours ; la convalescence

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