A ZURICH
avant le déport
D' Mercier .
Sa femme PLEINE Sa fille aînée . . . .
Sa fille cadette , . , .
{cr lapin.
2 lapin
Qt O D Ut à Où
21e jour
A AROSA (1800 mètres d'altitude)
5° mois
de séjour
Ce tableau indique une augmentation de 800.000 à 1.500.000
globules rouges par millimètre cube. Cette augmentation se fait
en deux étapes ; elle est brusque au début, et l'écart est considé-
rable entre les chiffres de Zurich et ceux d’Arosa à la troisième
semaine ; puis elle se fait graduellement, mais plus lentement,
jusqu'au moment où le sujetsera acclimaté. Elle est aussi entra-
vée par certaines circonstances. Ainsi Mercier note sur sa fille
aînée les modifications produites par le séjour au lit. Après douze jours, il y a une diminution de 700.000 globules, qui réapparais-
36 MODIFICATIONS DU SANG DANS LES GRANDES ALTITUDES a —————————.————— . .—.." ——
sent dès le retour de la vie ordinaire. Le mouvement interviendrait done pour beaucoup dans la constitution de cette hyperglobulie.
Les travaux de Mercier et d'Egger indiquaient, contrairement à l'opinion de Viault, qu’une altitude élevée n’était pas nécessaire pour obtenir l’hyperglobulie.
Un peu plus tard paraissent les travaux de Miescher et de ses élèves, Karcher à CGhampéry (1.052 mètres), Sutter à Serneus (958 mètres) et Veillon à Langenbruck (700 mètres). En comparant les résultats dans chacune de ces stations peu élevées on remarque qu'il y à partout hyperglobulie, mais que celle-ci est proportionnelle à l'altitude. L'augmentation va de 17 à 28 pour 100 chez l'homme, de 18 à 29 pour 100 chez le lapin. A leur suite, Jaruntowski et Schræder trouvent à Gœrbersdorf(561 mètres) une augmentation de 6 à 800.000 globules chez l'homme et chez la femme. Les tuberculeux atteignent même le chiffre de 6.115.000 globules.
Ce développement de l'hyperglobulie suivant l'altitude a pu être présenté sous forme de tableau par Kæppe pour lequel toute différence de niveau, même minime, doit modifier la teneur du
sang en globules. Il arrive à la progression suivante :
mnt