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Quinte augmentée

Avant d'aborder l'étude physiologique des accords de septième des différents degrés de la G., faisant voir comment notre loi générale et sa réciproque préside seule à la marche de leurs parties constitutives dans les ditTérentes cadences dont ils sont susceptibles, se ramenant toutes à celle de l'accord de 7« de D. que nous connaissons déjà dans son essence, nous jugeons opportun d'expliquer les intervalles de 5« et 6« augm. simples et composés en commençant parle premier.

L'intervalle tle quinte augmentée s'obtient en transformant une quinte juste en tierce sensible par l'apposition d'un j^ ou (l'un ; suivant le ton. Elle est donc composée d'une tonale et d'une tierce sensible modulant au ()« degré mineur. Elle ne pourra, comme les autres intervalles augmentés, être soumise à une marche simultanée des deux sensibles opposées formant l'intervalle, car de cette façon on marcherait sur la dissonance de septiôme. C'est donc le seul intervalle altéré qui ne soit pas compris ou établi dans les limites d'une consonance.

La quarte augmentée est comprise dans la sixte, la quinte diminuée se resserre dans la tierce, la septième diminuée dans la quinte juste, etc 11 n'y aurait que la seconde augmentée qui puisse lui être assimilée, quoique partiellement, puisqu'aii renverr. elle marche sur la quinte, ce qui n'est pas le cas pour l'intervalle qui nous occupe.

Ainsi, pour arriver à la consonance, il suffira de faire

monter la tierce sensible sur le 6» degré ou alors, laissant cette dernière en place, de faire descendre la basse tonale sensible sur le 7^ degré selon son rôle immanent.

Dans le 1^'' cas, nous modulerons soit au 4« degré majeur, soit au 6^ degré mineur, relatif direct de ce dernier, ce qui ne peut être déterminé qu'à trois voix, et dans le second cas, nous arriverons sur la sixte majeure du 2® degré dans le ton mineur de ce même 6® degré, relatif direct du 4«, laquelle sixte y tendra naturellement par ses deux bouts.

Ainsi '.a) 5Ji

6(IYeouVIedeg.) 00 bien

Ex. 59. -

oji 6if 8 ou ot[ etj 8

vie

le VI« Je

Au renversement, nous aurons dans les 2 cas, et à 2 voix la quarte diminuée (JC) résolue sur la tierce mineure du 6 degré, ainsi :

Ex. 61.

Vile deg-. min.

En h) la 4 se résout d'abord sur la tierce mineure du 7« degré altéré de la gamme mineure relative indirecte (ici la mineur), le 7^ degré représente ici une tierce majeure doublée par la résolution de la ^ à la tierce mineure supérieure sur la sensible du l^"" degré majeur, laquelle peut, ou marcher à la tonique en qualité de tierce sensible, ou descendre sur le 6« degré mineur en vertu du rôle d'emprunt de quinte qu'elle peut prendre relativement à sa Fond, ici

sous-entendue (/»0- C'est le cas de l'accord majeur modulant à celui de S.-D. mineur dont nous avons parlé explicitement page 80, du moins pour la première manière.

Quant à la seconde, nous aurons pins loin l'occasion de l'expliquer plus clairement. Qu'on ne s'y arrête donc pas plus qu'il ne convient et remarque une fois pour toutes que la quinte de Dominante en mineur se trouve toujours être en réalité la sensible de Tonique ne i)Ouvant remplir la fonc. d'une quinte que par sa situation unique de quinte d'un accord parfait rendu majeur par altération de sa tierce (D en réalité). Aussi ce rôle de quinte n'est-il que partiel, vu que cette tierce-quinte, comme il convient de l'appeler, ne saurait monter d'un ton, comme une quinte réelle, sur la 3+ de S.-D. Klle est forcée au demi-ton en montant, ainsi que toute tierce sensible, et ne prend la faculté de descendre de la quinte qu'en descendant sur le G*' degré mineur investi du rôle de Tonique mineure.

A trois voix, c'est-à-dire combinée avec une tierce mari i* .^î 5 jeure, nous aurons l'accord de - "^ ou -, suivant le ton,

trouvant sa place sur le 'M degré en mineur. La présence de cette tierce + fera mieux sentir le caractère étranger de la quinte augmentée et dans la modulation directe à la S.-D. établira le nouveau ton d'une manière plus satisfaisante et plus agréable, vu la marche simultanée (ou retardée si l'on veut) de deux tierces sensibles, au renvers. deux sixtes. Nous allons, pour illustrer ce dernier point de vue, reproduire en partie l'exemple 17 page 59, avec le concours de la quinte augmentée. Ceci nous présentera en même temps tous les renvers. de cet intervalle composé, que nous chiffrerons dans les 3 premières mesures.

Ri; O-f- 6— «i— :i rU\

~r ip^3-i- 3-1-

Ainsi, dans la modulation à la S.-D. le concours de la quinte augmentée est des plus précieux, permettant d'attaquer cette tonalité nouvelle, quoique si proche, d'une manière beaucoup plus satisfaisante en même temps que très agréable à l'oreille.

Si on laisse la tierce en place, on aborde alors l'accord mineur du 6^ degré, relatif direct de S.-D. effectuant une demi-modulation. Ainsi :

VIer deg". le renvers.

Si l'on veut rebrousser chemin d'une façon analogue, on ne saurait le faire par l'intermédiaire de la quinte augmentée, organe de modulation à la S.-D. En revenant sur ses pas on module, comme nous le savons, à la D. et comme dans ce genre de modulation c'est la note tonale qui conduit les parties, c'est elle qu'il convient de doubler en abaissant la tierce harmonique, lui restituant son rôle primitif de tonale. Les deux tonales se trouveront ainsi à la distance d'une tierce mineure (au renvers. sixte majeure), tandis que, dans le cas précédent, nous avions deux tierces sensibles à distance de tierce majeure à cause de l'altération montante.

Nous obtiendrons de cette façon la contre-partie du dernier exemple et nous allons la donner avec chiffrage, partant du dernier accord pour revenir au premier, cela d'une manière également très satisfaisante.

Ex. 63.

1+ ;{- lï^'sT ~r ~ 3+ etc.

ff^R^ÉS^^^^^irâP

Si nous examinons bien cet exemple, nous verrons qu'il est bien l'inverse du numéro 02, avec cette différence que la

note altiM'ée par un {J ou i: est remplacée par son équivalent enharmonique, ainsi si M' pour la i|, la \f pour sol ^, etc.

Essayons de faire intervenir le triton dans les exemples 62 et 63, en introduisant à l'allei" la sensible de départ qui manque et au retour celle de retour ou tierce sensible de D,

Le premier cas sera moins aisé à cause du redoublement en partie inévitable do la tierce, provenant de la marche régulière de la 5 augmentée sur la tierce de S.-D. concurremment avec celle de la sensible de départ introduite, marchant natu?-eliement sur l'octave de la même tierce. Au retour, ces inconvénients s'éclipsent d'eux-mêmes comme nous le verrons.

Commençons par donner un exemple du premier cas, dans lequel la sensible do dé|)art introduite formera toujours avec la quinte augmentée un intervalle de sixte augmentée.

Ex. 64. — l«:r cas.

.■) efc.

0 ^ - r; 6 ji jK'U satisfaisant j»eu salisfaisaiil

-gr-

-^^^izi

jry

S. «le (It'p. S. (le (l('p.

S. (le dtp. S. do drp. S. de drp.

En les 2« et 4« mesures, j'ai fait faire î\ la sensible de départ un saut de quarte juste sur la Fondamonlale de sa tierce de résolution ( sous-entendue seulement) réchangeant avec elle pour en éviter le redoublement à la basse, résultant des marches régulières indiquées un peu plus haut et toujours (l'un elTot désagréable. Aux 3" et ()'• mesures, il a été im|)Ossible d'éviter ce redoublement, à cause de l'écart par li'op grand qu'un saul de (piarte au grave aurait produit entre les deux parties graves. Ce mouvement régulier de quarte aurait aussi quchpie chose de liop raide, c'est pourquoi, pour remédier à cet inconvénient et obtenir une

suite meilleure, il vaudra mieux supprimer la sensible de départ dans la mesure qui précède. Cette façon de procéder apportera plus de variété à notre suite. Ainsi :

Ex. 65.

fctfô;

a^ia^^

Eêfe

:Sst

:ee

tec

La combinaison du triton et de la sixte augmentée produit un effet très particulier et qui ne manque pas d'attrait, cependant la cadence en elle-même n'y gagne rien au point de vue de la perfection, vu que nous sommes forcés d'éviter la marche naturelle de la tonale sensible, lui faisant faire un saut de quarte, afm d'éviter l'intolérable redoublement de la tierce majeure.

Faisons suivre un exemple du second cas, c'est-à-dire du retour, et nous verrons que l'introduction dans l'exemple 63 de la tierce sensible ne comporte aucun inconvénient, apportant au contraire de la variété et d'agréables sonorités.

Ex. 66.

S. de rel. S. de r. S. de r.

S. de r.

/TN

S. de r

lizè:

s. de r.

Ici, la combinaison de la doublure de la tonale sensible avec la sensible de retour, ou 3+ de D., donne un intervalle de seconde augmentée, au renvers. ?, résolues selon leur essence.

Nous transcrivons pour terminer les 4 derniers exemples (di non compris) dans la position large, laquelle n'aura pas la moindre influence sur la marche des parties constitutives indentique dans les deux positions.

Kx. ••.2///.V. — Aller.

•i ••x » <f li- .{J 3+ etc. H+ 6— 6— 6— r»

Kx. «■».■{/>/.%•. — Krluur

.1+ .{- a- :i+ 4 - .1+ etc.

■^ l^fg

o^*iO

rJ*

Nous le voyons, la quarte augmentée marche toujours sur la tonique, la sixte augmentée sur la 3-+- de T., et la sensible de départ introduite fait un saut de quarte pour éviter de redoubler an grave la tierce de T. sulTisamment représentée par la résolution logique de la sixte augmentée, qui n'est autre ici que la combinaison de la quitito augmentée avec la S.-l). ou sensible de dépari «le l'accord où l'on

marche, toutes deux marchant sur la tierce majeure de même Fond.

Ex. 66 bis.

;2S=LTZ^5^^ ^Zth^ ZIIZ

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