CL
Au renversement nous avons la marche anticipée de la Septième-tierce la pour éviter l'effet désagréable d'une seconde majeure résolue directement sur une quarte (ia, si — so^, do). Autres cas semblables:
Ex. 106. a) b)
En a) à la montée, les notes mt, fa, sol se succèdent dans l'ordre diatonique naturel. Nous avons suffisamment expliqué l'harmonisation naturelle de la G. majeure pour qu'on ne s'étonne point de voir la S.-D. fa monter d'un ton sur la D. ayant ici fonction de quinte. On pourrait certes la faire descendre, mais de cette façon la tierce serait inutilement doublée à l'unisson. Dans ce cas, ainsi que nous l'avons déjà mentionné, la tonale, ici S.-D., peut échanger sa tierce de résolution avec la quinte de même base, alors que cette tierce est déjà exprimée, soit par la marche régulière d'une doublure à l'octave (corollaire III, p. 73) soit par le mouvement régulier de la quinte, comme c'est ici le ras, sur la tierce de
Tonique n''-ini. Au retour, c'est l'inverse qui a lieu : la tonale sens, opère sa marche régulière fa-mi^ et la quinte descend, selon sa faculté, sur la Tonique ré-do.
Kn h) la tierce mineure ré-fa, api)artient au ton de si iz et les notes ré mi représentent les G'' et 7« degrés de S.-D. /W, lesquels nécessitent l'intervention du triton pour pouvoir se succéder sans fausse relation. Seulement le triton n'est pas résolu et les notes de passages rebroussent chemin jusqu'au point de départ sans avoir touché au but, cette suspension de la cadence constituant leur seul privilège et n'étant pas sans avoir un certain charme, vous faisant désirer plus longtemps la solution attendue, laquelle n'est que retardée.
A l'exemple 10."), au renversement, nous avons fait descendre la Septième-tierce d'une façon anticipée sur la 0. pour éviter la résolution d'une seconde majeure sur une quarte, et cette marche anticipée aura lieu à tous les renversements, puisqu'ils amèneront invariablement un intervalle de seconde. L.i ivsolution simultajiée des S.-l). et 6^' degré, n'aura donc lieu qu'à la |)osition fondamentale, vu qu'alors nous avons une Septième résolue sur une quinte.
La seconde augmentée, constituant en elle-mêmi' une di>sonance très douce, l'équivalent d'une tierce mineure, peut beaucoup plus facilement se résoudre sur la quarte directement, siii-l(nil à 'A oi i voix.
Kii ti'ailaiil l'aecoi-d de (Mimme un r'iMard de ((»\. I(K{).
nous tombons comme ou le Noit dans celui des renvers. dt» l'accord de 7« de 0. qui suit la position du pnMnier accord et il en sera toujours ainsi quel que soit le renversement (ir l'accord de 1" degré qui ti«Mine li(Mi d'accord de dépait. Cela revient à dire que le premier renvers. de l'accord de Sept. de 7« degré se résoudra sur Iet2'"'' renvers. de l'accord de Sept. de D., le deuxième renvers. du pieiuiiM- sur le li'oisième (hi second et le troisième renvers. du premier sur le fondamental du second. I/accord que notis venons d'analyser sera donc toujours un retard de relui de Septième de 0. à tous les renver-
sements et à toutes les positions, alors que l'on donnera à la Septième tierce le rôle d'une tierce descendante avec anticipation. Ainsi :
Ex. 1
Cela s'explique aisément si l'on considère la place qu'occupe la Septième tierce dans les trois renversements de l'ace, fond. •6t représentée par une noire dans notre exemple. Au premier renvers. elle se trouve à la quinte juste, au deuxième :à la tierce, au troisième à la Basse, et en descendant partout
6 6 6 d'un ton, les groupements 5, 4 et 4 deviendront inévitable-
"ïï 3 2 6 6 7
ment : 4, 4 et 3, la quinte descendant sur la quarte, la tierce "3 2 3
sur la seconde, et la seconde sur la Fond., ces intervalles représentant toujours la Septième tierce, et la note de résolution toujours la Dom. retardée.
Qu'on s'en rende compte.
Il reste encore deux façons logiques de résoudre l'accord de Septième de 7^ degré.
lo La Septième joue le rôle de Tonale sensible.
2» L'accord étant considéré, par voie de substitution, comme accord du 2'"« degré en mineur, la Septième et la quinte sont toutes deux, d'après le degré qu'elles occupent dans la Gamme mineure, des Tonales sensibles. Voyons le premier cas.
La Septième seule étant tonale sensible sera toujours le retard du renvers. suivant de l'accord de 7» degré en mineur, c'est-à-dire de l'interv. composé de septième diminuée. La sixte de résolution représentera donc toujours la Dominante primitive transformée en tierce sensible ainsi que nous
le savons, et nous aurons avec les renversements de l'accord fondamental une suite de retards de tous points identique à celle de l'exemple 107, la Dominante de résolution sol étant transformée en tierce sensible sol^.
Ainsi :
Ex. Kis.
Une fois dans l'accord de ? que nous connaissons, nous passons au 6« degré mineur, ou au 4« degré majeur par la résolution de la tierce sensible basse, toujours la tierce majeure, selon ce que nous avons vu et démontré dans le chapitre consacré à cet accord.
Ainsi : a) " etc.
Kx. i(ii».
Si
Nous modulons ici au 6« degré mineur du Ton indiqué par la tierce majeure de l'accord de résolution do-mi, la Dominante altérée étant sensible de ce 6® degré.
6) elc.
Ex. no.
A^mmi^m
Ici, en laissant en place la ? (AO nous allons en fa majeur,, le sol J{, basse de l'accord à l'état fondamental, étant tierce sensible du même /a, auquel on a restitué sa qualité de tierce pure, ce qui nous donne l'accord générateur du G« degré mineur, ce dernier étant donc en réalité relatif direct de S.-Dom. et n'est-ce pas là encore une nouvelle et convainquante i)reuve de la vérité de ma conception de l'accord mineur.
Prenons les deux derniers renversements dont le premier nous donne la triade mère à l'état fondamental et le second au premier renvers, qu'il n'y ait plus de doute possible, la S.-D. restant en place au lieu de descendre sur la tierce de Tonique, comme à l'exemple 110.
Kx. Hl,
IVe d.+ IVe d.-i-
Nous le voyons, suivant qu'on fasse descendre la S.-D. sur la tierce de Tonique ou qu'on la laisse en place, nous passons au 6e degré mineur ou au ¥ majeur en constituant la triade génératrice.
Passons maintenant au second cas dans lequel la quinte, en réalité quarte ou tonale sensible comme nous le savons, marchera simultanément avec la Sept., ce qui nous donnera au S^e accord le second renvers. suivant de l'accord de Sept. de D. du 6« degré mineur identique sur le papier à celui d'un premier degré majeur de même Basse, mais combien différent au point de vue physiologique. Nous l'avons suffisamment fait voir p. 112 et suivantes pour nous dispenser d'y revenir et nous nous bornerons à illustrer ce 2« cas d'un exemple.
:2e renvers.
Nous donnerons pour terminer l'étude de cet intéressant accord, un tableau résumant les différentes résolutions qu'on peut lui donner, tout en restant sur le terrain strictement physiologique.
Tableaux. 1) 2) 3) 4) 5) 6)
JZ-
g|;|=pjg|£|:
Voici donc six façons différentes, lesquelles demeurent à tous les renversements et à toutes les positions; n'est-ce donc pas suffisant, et est-il besoin d'en chercher de nouvelles, aussi illogiques qu'artificielles?
Remarque. Si Ton place directement un accord de Sept, diminuée sur la seconde augmentée d'un premier degré majeur pour le réintégrer, selon la cadence 5) on emprunte en réalité l'accord de ? du 3"'« degré mineur pour réintégrer la triade mère selon que nous l'avons fait voir p. 126 et 127, et conformément à la résolution de l'intervalle simple type, indiquée p. 101 ex. 83 en h). Au lieu de résoudre l'ace, en mineur en faisant marcher les trois sensibles opposées, on le résout sur l'accord majeur générateur en laissant la Septième en place. Ainsi :
Cette remarque appartiendrait de fait au chapitre précédent et si elle se trouve ici, c'est amenée par les circonstances, puisque en 4) et 5) on passe de l'accord de Septième de 7" degré en majeur dans celui de 1* diminuée.
Tous les accords de Sept., et spécialement les tritoniques, peuvent être employés à tous les renvers. et avec les différentes solutions dont ils sont susceptibles, concurremment avec la Tonique du premier degré de la gamme, maintenue à la Basse ou k toute autre partie durant la succession de ces différentes cadences. La Tonique d'où l'on part et revient pour terminer la période joue ici le rùle de pédale, et l'effet de ces successions variées sur une Basse maintenue jusqu'à la fin est souvent des plus grandioses. Le lecteur en trouvera de nombreux exemples dans les œuvres des maîtres ainsi que dans les bons traités d'harmonie où les |)édales font l'objet d'un chapitre spécial.
Qu'il veuille bien les analyser, et il verra que dans ces
suites d'accords constitués sur une pédale étrangère à plusieurs d'entre eux, les parties marchent toujours selon leur rôle physiologique et selon notre loi unique, ainsi que nous nous sommes efïorcés de le démontrer jusqu'ici. Voici pour terminer un petit exemple de pédale inférieure :
Ex.
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