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CHAPITRE IX

Intervalles composés de Septième des 2"™®, 3me et 6»^« degrés.

Tous ces groupements-là ne renferment pas l'intervalle de triton; ils sont donc atritoniques et comme tels, impropres à effectuer directement une cadence parfaite. Tous trois sont constitués par un accord parfait mineur et une sept, mineure mais cependant différents au point de vue physiologique, selon la nature du degré de la gamme représenté par la Septième. Pour bien les comprendre et les traiter en connaissance de cause, nous les ramènerons à l'intervalle simple type qui les enclave.

Commençons par celui du second degré, très important en composition vu qu'il joue en général le rôle de retard de l'accord de Sept, de D. Voyons l'intervalle simple :

Tonique

4ee^.

s. toni(|ue. •'1+ (!<' 0.

La Septième est donc la Tonique elle-même et comme telle relarde naturellement la sixte sensible, 3+ de D., ce qui constitue une sixte de résolution dont les deux notes repré- >entent la tierce et la quinte de D. dont nous connaissons la marche. Complétons cet intervalle simple en y ajoutant les :î - et 5 de la Basse, et examinons de quelle nature sont cesdeux éléments complémentaires:

S.-D. -i :{-!- (le S.-D.

Ils ne sont donc autre chose que la S.-D. et sa tierce maj. /Vf-/a, et si Ton se souvient do l'importante remarque de la page 121, nous ne serons nullement embarrassés, connaissant la marche toujours invariable des notes constitutives des triades extrêmes de I). et S.-D. allant toujours à la Tonique centrale les premières par voie de retour, les secondes par voie ascendante, selon les principes exposés p. 37 à 39. Seulement, si au lieu de passer directement à l'ace, de Tonique en laissant la Septième qui la représente en place, on fait descendre cette dernière sur la tierce de D. il faudra pour former le second renvers. suivant de l'accord de Septième de Dom., faire descendre la tierce de S.-Dom. de façon anticipée, laissant la S.-D. en place, comme nous l'avons déjà fait pour l'accord de Septième de 7» degré en majeur. On ne pourrait en effet faire marcher simultanément deux tonales à distance de quinte, et le but proposé de passer à l'accord de 7*' de D. serait maïujué.

lue fois dans l'accord do Sept, de D. vers lequel tendent toutes les marclies harmoniques, rien n'est plus simple que de réintégrer la Toni«iue, laissant toujours et dans n'importe (|uel cas, agir notre loi de gravitation harmonique.

fm •-^'^

vm; '^^ •

Traité de cette façon, l'accord de Sept, de 2^ degré (3 j

n'est donc qu'un retard du second renversement suivant de

l'accord de '^ (Sept, de D.), la D. et sa tierce étant retardées

par le 6^ degré et la Tonique lui tenant lieu de quinte et de

Septième. Notons que les deux parties graves {ré-fa) sont dès

le début 5e et 7« de l'accord de Septième de D. retardé.

Il est facile de comprendre pourquoi, s'il y a deux notes

retardées par les 7^ et 5«, on tombe inévitablement dans le

2me renvers. de l'accord de Septième de D. où l'on marche. En

effet, si dans un accord de 7® renfermant comme on sait : une

tierce, quinte et Septième, la Sept, seule descend, on aura

inévitablement un accord de - au premier renvers. tandis

que si la quinte descend aussi sur la quarte, cela donnera la

combinaison 5 devenant 4, précisément celle de tout second

renversement d'un accord de Septième.

Voulons-nous maintenant passer directement à l'accord de Tonique sans passer par l'accord de Septième de D. et toujours selon la remarque de la page 121, en laissant en place ce qui appartient à la Tonique, s'il y a lieu, les autres parties marchant selon le rôle des degrés de la Gamme qu'elles représentent, et nous aurons :

Ex. ii;

Cette fois-ci, comme nous le voyons, la l^ + deS.-D. marche siuiultanément avec sa Fond, la S.-D., et la quinte Basse monte sur la tierce, où elle se rencontre avec celle de réso-

lution de la S.-D. Pour éviter cette rencontre, et selon l'importante remarque de la p. 123 ('i, on peut, surtout lorsque

l'on part de l'accord de —, comme en 6) faire monter diatoni-

quement la S.-Dom. sur la Doin. ayant ici rôle de quinte de Tonique, ainsi que cela a lieu dans la succession diatonique des notes de la Gamme. On échange ainsi la tierce avec la quinte de même base.

Ainsi : ♦> »>

Seulement en abordant ainsi l'accord de -, force nous est

de passer à l'accord parfait de D. que l'on convertit ensuite en accord de Sept, de D. afin de réintégrer la Tonique de façon pleinement satisfaisante, et cette dernière marche harmonique est des plus usitées dans les fins de périodes musicales. Il importait de la consacrer physiologiquement. Voici :

Kx. 41 fi.

Remarquons en a le saut de la sensible sur la quinte, dan> le but d'avoir un arcord final complet. Cette licence est pleinement justifiée, puisque le redoublement de la Tonique à la partie aiguë est déjà représenté par la marche descendante de la quinte (ré sur do). Il n'y a de fait qu'un échange de tierce avec sa Fond, ce qui est toujours permis dans les cas semblables, alors qu'il y a embarras du choix.

Enfin, on pourrait aussi dans cet accord traiter la (juiiitr /a, en réalité G"'» degré, en tierce tritonique, la faisant monter sur le si, où elle se rencontrera avec la résolution de la Septième. Ce sera uno manière abrégée en même temps

que pleinement satisfaisante, puisqu'elle sera tritonique, de réintégrer la Tonique.

Ex. 117. ^

L'une des deux sensibles saute sur sa Fond., l'autre marchant régulièrement.

Les intervalles composés de Sept, des 3^ et 6^ degrés seront très faciles à exposer, vu qu'ils sont l'un et l'autre identiques, ayant comme septième une quinte descendant sur une tonale et comme quinte une tierce sensible.

a) Les quinte et'septième de celui de 3« degré seront les tierce et quinte de D.

h) Les quinte et Septième de celui de 6« degré seront les tierce et quinte de Tonique.

Les deux parties graves resteront en place en qualité de tierce et quinte de la triade de ré.solution, à la Fond, de laquelle marchent les deux autres parties.

Ainsi :

sensible Sus-T.

3+ id.

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