CHAPITRE X
Il y a une conscience de cerveau, d"'intelligencej jl y a une conscience de cœur, de sentiment : cette distinction est le fondement de l'homme moral et social. — Le reste de l'ouvrage n'est que ledéveloppementpratique de cettevérité.
ART. T''. — Conscience de cœur.
Le cœursentphysiquement les impressions de bien ou de mal. — Il en a conscience. — ■ Il en conserve le souvenir physique. — Celte conscience est une des grandes sagesses de la providence. — Elle fait la morale naturelle; elle fait l'Évangile, la morale chrétienne : par le cœur on souffre ou on est heureux du mal ou du bien d'autruij telle est l'impression première : ensuite
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l'intelligence la modifie à sa vanité; c'est du cœur que viennent les grandes pensées. — Les grandes actions sont aussi l'éloquence du cœur.
ART. II. — Conscience de cerveau. ( Intellectuelle.)
Le cerveau sent qu'il pense : il a la conscience de lui-même. — Cette conscience est sottise. — ou sublime raison. . .
Bossuet , Racine, Fénélon etc.— Développemens.
ART. ÏII. — Classification des désordres intellectuels d'après la conscience.
- Analyse de la conscience cérébrale.
On peut classer tous les délires d'après la présence ou l'absence de la conscience : celte classification est la plus sûre analyse qu'on puisse faire de cette faculté. — Considérations préliminaires. — ■ Eprouver des sensations.
— En avoir conscience. — Les exprimer par la volonté. — Conscience des sensations. —
— Dans toutes les folies la conscience est détruite, ou plus ou moins pervertie : de là, deux grandes divisions. — Les folies sans conscience, sont les plus graves , l'idiotisme, l'imbécillité, la stupidité, etc. Les folies avec conscience sont les plus nombreuses et se rapportent à ces quatre points
ANALYTIQUE. /iôl
principaux : i'^ désaccord de la conscience avec les sensations. — 2° avec la mémoire. — 3° avec le jugement. — 4° avec la volonté. — Exposé de ces quatre ordres avec leurs caractères propres, et avec les maladies auxquelles ils correspondent.
ART. IV. — Résumé de cette analyse morbide de la conscience.
ART. V. — De la volonté. — Elle échappe à l'analyse. — Elle est ou n'est pas. — Elle fait la destinée de l'homme, parce qu'elle est libre; elle est la cause de ses misères , de ses grandeurs.
AR.T. VI. — Parallèle entre la conscience du cerveau et la conscience du cœur : conséquences morales.
La conscience du cœur est sentiment, est morale, est religion. — La conscience du cerveau est sensation, est aussi morale et religion. Il y aune morale, unereligionde sentiment, une morale, une religion d'intelligence.— L'une se sent, l'autre s'apprend. — La politique n'est quela,morale des droits de l'homme et des droits des nations. Comme la morale, dont elle est la plus haute application, elle repose sur les sentimens et l'intelligence. Développement de ces vérités entrevues par Pascal, Montaigne et Bossuet.