QUATRIÈME DEGRÉ
ïmhécWVilé (imbecillifas), débilité intellecluelle.
Nous quittons enfin les idiots , les êtres stupides de naissance, pour arriver à ceux dont la perte de l'intelligence est la suite de quelque maladie : je donne à cette classe le nom d'imbécilles. Des altérations physiques, qui seront décrites au cinquième chapitre ^ ont causé leur déchéance intellectuelle : ils ont pu jouir de la plénitude des facultés, dont ils ne présentent plus que les restes ; c'est là leur trait distinclif. Ils voient , entendent et sentent ; mais leur intelligence n'est que momentanée; la mémoire n^estplus dès que l'impression disparaît ; l'attention , pour être un peu continue, a besoin d'être à chaque instant stimulée; le jugement semble assez juste , mais l'exécution est nulle ou contraire. C'est l'intelligence, si l'on veut, mais engourdie^ inerte , sans action , sans conscience. Ces malades parlent avec répugnance , travaillent un peu, vivent paisibles , se rendent utiles , et n'ont pas les penchans vicieux aussi prononcés que les idiots; ils peuvent même
éprouver des sentimens d'amitié, de jalousie, de pudeur j on voit que rintelligence a passé par là.
Cet état d'engourdissement moral ne fait qu'empirer avec le temps : leurs facultés déjà si faibles , s'éteignent par degrés : leurs membres se paralysent et se contractent j ils meurent dans le marasme.