‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 30 sur 97 · V DE L’ABSORPTION LYMPHATIQUE · texte numérisé non relu

V DE L’ABSORPTION LYMPHATIQUE

elle ya en diminuant graduellement Soit parce que les frottements affaiblissent graduellement la force impulsive , soit parce que le fluide passe sans cesse d’un lieu plus étroit “dans un lieu plus large; que, dans la circulation veineuse, ‘au contraire, la vitesse va en s’augmentant de plus en plus, . parce que, dit-on, le fluide passe sans cesse d’un lieu plus large dans un lieu plus étroit. On a voulu faire ure appli- cation de ces idées à la circulation lymphatique, et parti- . culièrement établir que le cours de la lymphe va en s’accé- Iérant graduellement. Mais les vaisseaux lymphatiques ne vont pas en grossissant graduellement comme les veines, “et ne forment pas de même un cône, ayant son sorimet au canal thoracique et sa base aux parties. On ne peut : pas lui appliquer avec autant de vraisemblance qu’on Île fait au système veineux, cette loi d’hydrod ynamique : que lorsqu'un liquide coule à plein tuyau, la quantité de ce liquide, qui, dans un instant donné, traverse les diffé- rentes sections du tuyau , doit être partout la méme ; de sorte que quand le tuyau va en s’élargissant, la vitesse dimi- . nue,eiquequand le tuyau va en se rétrécissant, elle s’accrott. Indépendamment de ce que l'application de cette ioi méca- . nique à la circulation sanguine est peut-être erronée, l’exis- tence des ganglions et la petitesse constante des vaisseaux À lymphatiques empêchent surtout qu’on puisse la faire à la peirculation lymphatique. Ces ganglions, qui sont une pré- - somption de plus en faveur de notre idée que la lymphe circule lentement, jettent nécessairement beaucoup d’ob- Scurité sur la question de savoir si le cours de la Iymphe est uniforme dans les diverses parties du corps et selon les divers points de son trajet. - Il est cependant une circonstance qui doit modifier le | cours de la lymphe , c’est lafflux d’une quantité considéra- 4 ble de chyle dans ce liquide. IL paraît impossible que le canal thoracique recoive ainsi, outre Ja lymphe ordinaire, … une quantité considérable de chyle, sans que la circulation de tout ce système ne soit modifiée. Alors, ou le canal tho- . racique est plus plein, ou son dégorgement dans le système … veineux se fait plus vite. Mais on ne peut rien spécifier Tome III. 7

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encore à cet égard d’ après des faits directs : M. Magendie seulement, dit avoir observé que la lymphe lui a paru.

être dans les animaux d’autant plus considérable et d’au-

tant plus rouge, que ces animaux étaient à jeun, c’est à-dire d'autant plus que la quantité de chyle fourni était, moindre. |

Toutefois, sans que nous sachions quel temps emploie un $ globule déterminé de lymphe pour parcourir tout le sys=,

is c'est-à-dire pour se porter du lieu où il a été fait jusqu’au canal thoracique, il est sûr qu il y parvient. Alors. il est versé par ce canal , et l’autre tronc central, dans les, veines sous-clavières ; et, à l’article de l’absorption veineuse; nous verrons comment il est porté avec le sang veineux

dans le centre de la circulation, dans le cœur. Ce versement. de la lymphe dans le sang se fait en petite quantité, comme,

goutte à goutte, de sorte que le sang n’est pas trop subites ment modifié par cefluide nouveau qui lui arrive. Unevalvulé est placée en ce lieu, soit pour modérer la chute de la Iymphe

dans le sang, soit pour prévenir le reflux de cette Ivniphe,

et du sang dans le canal thoracique, lors d’un embarras dans les cavités droites du cœur. Il est certain du moins que, lorsqu'un embarras dans le poumon fait stagner le sang dans les cavités droites du cœur, et le fait refluer de là dans les veines caves, on n’a jamais vu ce fluide refluer de même

dans le canal thoracique. On a vanté l’heureux choix des

veines sous-clavières pour aboutissants du système lymphas

tique, comme étant des veines dans lesquelles le reflux du

sang du cœur est moins sensible. Haller invoque comme.

causes auxiliaires de la circulation de la fymphe dans le canal thoracique, le voisinage de l’artère aorte, et la press sion exercée par les mouvements du diaphragme dans la respiration.

La lymphe, dans son cours, reste-t-eile la même dans cé

long trajet, ou va-t-elle en s’animalisant , en se perfection

nant foujèurs davantage ? On ne peut répondre par des faits. directs ; on n’a pas examiné et analysé comparativement de

la lymphe prise à l’origine du système , et de la Iymphe prise, dans le canal thoracique ; et il est probable que cet examen; |

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