‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 59 sur 97 · LE · texte numérisé non relu

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vivant, dans une artère, passe aussitôt à travers les systèmes apillaires , et parvient aux veines. 30 Ïl y a des rapports réels entre les circulations artérielle et veineuse, et il est lifficile de les concevoir avec une interruption entre ces deux irculations. Par exemple, M. Magendie ayant mis à nu, ur un chien vivant, l’artère et la veine crurale, et lié le este du membre, de sorte que la circulation ne s’y faisait lus que par ces deux vaisseaux, à vu qu'on ne pouvait mo-

difier la circulation dans l’artère, sans la modifier dans la veine; en comprimant l'artère et y arrêtant la circulation, il l’arrêtait aussi dans la veine, bien que ce vaisseau fût encore plein de sang; en ne faisant qu’alfaisser l'artère, et ÿ affaiblir la circulation, il déterminait un même ellet dans la veine ; en remplacant le sang par un fluide qu’il injectait dans l’artère, il voyait le fluide passer aussitôt dans la veine avec une vitesse proportionnelle à la force avec laquelleu: élait injecté. 4° En traversant le système capillaire du pou: mon , le sang veineux devient artériel par la respiration. Ori que par une cause quelconque, celle-ci n’ait pas lieu, L sang restera veineux, il se montrera tel au-delà du poumon dans l’artère carotide , par exemple, comme cela était dan les expériences de Bichat ; et comme il paraîtra tei danse vaisseau instantanément, on a par là une preuve irrécusa! ble qu’il a traversé sans interruption le système capillai du poumon. À la vérité, ce même fait ne peut se démon: trer dans le cercle du corps ; mais comme Lout est semblabll dans les deux cercles, on peut étendre aux systèmes capil laires du corps ce qui est évident du système capillaire d poumon. Arguërait-on des mutations qu'éprouve le sani dans ces systèmes capillaires ? Mais il se fait une de ces mu lations dans le système capillaire da poumon, et cependan on vient de voir que la circulation y est continue; ile: done probable qu’il en est de même dans les systèmes €: pillaires du corps. N’est-il pas possible, d’ailleurs, que ct opérations se passent en-dehors du cercle ? 50 Enfin, dan les observations microscopiques, Malpishi, Leuwenhoek Spallanzant ont vu le sang passer directement et sans inter ruption des artères aux veines, à travers les systèmes capi! laires et le parenchyme des organes.

Ce premier fait établi, cherchons maintenant quelles soi les causes de la cireulation capillaire ? Harvey n’en recoi naissalt pas d’auires que l’action du cœur, et croyait systèmes capillaires entièrement passifs dans la circulation Mais, d’abord , ce dernier fait fût-il vrai, il faudrait ajou ter à l’action du cœur l'influence exercée par les artères car c’est par le concours de ces deux puissances que le sar

MÉCANISME DE LA CIRCULATION. 391 est arrivé jusqu’au point du cercle où nous étudions son cours. Ensuite, ces deux puissances ne suffisent plus pour faire traverser au sang les systèmes capillaires : il existe des

… raisons de croire que leur influence est en grande partie . épuisée, lorsque le fluide arrive à ce point du cercle, On à

vu, en eflet, qu’à la fin du système artériel , le sang arté-

riel cessait de circuler par saccades coïncidentes avec les con tractions du cœur, et cela » parce que les résisiances succes-

sivement croissantes avaient beaucour affaibli l’action impu}-

sive de cet organe ;on a vu que, par la même raison, le cours

du sang.avait été en diminuant successivement de vitesse dans le système artériel. En troisièmeilieu , n'est-ce pas dans les systèmes capillaires que se font les nutritions, les ealorifications , les sécrétions, l’hématose ? Or, de quelque manière qu’on conçoive le mécanisme de ces fonctions , il est

difficile de croire qu’elles n’aient pas une influence trés pro-

chaine sur le cours du sang qui les alimente. Enfin, dans

. des observations microscopiques sur des animaux vivants On a vu directement le sang dans les petits vaisseaux, non-

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seulement circuler des artères vers les veines, à travers les

< . . » A . Systèmes capillaires, avec des phénomènes tels, que sa pro-

gression ne pouvait pas pas être attribuée à l’action du cœur; mais souvent encore s'arrêter, être comme hésitant sur la direction qu’il suivrait, et même rétrograder avec une

promptitude étonnarte, et pendant un temps fort long.

En irritant une partie blanche, on voyait le sang affluer

| tout à coup dans le système capillaire de cette partie; et

ce système paraissait exercer une sorte d'aspiration sur ce liquide.

D’après ces faits, on a abandonné l'opinion de Harvey ;

mais on est tombé alors dans un extrême opposé, On à pré-

tendu que les puissances impulsives du cœur et des artères étaient désormais épuisées à ce point du cercle, et que le sang ne circulait plus ici que par l’action des systèmes ca- Pillaires. Telle est, par exemple, l'opinion de Bichat. Sans

“ contredit ces deux forces motrices ont perdu une grande . partie de leur puissance , par suite des résistances qu'elles ont eu à vaincre; mais rien ne prouve qu’elles l’aient perdue

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