‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 65 sur 97 · FN · texte numérisé non relu

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DE L'APPAREIL DE LA NUTRITION. 361 rité; et cela était bien nécessaire, puisque ce sont elles qui “pportent le fluide réparateur, le sang. En troisième lieu. dans tout organe aussi existent des veines et des vaisseaux lymphatiques en ramifications très fines; et cela était néléessatre encore, puisque ce sont ces vaisseaux qui reprennent dans toutes les parties les matériaux qui doivent en être retirés. En quatrième lieu, souvent des dernières extrémités des artères émanent d’autres vaisseaux plus déliés encore, dits sécréteurs, exhalants, qui charient des fluides autres que le sang , mais qui en émanent. Enfin, des nerfs sous forme de filets plus ou moins tenus, tantôt appartenant à l’encéphale et à la moelle spinale , tantôt venant du trisplanchnique, et accompagnant les artères, y sont répandus également; l’anatomiste, à la vérité, ne peut les suivre et les retrouver en tout organe; mais Comme tout organe, par l’état maladif, peut faire éprouver de la douleur, et qu’une partie quelconque n’est douloureuse que par les nerfs qu’elle possède, il faut reconnaître que cet élément n’est pas moins commun à toutes les parties que les précédents ; et cela est vrai surtout des filets du trisplanchnique.

" Maintenant, dans quelles proportions sont associés ces divers éléments ? et quelles dispositions aflectent-ils entre eux ? C’est ce qui d’abord varie certainement dans chaque partie du corps; et ce qui ensuite est tout-à-fait ignoré, parce que la ténuité dans laquelle sont ces éléments ne permet pas d’y rien voir. Le tissu cellulaire paraît être Le fond des organes ; 1] est comme une spongiosité dans l’intimité de laquelle sont ramifiés les artères, les veines, les Iymphatiques et les nerfs : ce tissu cellulaire paraît aussi être jeté dans les intervalles des autres éléments, pour les lier, et remplir les vides qu'ils laissent. Les nerfs paraissent accompagner les artères , :L les suivre jusqu’à leurs terminaisons dernières. Quant aus livers vaisseaux, on ne peut rien saisir de leur mode d’aggréation : ainsi que nous l'avons dit à l’article des systèmes apillaires, on ne peut suivre une artère jusqu'à ses ramications dernières, ni remonter à l’origine première des eines et des lymphatiques ; les injections elles-mêmes, en

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passant de ces vaisseaux les uns dans les autres, n’en font pas apercevoir le mode d’union ; elles ne montrent que leur communication entre eux. Nos sens ne peuvent donc rien nous apprendre sur la manière dont se disposent dans l’in- Limité des organes les éléments qui les forment ; excepté la communication facile des vaisseaux entre eux, on est, sur le reste, réduit à des conjectures. Selon les uns, les artères, dans ces parenchymes, offrent des pores latéraux, par lesquels transsudent les matériaux nutritifs. Selon d’autres, ces artères, en même temps qu’elles se continnent à leurs terminaisons avec les premières veinules , engendrent dés vaisseaux d’un ordre particulier, destinés à exhaler dans les parties la matière nutritive, et appelés, à cause de cela, exhalants nutritifs. Ceux-ci croient à des cellules intermédiaires aux artères el aux veines, dans lesquelles les premières déposent la matière nutritive, et où les secondes la repompent; cellules formées par ce même tissu que quel- Œues-uns ont conjecturé exister à l’origine des vaisseaux absorbants et effectuer labsorption , et qui forme à lui seul la masse des derniers animaux, dans lesquels il n’y a pas encore de vaisseaux. Ceux-là admettent un système de vaisseaux particuliers, qu'ils appellent capillaires , qu’ils placent aux extrémités du système artériel, ou en dehors du cercle circulatoire, et qu'ils disent être le siége de la circulalion capillaire et des nutritions. C’est toujours la même ignorance tant de fois avouée sur la structure intime des parties, Tout ce qu’on peut assurer du parenchyme de nos par- Lies , c’est qu’il varie dans chaque organe , 10 par le nombre des tissus élémentaires qui concourent à sa compositions. 29 par la proportion respective de chacun de ces tissus élémentaires; 30 enfin par la texture spéciale qu’ils affectent, quoiqu'on ne puisse la caractériser, Nous l'avons dit déjà à l’occasion des systèmes capillaires; et de là résulte nécessai= rement une diversité de vitalité dans chacun d’eux, et par suite, une diflérence dans les actions de nutrition et de ca lorification, dont ces parenchymes sont tout à la fois le siége et l’instrument.

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