‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 66 sur 97 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Mécanisme de la Nutrition.

La nutrition, ou assimilation, cette action par laquelle baque organe renouvelle sa substance, d’après l’idée généale que nous en avons donnée, comporte nécessairement leux opérations qui, quoique inverses l’une de l’autre, sont nchaînées dans des rapports constants, l’une dite de com- Josilion , par laquelle chaque organe s’assimile une partie Lu sang artériel qui le pénètre, et s’'approprie ainsi de nouaux matériaux ; et une autre opposée, dite de décompostion , par laquelle ce même organe cède à des vaisseaux aborbants une autre quantité de quelques-uns des matériaux jui le composaient. On conçoit, en effet, qu’il faut absoument que chaque partie, à mesure qu’elle s’approprie de \Ouveaux matériaux, rejette une certaine quantité de ceux jui la composaient préalablement, sinon son volume irait n augmentant indéfiniment. Nous mettrons d’ailleurs ciprès cette proposition hors de doute. Toutefois, cela nous blige à traiter, successivement et tour-à-tour , de chacune le ces opérations, composition,et décomposition.

ARTICLE PREMIER

De la Composition des parties.

On a vu, dans l’histoire de la circulation, comment le sang rtériel était porté dans le parenchyme des organes; il faut naintenant rechercher comment ces parenchymes élaborent e fluide pour se l’assimiler, pour le convertir en leur propre ubstance. Mais avant il se présente la question de savoir si, ans son trajet du cœur aux parenchymes nutritifs, ce sang e subit aucune élaboration préparatoire spéciale, et est tel son entrée dans ces parenchymes, que dans le cours de à circulation. Quelques physiologistes ont pensé, qu'avant larriver aux parenchymes nutritifs et aux organes sécré-

364 FONCTION DES NUTRITIONS.

teurs (car tout ce point de doctrine est commun aux sécré! uons , et dès lors n’y sera plus que rappelé), ce fluid éprouvait des élaborations préparatoires qui le disposaieni a Ja conversion spéciale qu’il devait subir. Dumas, pa exemple, admet qu’un sang différent arrive à chaque organ sécréteur, tout en avouant qu’il est hors d'état d’indique les qualités spécifiques de chacun de ces sangs. Avant lui on avait déjà avancé que le sang qui se distribue aux partie supérieures du corps était pénétré de plus d'air, d'oxygèn: et de calorique, afin d’être plus apte à former les liquide légers et écumeux qui y existent; tandis que le sang qui S distribue aux parties inférieures était plus chargé de car bone et d'huile, afin d’être plus propre à former la bilee les sucs huileux. On lit dans les anciens auteurs, que le san, devient plus écumeux aux approches des glandes salivaires plus aéré auprès du cerveau, plus aqueux et plus salin au: près des reins; de manière que ce fluide, à mesure qu'i approche des organes sécréteurs, revêt par degrés la qualit de l’humeur que ces organes forment avec lui. Beaucou professent que le sang ne traverse , avant d'arriver au foie tant de parties surchargées de graisse, que pour être plu disposé à former de la bile. Enfin, Nesbit est allé jusqu’ dire que les organes sécréteurs et nutritifs exercent au loir une action sur le sang, et le préparent ainsi à la conversior qu'il va subir; il a assuré avoir vu des molécules terreuse dans le sang qui se distribue aux os, et qui doit se change en leur propre substance.

Nous croyons tout ce point de doctrine faux. D’abord c'est en vain qu’on compare les sangs qui se distribuent aus divers parenchymes nutritifs et organes sécréteurs; on peut apercevoir aucune différence physique ou chymique éntre eux ; et par conséquent ce n’est pas sur des faits, mais sur des raisonnements seulement qu’on établit lassertion que nous allons combattre. Ensuite, à l’article de la respiration, nous ayons prouvé que le sang artériel était fait exclusivement dans le poumon , et que l’action d’hématose ue se prolongeait pas au-delà. Enfin, c’est ici le lieu de prouver, ce que nous n'avions fait qu’exprimer, que Île sang

DU MOUVEMENT DE COMPOSITION. 365 rtériel n’éprouve aucune modification dans son cours, este identique dans tout son trajet, et qu'ainsi c’est un nême sang qui arrive à tous les organes.

… D'abord, Legallois a consacré l’identité du sang artériel lans toute l’étendue du système artériel, et c’est de lui que ous emprüunterons toutes les considérations qui la démonrent. 1° Du cœur aux extrémités dernières des artères, le ang , de toute évidence, n’est dépouillé d’aucun de ses éléments, ne fait aucune perte. On avait voulu admettre une transsudation de sa partie la plus aqueuse à travers les pores les artères. On avait dit aussi que par la même voie transudait la graisse. Enfin, quelques-uns avaient supposé que les vaisseaux absorbants ouverts à la surface interne des irtères, enlevaient au sang quelques-uns de ses principes. Mais aucune de ces trois assertions n’est vraie. La transsuda. ion d’une sérosité n’était admise que d’après des injections sadavériques ; et si on a cru l’apercevoir quelquefois dans des expériences faites sur des animaux vivants, on s’est trompé sur la source de cette sérosité ; elle provenait, non du sang qui cireule dans l’artère, mais d’une membrane séreuse qui la revêtait extérieurement, ou de vaisseaux exhalants entrant dans la composition de ses parois. La transsudation de la graisse est encore moins réelle; la graisse n’existe pas plus toute formée dans le sang que tout autre fluide sécrété ; elle résulte de l’élaboration qu’un gerire d’organe fait subir à ce sang, comme nous le verrons; sinon, pourquoi cette graisse ne serait-elle pas uniformément semée sur Île trajet des artères , au lieu d’abonder en quelques lieux et de manquer en d’autres ? Enfin, une absorption faite par des vaisseaux lymphatiques ouverts à la surface interne des artères est un fait hypothétique en lui-même; et l’on ne voit pas d’ailleurs ce qu’une telle absorption , qui serait la même dans toutes les artères, et nécessairement peu considérable à raison de la très grande rapidité du cours du sang, pourrait apporter d’altération dans ce fluide. Dans son cours, du cœur à la fin du système artériel, le sang ne fait donc aucune perte. 20 Dans ce trajet, 1l n’acquiert aucuns nouveaux principes. On a bien dit qde la membrane interne

366 FONCTION DES NUTRITIONS.

des artères exhalait continuellement dans sa masse de la sé rosité; mais ce fait est-il vrai? combien de raisons pour |! nier, surtout lorsqu'on -voit une artère s’oblitérer tout-à! fait, dès que le sang cesse de la traverser! En admettan cette exhalation , son produit serait-il suffisant pour modh: difier le sang ? Ce suc exhalé ne pourrait-il pas même êtm de nature à être non miscible au sang ? 30 Du cœur au: extrémités du système artériel, lesang circule dans des vais. seaux assez gros ; et nous avons déjà dit plusieurs fois que les vaisseaux capillaires seuls peuvent modifier les fluides: qu'ils charient, mais que les vaisseaux un peu gros ne sont évidemment que des agents mécaniques de transport et de conduite. En outre, dans ce trajet, ce sang ne traverse aucun organe d'élaboration , aucun de ces ganglions qui, dans la circulation chyleuse et lymphatique, élaborent le chyle et la lymphe. Il est soumis à une même température. 49 Le sang, dans tout le cours du système artériel, circule trop rapidement, pour qu'il puisse se modifier par la réaction seule de ses principes composants les uns sur les autres. On sait, en effet, que des phénomènes de ce genre su ppo-| sent en général le repos, et surtout plus de temps et d’espace qu’il n’en existe ici. On ne voit d’ailleurs des réactions de ce genre dans l’économie animale que dans les réservoirs: des excrétions , dans le rectum , la vessie. En vain on a sup | posé que de l'oxygène passait en nature du poumon dans le sang, et artérialisait successivement ce fluide dans son cours du cœur aux organes : à l’article de la respiration , il. a été démontré que l’hématose artérielle se faisait exclusives ment dans Île poumon , et que, conséquemment , si du gaz | oxygène était découvert dans le sang artériel , ce qui n’a pas. été jusqu'à présent, ce gaz devrait être considéré comme | partie intégrante de ce fluide , et conséquemment devrait y. rester tant que celui-ci resterait lui-même, c’est-à-dire jusqu'à la fin du système artériel. 50 On a supposé que la dis= position que prennent les artères à leur terminaison dans les organes, pouvait un peu modifier le sang, lui imprimer, par exemple, une préparation appropriée au genre de nutrition ou de sécrétion qu'il allait effectuer. Ce qui était bien

DU MOUVEMENT DE COMPOSITION. 367 ropre à appuyer cette idée, c’est qu’il est vrai que l'artère 1ourricière de chaque organe a une disposition spéciale dans haque par ue, el une disposition qui se montre trop contante pour qu'on puisse la croire sans importance, Mais elle disposition ne peut que modifier la circulation du sang lans chaque partie, influer, par exemple, sur la vitesse avec aquelie le sang ÿ arrive, sur la quantité dans laquelle il la énètre ; elle ne peut en rien en changer la nature: et, par onséquent , s1 cette disposition: est de quel que importance jour la nutrition, ce n’est qu'indirectement et comme inluant sur le mode de circulation dans l’organe. Bien enendu qu’il n’est question de la disposition l'artère, que orsqu'elle est grosse encore ; car alors qu’elle est depénés apillaire , et qu’elle fait partie du parenchyme de l’organe, elle disposition est vraiment la chose capitale, ce qui décide e mode de vitalité de l'organe et par conséquent sa nutriion. 6° Enfin, ce qui achève de prouver l’identité du sang ans le système artériel , c’est que dès l’origine de ce SYsème, l'aorte détache des branches qui, après un court trajet, ont servir à la nutrition des parties, les artères du cœur, ar exemple ; c’est que la nature n’affecte aucune constance ans la disposition des artères qui alimentent un organe ; ue souvent un même tronc artériel fournit à la nutrition e deux organes bien différents, et que, d’autres fois, un nème organe reçoit le sang qui le nourrit de deux artères ui ont des origines bien distantes l’une de l’autre. Pouruoi le cœur, par exemple, recevrait-il un sang moins parait que le pied ? Nous n’avons pas besoin de réfuter l’anienne opinion, que le sang était composé de globules qui avaient pas une égale densité, ainsi que la conséquence u’on en avait tirée pour l’objet qui nous occupe. On sais upposé que les globules les plus légers étaient portés à la ériphérie des vaisseaux, et que dans l’action de la cirenlaion ils étaient projetés en plus grande quantité vers les arties supérieures du corps. Mais il est sûr que le sang est omogène, et, par conséquent, qu'il est réparti partout avec à totalité de ses principes.

Ainsi, puisque le sang, dans toute l’étendue du système

368 FONCTION DES NUTRITIONS. | artériel , ne fait aucune perte, aucune acquisition, circule dans des vaisseaux qui ne sont pour Jui que des tuyaux du conduite, est isolé dé tout organe élaborateur, a partout même température, circule trop rapidement pour qu'on puisse supposer en lui une altération spontanée , enfin seri 4 une même fonction, bien qu'émané de lieux différents . etau contraire sert à plusieurs fonctions différentes , quoiqu'émané d’un même lieu, on doit conclure qu’il est identique dans toute létendue de ce système. | Il en est de même de ce sang considéré dans son trajet de: puis les origines des veines pulmonaires jusqu’au cœur; caï les mêmes considérations lui sont applicables. Ce sang, dan cet intervalle , ne fait de même aucune perie, aucune ac quisition ; les veines dans lesquelles il circule ne sont auss: pour lui que des tuyaux de conduite; elles ne sont coupées par aucun ganglion : si aucune artère ne s’en détache, avant qu’elles soient arrivées au cœur, pour aller aussitôt nourri les organes , ce n’est pas pour que le sang achève et complète son organisation , c’est parce que la disposition mécanique selon laquelle le sang est distribué aux organes l'a exigé ainsi.

Ainsi donc, le sang qui sort du poumon reste le même dans toute l’étendue du système vasculaire à sang rouge; il est, dès les premières origines des veines pulmonaires, ce qu'il est aux dernières extrémités des artères; et ne subissant aucune élaboration nouvelle dans son cours, c’est un même sang qui-arrive à Lous les organes. ÿ Cependant, au dire de quelques physiologistes, il ya quelques exceptions à cette dernière assertion : il ya,sur le trajet du système artériel, quelques organes qu’ils appellen ganglions sanguins, et qu’ils supposent élaborer le sang, soit pour quelque utilité locale, pour quelque sécrétion, soit dans une vue générale, pour influer sur l’état général du sang. Ici nous voyons reparaître ces mêmes organes, raté, thymus, thyroïde, capsules surrénales , dont M. Broussais veut faire des diverticulums. et que M. Béclard appelle ganglions sanguins, en opposition avec M. Chaussier, qui les rapporte aux ganglions iymphatiques. Depuis long-

DU MOUVEMENT DE COMPOSITION. 369 temps, l’on a regardé la rate comme préparant le sang qui doit alimenter la sécrétion biliaire. M. Hofrichter présente l& thyroïde comme un ganglion élaborateur du sang, servant à carboniser ce fluide, afin que, dans la respiralion , soit dégagé tout le calorique nécessaire à l’entretien de la chaleur animale, et que la suroxydation soit prévenue, Mais , de ces deux hypothèses, la première, la seule qui soit vraisemblable, sera discutée à l’article de la sécrétion biaire; la seconde est trep évidemment conjecturale pour mériter que nous nous y arrêtions; et enfin, l’une et l’autre , relatives à des localités et à des exceptions dont nous traiterons en leur lieu, laissent entière notre proposition première , considérée d’une manière générale.

Tout ceci posé, voyons comment le sang accomplit la composition. Aussitôt que ce fluide a pénétré le parenchyme nutritif des parties, il est, par une action de ce parenchyme, changé en leur propre substance. Si , en effet , l’on poursuit dans ce parenchyme l’artère qui apporte les matériaux de la nutrition , on voit, tant qu’on peut l’y distinguer , que c’est toujours du sang que contient cette artère. C’est à sa terminaison capillaire, là où cette artère fait partie des systèmes capillaires , et où l’on n’a rien pu pénétrer de sa disposition et de ses rapports avec les autres éléments organiques de Ja partie, que se fait l’action, c’est-à-dire la conversion du sang dans la substance de l’organe,

Il résulte de là nécessairement que cette action du parenchyme est tout-à-fait moléculaire, ne doit aucunement tomber sous les sens , et ne peut être manifestée que par son résultat. Elle se passe, en effet , dans les systèmes capillaires, dans les parenchymesnutritifs:or , ayant avouéune complète ignorance sur la structure de ces parenchymes, comment pourrions-nous en saisir l’action ? Mais, indépendamment de ce que le résultat seul obligerait à admettre cette action, elle est assez prouvée d’ailleurs; en ce que toute partie meurt aussitôt qu’on empêche le sang d’y arriver ; en ce que toute partie s’amoindrit, diminue à la longue, si on empêche le sang de lui arriver en quantité convenable ; en ce qu’enfin Je sang, au sortir de l’organe qu’il vient de traverser et Tome Ill. 24

370 FONCTION DES NUTRITIONS.

probablement de nourrir, n’est plus le même qu’en y entrant.

Dans l’histoire de la nutrition, on arrive donc dès le premicr pas à une action moléculaire non appréciable par les sens, semblable à celle qui était le dernier terme des quatre fonctions précédentes. Mais l’esprit a fait effort pour imaginer ce qui échappait à l’observalion ; etici reparaïissent toutes les hypothèses sur la disposition des artères à leur termimaison dans les organes. Les uns ont imaginé des cellules où le sang était déposé , et où des vaisseaux d’un autre ordre appelés exhalants nutritifs venaient puiser le sang. D’autres ont établi que ces vaisseaux exhalants nutritifs terminaient les artérioles, comme cela est des vaisseaux exhalants sécréteurs. Il en est qui ont fait transsuder la matière nutritive par les pores des artères. D’autres ont supposé que le sang, parvenu aux dernières ramifications des artères , allait par une sorte d’imbibition , non mécanique , mais organique, s'appliquer au tissu des divers organes. Tout cela n’est que conjecture. Dissémination du sang dans l'intimité du parenchyme nutritif des organes , et par suite, renouvellement de la substance de ces organes, voilà réellement tout ce qu’on sait, ignorant comment le second phénomène succède au premier, et quelle action lie l’un et l’autre.

Seulement, il paraît que, sous ce rapport, on pourrait établir entre les divers organes du corps cette distinction : que chez les uns c’est le sang tout entier qui effectue la composition , tandis que, chez les autres, c’est seulement une partie de ce sang, la partie séreuse. En effet, si la plupart des organes sont pénétrés par des artères et arrosés de sang, il en est d’autres qui ne paraissent recevoir que des fluides blancs , et dans lesquels ne pénètrent pas les artères elles= mêmes, mais seulement des vaisseaux séreux émanés de ces artères.

De même, il est sûr qu’on peut dire de cette action , quels.

qu’en soient du reste le mécanisme et le caractère, ce qu’on.

dit de toutes Îles autres actions de l’économie : que le pa-

renchyme nutritif n’est pas passif dans cette action de la.

nutrition, et que c’est lui-même qui la produit par son

DU MOUVEMENT DE COMPOSITION. 371 travail ; que cette action, quelle qu’elle soit , n’est ni physique, ni mécanique, ni chimique, mais une &ception à toutes les actions de la nature générale, et par conséquent une aclion organique et vitale.

19 Beaucoup de faits prouvent que c’est une réaction des parenchymes nutritifs sur le sang, qui produit la COM position. L’intégrité de ces parenchymes est en effet nécessaire pour que la nutrition s’y fasse bien; et toute modification dans la structure et la vitalité de ces parenchymes en entraîne une coïncidente dans la Composilion. Ainsi, ce parenchyme n’a pas la même Organisation dans tout tissu, dans tout organe, et aussi la nutrition diflère dans chacun d’eux. Ce parenchyme, dans un même Organe, varie dans les divers âges, ct dans chaque âge aussi, la nutrition diflère sinon dans son essence >» AU moins dans son activité. Qu’une irritation quelconque, soit directe, soit sympathique, soit appliquée à un parenchyme, aussitôt la nutrition est troublée : qui ne sait qu'il suffit souvent d'entretenir une irritation vicieuse dans un organe, pour voir le tissu de cet organe s’altérer , et devenir différent de ce qu’il est naturellement ? La nutrition ne peut qu'être l'effet, ou de la circulation qui apporte le sang , ou d’une réaction exercée sur ce liquide par les parenchymes nutritifs, Or , dans beaucoup de cas où la nutrition est modifiée , dans une maladie, parexemple, dans les divers âges, la circulation est sensiblement restée la même ; et d’autre part , quand l’exercice d’un organe en augmente la nutrition > Que son inaclion au contraire la laisse languir, quand une affection morale triste semble suspendre cette fonction partout, ces eflets ne doivent-ils êlre attribués qu’à des cha ngementssurvenus dans la manière dont le sang arrive aux organes ? Enfin, pour que les parenchymes nutritifs fussents passifs dans l’acte de la COM positon , il faudrait que cette opération fût toute physique, et nous allons prouver que cela n’est pas. C’est donc en vertu d’une action particulière des parenchymes nutritifs » que le sang leur est approprié, et assimilé à leur substance.

20 Toutes les théories physiques, mécaniques, chimiques, qu’on a données de la nutrition, sont fausses.

Page 1