FONCTION DES CALORIFICATIONS OU DE LA CHALEUR ANIMALE
NON-SEULEMENT le sang artériel est, dans le parenchym de tous les organes, employé à la nutrition, il sert encoi à y dégager tout le calorique en vertu duquel le corps coi serve sa température indépendante, sa chaleur propre je ce second office du sang fonde une fonction bien in) PO» tante et bien peu connue encore, celle de la calorification
Ce qu’on appelle température d'un corps s'entend, out la sensation de chaleur que ce corps mis en contact avec ne organes, produit en eux ; ou de l'élévation à laquelle ce cor! porte l'instrument de physique appelé thermomètre. Ce dou ble effet est dû à une matièretrèssubtile que dégage le corp: matière appelée calorique, et qui, d’une part, appliquée nes organes, fait naître en eux la sensation de chaleur, € qui, d'autre part, s’interposant dans le thermomètre ent les molécules du liquide qui le forme , ajoute à son volum et fail ainsi monter l’instrument. Du moins, passant soù silence toutes les hypothèses faites jadis et encore aujour d’hui sur la cause de la chaleur, nous nous arrétons à € système, qui est celui qui est le pius généralement adopt de nos jours, et qui rend le mieux raison de tous les phé nomènes, r'
Ce calorique, source de toute chaleur » est représent comme un corps impondérable, généralement répandu dan toute la nature, et existant dans tout corps quelconque mais en deux états, à l’état latent ou combiné, et à l’éta libre ou sensible. Dans le premier état, le calorique est intimement uni aux autres éléments constituants des cor et ne s’en dégage que lorsque ces corps se détruisent; consé quemment il n’est sensible, ni aux organes, ni au thermo® mètre , el est étranger à la température des Corps ; mais c'es
| FONCTION DE LA C\LORIFICATION. 399 ui qui, par sa proportion avec la force de cohésion , déternine l’état des corps, c’est-à-dire s’ils sont solides , liquides t gazeux. Dans Île second état , au contraire, le calorique st ssulement interposé entre les molécules constituantes et Mégrantes des corps; et s’en dégageant sans cesse, c’est lui ui, en agissant sur le thermomètre et les organes, fonde > qu’on appelle la température des corps. Ces deux espèces e calorique re sont ni égales, ni régulièrement proporonnelles entre elles, soit qu’on les compare dans différents ps , soit qu’on les évalue dans un même corps pris à des mpératures différentes. De plus, chaque corps exige pour re à l’état solide, liquide ou gazeux, plus ou moins de carique latent, comme chacun exige plus ou moins de carique sensible pour être éleyé à un même degré de tempéture. Cette dernière différence fonde ce qu'on appelle la pacité des corps pour le calorique; et la quantité de ca-' rique que chacun exige pour être élevé à un degré donné de mpéralure, quantité qui peut être évaluée par celle de glace r’elle fond dans l'instrument de physique appelé caloriêtre, constitue dans chaque corps ce qu’on appelle son lorique spécifique.
Comme tout corps a en Jui du calorique libre, et que ns tout corps ce calorique libre se dégage sans cesse, il en ulte que tout corps a une température : élevée, s’il est ojeté beaucoup de calorique ; basse , dans le cas contraire. la est vrai de l’homme, comme de tous les autres corps la nature; mais les lois qui président en Jui à ce dégament, ne sont pas les mêmes que celles qui le règlent dans ! Corps inorganiques; et c’est là Ja première proposition e nous ayons à démontrer, en commencant l’histoire de chaleur animale.
Dans les corps non vivants, beaucoup de causes physiques chimiques amènent un dégagement de calorique ; savoir: leetricité, le frottement, la percussion , la compression, changement d'état, des agents chimiques qui, en déternant de nouvelles combinaisons entre les éléments constiints des corps, détruisent celle qui retenait le calorique ent et le rendent libre. Mais ce qui produit surtouten eux
le dégagement de Laon e libre dont dépend leur temp rature habituelle, c’est l’influence de tous les autres cor] qui leur RSR plus ou moins de ce calorique , selo: qu’ils sont plus ou moins froids, et jusqu’à ce qu’ils soien tous en équilibre de température. C’est, en effet, une générale de la nature, et qui surtout est absolue pour Àl corps inorganiques , que dans tous ce calori sep tend à:
mettre de niveau , et à faire que chaque corps à la fin man feste une même température. Pour cela, le calorique € sans cesse transmis des uns aux autres, jusqu'à ce que ce m veau soit établi. Cette transmission se fait de deux manière par rayonnañce, et directement par suite du contact. Du côté, de tous les points de la surface d’un corps s’échapps sous forme de rayons, du calorique, lequel va pénétreril autres corps ; cette rayonnance se fait surtout dans la dire. tion perpendiculaire; et, plus faible dans les corps polis elle est pius forte , au contraire, dans les corps ternes. Ile d’autant moins possible de douter de ce premier mode « transmission du calorique , que ces rayons peuvent étre fléchis , concentrés dans des foyers déterminés, et même fractés. D’autre part, le calorique sensible de tout cor: quelconque passe directement dans les autres corps q| sont en contact avec lui, moins rapidement sans doute qn par l’acte de rayonnance, mais avec une promptitude qu quelquefois , est encore assez grande, et qui varie selon qu les corps qui sont en contact sont plus ou moins bons cos ducteurs du calorique. Il y a, à cet égard, beaucoup différences entre les corps. Or, comme d’une part le cale rique tend à se mettre de niveau dans tous les corps; que d’autre part, il n’y a pas de vide dans la nature, et q
toujours des corps sont en contact avec d’ autres, ou en ©
d’autres dans leur voisinage, il en résulte que ces de
modes de transmission sont sans cesse provoqués à se pr duire, et que tour-à- tour les corps émettent ou absorbèk du diériaue jusqu’à ce que le niveau soit établientre et et que ious n’en fournissent plus que des quantités qt agissent de même sur le thermomètre, et qui, conséquè
‘à ment, accusent une mème tem pér ature. Ainsi, qu’ un cor]
FONCTION DE La CALORIFICATION.