‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 88 sur 97 · DE LA SÉCRÉTION URINAIRE · texte numérisé non relu

DE LA SÉCRÉTION URINAIRE

la vessie prédominent en nombre et en force sur celles du col ; d'autre part, les fibres longitudinales, transversales ct obliques de ce réservoir , sont généralement dirigées du fond au col, et aboutissent à celui-ci. Nous allons voir, d’ailleurs, le secours que l’organe reçoit des muscles qui lui sont annexés.

1 C. Enfin, à cette contraction du réservoir de l’urine, s'ajoute celle de plusieurs muscles voisins, tantôt pour faciliter l’excrétion, tantôt pour l’empêcher. D’abord Pabdomen est, comme on sait, une cavité dont les parois en haut, en bas, et sur les côtés, sont toutes musculeuses ; et la volonté, en contractant l’abdomen, lui fait comprimer avec üne certaine force les viscères intérieurs, ct par conséquent la vessie. Qüelques physiologistes ont même dit que celte contraction des muscles abdominaux était abso lnment nécessaire pourexeiler la vessie à secontracter ; maisilestsür, au moins, qu’elle aide lexcrétion en exerçant une pression sur ce viscère. On conçoit que l'influence de ces muscles sera d'autant plus complète que la vessie aura plus de volume, sera plus distendue. D'autre part, et ceci est peut-être l’action principale, en même temps que la contraction dela vessie et des museles abdominaux, tend à exprimer l’urine dans l’urèthre, il y a relâchement des muscles rel-veurs de l'anus et bulbo-caverneux, muscles qui embrassent, par quelquesunes de leurs fibres, le col de l’organe;et ce relâchementaffaiblit la résistance que présente ce col. Ainsi, le liquide reçoit une impulsion telle, qu’il traverse aussitôt tout l’urèthre, et Vient tomber en dehors. Cependant, il y a aussi une légère action contractile de ce canal, surtout quand lexcrétion est près de sa fin. Alors aussi agissent les muscles releveurs de l’anus et bulbo-caverneux, pour expulser de l’urèthre le reste du fluide qui y est contenu Ces muscles, en portant la verge en haut et en ayant, fui impriment une légère secousse, qui favorisse la sortie des dernières gouttes d’urine. L’étendue du jet fait apprécier, dans le premier moment , la force contractiie de la vessie, et dans le dernier, celle des muscles bulbo-cayerneux et de l’urèthre : dans le premier , le jet va en diminuant, à mesnre que le fluide,

diminuant de quantité, offre moins de prise à lo vessie qui l’exprime ; dans le dernier , il est intermittent , et pat saccades qui coïncident avec les contractions des muscles. de l’urèthre. Enfin , ce sont ces mêmes muscles releveurs de Janus ACL bulbo-caverneux surtout, que nous contractons, | lorsque, sollicités par le besoin d’uriner, nous voulons ré sister ; les fibres de ce dernier, urbES autour de l’'urèthre, en forme de demi-sphincter, resserreut ce canal, aidées en cela par celles qui embrassent la portion membraneuse de l’urèthre, et qui unissent les deux lobes de la prostate. | | Tel est le mécanisme de l’excrétion urinaire, et la mesure dans laquelle influe sur elle la volonté : on sait que nous pouvons assez long-temps résister au besoin de cette excrétion; et l’on voit combien 1] imporlail que dans l'appareil de cette sécrétion, la nature ait ménagé un ré servoir où l’urine pût s’accumuler, et qui nous sauvât de la dégoûtante incommodité de rendre cette humeur d’une ma: nièrecontinue. 1] nousreste à traiter de l’urine, quiestle produit de lasécrétion urinaire, et des usages de cette sécrétion. L’urine est un liquide d’une couleur jaune citronée, d’une saveur salée, d’une odeur particulière, d’une pesanteur spécifique un peu supérieure à celle de l’eau, et qus, est un peu acide, puisqu'elle rougit les couleurs bleues végétales. La chimie lui trouve pour éléments constituants }: de l’eau, de l’urée, une autre matière animale, de l’acide. urique; un autre acide, qu'on a dit tour-à-tour être le phosphorique , l acétique ou le lactique; des hydrochlorates | de soude et d’ammoniaque ; des phosphates de soude , d’am= moniaque, de chaux et de magnésie; des sulfates de po o= | | |

tasse et de soude; et enfin , selon M. Berzélius , de la silice. et du lactate d’ammoniaque. Voici, en chiffres, l'analyse qu’en donne ce savant. Sur 1000 parties d'urine, il y as il eau, 933,00; urée, 30,10; sulfate de potasse, 3,7: ; sul” fate de soude, 3,16; ; phosphate de soude , 2,34; sei marin, : 4,45 ; phosphate d ammoniaque , 1,65 ; hydrochlorate d’ ame

moniaque , 1,950; acide lactique He lactate d’ammonia-. que, matière animale soluble dans l'alcool, et qui accom-

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