‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 94 sur 97 · DA UP. VAE EE · texte numérisé non relu

DA UP. VAE EE

— Selon Haller, elle sert à déplisser les vaisseaux du poumon, et à faciliter le passage du sang des cavités droites du cœur aux cavités gauches ; fameuse expérience de Vésale et de Hocke ; à l’ap.pui de cette théorie. .— Réfutation de ces systèmes ; la respiration sert à faire le sang artériel. — L'air, en pénétrant le poumon, a4-il éprouvé quelque élaboration ? Le mélange de chyle, 'ymple et sang veineux , en a-L:il éprouvé de même dans son trajet du cœur au poumon ? Chaussier croyait à la première de ces choses, et Legalloïs à la seconde ; nous contestons Pune et l’autre. = L’air etle mélange de chyle, lymphe et sang veineux, étant mis en contact , en présence dans le poumon, vont se modifier l’un et l’autre. — L'air est dépouilié d’une partie de son oxygène, et entraîne en sortant de la sérosité animale et de l’acide carbonique. — L'enlévement de l'oxygène de l'air, est un phénomèéne cüpital daws la respiration ; on l’observe en toute re- Spiration; cetenlévement cependantne se fait que dans une quantité déterminée. — Controverses sur la question de savoir si, dans l’air inspiré, de l'azote est absorbé ; nouvelles recherches de M. Edwards à cet égard. — Calculs divers sur la quantité d'oxygène enlevée à l'air, et sur celle d'acide carbonique que l’air a acquis; Lavoisier, Mauziès, Thompson, Goodwin, Davy, ete. — Quant aux changements qu’a éprouvés le fluide des absorptions , le mélange de chyle, de lymphe et de sang veineux , ils consistent dans la formation du sang artériel; expériences de Goodwin , deBichat, et phénomenesdes asphyxies qui le prouveut.—L’enlèvement de l'oxygène est une condition indispensable de la formation du sang artériel. — Il n’en est pas de même de ia production de Pacide carbonique; e’estun point douteux, que les uns admettent et que les autres contestent, — 11 est douteux aussi qu'il y ait un rapport entre l’enlévement de Poxygène et l’apparition de l'acide carbonique. — Du reste, }’hématose est une action moléculaire, qui ne tombe pas sous les sens, ei qu’on ne connaît que par son résultat; le poumon y a une part active ; preuves de cette assertion ; travaux de Bichat, de MM, Dupuytren , Provencal, Blainville, Magendie, Lesallois, Brodie et autres, sur la section et Hgature de la huitième paire de nerfs. — Cetie action d’hématose est de nature organique : en vain on a voulu en faire une action physique ou chimique.—Réfutation de la théorie qui attribue la formation du sang artériel à une simple attri. tion des fluides des absorptions dans les filiéres capillaires du poumon. — Exposition et réfutation de la théorie ehimique qui assimile la respiration à une ccmbustion ; rapports entre une combustion et ja respiration ; théorie chimique , telle que la présenta d’abord Lavoisier ; modifications successives qu’on lui fit subir ; tour-a-tour la combustion dans laquelle on fait consister la respiration est supposée se passer dans le poumon et dans les voies de la circulation : objections à la théorie dans l’un et l’autre cos : elle n'explique pas plus la conversion des fluides chyle et lymphe en sang, que celle du sang veineux en sang artériel.—L’hématose, comme action d'élaboration vitale, ne s’exeice que sur uue même matiére, et donne toujours naissance à un même produit ; eile s’accomplit instantanément, — Quant à la manière dont l’oxygène de l’air iuspiré est appliqué au fluide à sanguifier , on a dit que c’étaiten vertu de son affinité qué cet

oxygène se portait de lui-même sur le sang veineux ; ilest plus prohable qu’il est absorbé par une action vitale. — Alors on à présenté les vaisseaux ÎJymphatiques comme agents de cette absorption ; nous croyons bien plutôt que ce sont les veines pulmonaires qui sont les agents de cette action. — La manière dont agit l’oxygène est inconnue, — Quelques

physiologistes pensent que la peau exerce une action respiratoire ; réfuta-

tidnsdeteette 16pibions 12 22504 88002 NOTES Vos es ee, OT AIT

Arr. IV, Du sang artériel. — Cominent on s’en procure, ses propriétés phy-

siques , Ses propriétés chimiques , sa quantité, ........ 264 à 267

SECTION QUATRIÈME, Fonction de la circulation.

Elle n'existe que dans les animaux qui ont un sang distinct. — Dans quelques animaux, elle est effectuée à l’aide de vaisseaux seulement ; dans d’autres elle nécessite un cœur ; enfin elle est tantôt simple ettantôt double. — Il faut étudier d’abord l’appareil d'organes qui y préside.

CHAPITRE Ier. Appareil circulatoire. — Chez l’homme il est double ; et dans chaque cercle il se compose de quatre parties, un cœur, un système artériel, un système capillaire et un système veineux.

Anr. ler. Des cœurs. — Accolés l’un à l’autre , ils semblent ne former qu’un Seul organe. — Cœur du corps, l’oreillette, le ventricule. — Cœur du poumon; sun oreillette et son ventrieule. — T’organisation de ces deux cœurs est la même ; membrane séreuse en dehors; membrane mince en dedans; entre les deux, un tissu musculeux. sur les fibres duquel ona fait beaucoup detravaux.— Vaisseaux, nerfs des cœurs.—Péricarde. 252 à 258

Arr, Il. Des artères. — Disposition de l’artére du corps, ses ramifica- Lions Successives. Disposition de l’artère pulmonaire. — Semblableorvanisation dans l’une et dans l’autre: une tunique externe celluleuse ;

une tunique interne; et une tunique moyenne, non museuleuse, ct formée d'un tissu jaune trés élastique, etc. . . . . . . . . . 278 à 285 Aür. TT. Des systèmes capillaires. — 11 y en à deux aussi; le système capillaire général et le système capillaire pulmonaire : conjectures diversés: Sotlenr texiure su die ét al dt Mo RAI ER AnT. IV. Des veines. — Disposition des veines du corps; dans leurs ramifications successives , elles affectent deux plans. — Exposition des veines pulmonaires. — L'organisation de ces deux espèces de systèmes veineux. est semblable ; une membrane externe celluleuse , une tunique interne : ct une tunique moyenne, qui est la principales MS CEE Po

CHAPITRE II. Mécanisme de la circulation. — Indication du cours du sang ;

les deux cercles se font suite: ils s’accomplissent en même temps. -- C'est,

Harvey qui a fait cetie importante découverte; faits anatomiques , ohservations et expériences qui prouvent fa circulation : 1l faut l’étudier dans le cœur, les artères, les systèmes capiilaires et les veines. . 292 à 205 ArT. 1%, Circulation dans Le cœur. — Le cœur rem plit dans Ja circulation l’oflice d’une pompe aspirante et foulante : jeu de chaque oreillette; jeu de chaque ventricule ; distinction des mouvements de systole ct de dia-

nee

DES MATIÈRES. 567 stole.—Le cœur se vide-t-il en entier à chaque contraction? Quelle quantité de sang projette-t-il alors? Quels changements dans le cœur pendant qu’il accomplit ces actions diverses? La diastole est-elle active comme la Systole? — Recherches des causes qui font contracter le cœur ; système de Stahl, qui attribue à l’ame les mouvements du cœur ; système de Haller, qui les dérive de l’irriabilité et les ditiindépendants de toute influence nerveuse; réfutation de l’un et de l’autre système ; les mouvements du cœur ne Sont pas volontaires, mais ils sont subordonnés à une influence nerveuse; expériences de Legallois, qui place le principe de ces mouvements dans la moelle spinale. — Efforts des auteurs pour évaluer la force D honduicous.se à phare muets ce at ae el 296 à 308

Anr. Il. Circulation dans les artères. — Le sang circule dans ces vaisseaux parce qu'il y a été projeté par le cœur. — De plus, les artères influent directement sur cette progression du fluide ; expériences diverses qui le prouvent. — Les auteurs ne sont pas d’accoré sur l’action qu’exercent les artéres dans la cireulaiion; opinion de ceux qui admettent dans les artéres des contractions musculaires semblables à celles que présente le cœur, et réfutation de cette opinion : système contraire de ceux qui n’accordent aux artères que de l’élasticité ; expériences d’'£v. Home, et de Ch. Hustings , qui prouvent que ces vaisseaux exercent une action contractile vitale. — Du reste, impossibilité d'évaluer la puissance de chacune des deux forces qui font mouvoir le sang, savoir, !a contraction du cœur et celle des ar. iéres ; et semblable impossibilité d'évaluer Les résistances dont ces forces doivent triompher, la masse du sang à mouvoir , les frottements, ete. — Le cours du sang dans les artères est intermittent; il présente des saccades qui correspondent aux contractions du cœur ; il va de plus en diminuant de vitesse à mesure que le sang s'éloigne du cœur et arrive aux extrémités du système artériel; Bichat professait une opinion contraire à ce dernier fait, réfutation de sa doctrine sous ce rapport, — Le sang arrive avec des vitesses inégales aux diverses parties du corps. . . 308 à 318

AnT. TT. Circulation dans les systèmes capillaires. -- Le sang passe sans interruption, à travers les systèmes capillaires, des dernières artérioles aux premieres veinules. — Selon Harvey, le cœur était encore l’unique cause de la circulation du sang dans les systèmes capillaires. — Selon les modernes , cet organe à perdu ici toute son influence. — IL faut admettre le concours du cœur, des artères et des systèmes capilla'res ; mais cette dernière cause est la principale. — Les systémes capillaires exercent une action d'aspiration sur le sang ; ieur rôle dans cette action est tout vital. — La circulation capillaire n’est pas la mème dans les diverses parties du corps, et elle varie dans une même partie. — Système de quelques physiologistes qui veulent que certains organes aient pour office de détourner en quelques cas le sang; système de Lieutaud, qui fait de la rate un diverticuium du sang de lPestomac; extension de cette idée de diverticulum par Æush et M. Broussais. — C'est pendant que le sang traverse ces systèmes capillaires , que ce fluide éprouve les importantes conversions de Hhématore artérielle et veinêuse, 4." 4,0, 4.710889 4830

Arr. IV. Circulation dans les veines. — Harvey encore r’assignait d’autres

causes au cours du sang dans les veines que la contraction du cœur. — Bichat tomba en une erreur opposée , en niant toute influence du cœur a ce point du cercle, — [Il faut admettre comme puissances motrices du sang dans les veines, toutes les causes motrices déjà indiquées, action du cœur, des artères , des systèmes capillaires; plus une action spéciale des veines. — Caractères de la circulation veineuse : elle est lente, non identique dans les diverses parties du corps, et variable dans une même partie : elle va en s’accélérant des extrémités du système veineux au CHOÉHE Dent uineiene AN GRUNEURNE VEN S. CI COOPER ENT DONS

Les auteurs ont eucore assigné d’autres causes à la cirrulation; mais elles sont hyvothétiques. — Exceptien du système véineux abdomiral. -— Exception de la circulation cérébrale, énumération des sinus du crâne. — Jadis on avait admis aussi une exception pour le cœur, mais cela v’est pas. — Histoire du pouls, ses causes, ses variations : non-seulement il décète l’état des mouvements du cœur, mais encore il éclaire sur celui des circulations capillaires : travaux, sous ce rapport, de Bordeu, de Fouquet, eic. — Influence mécanique des mouvements de la respiration sur la circuiation : lors de l'inspiration, aspiration du sang veineux dans les cavités du cœur et le thorax ; lors de l’expiration, arrivée moins facile du sang veineux dans le cœur , et projection plus énergique du sang dans les artères ; expériences de M. Magendie sur ce point. — Application que fait M. Barry de ce fait à la circulation veineuse; expériences de ce médecin pour prouver que west la pesanteur de l’atmosphère qui pousse le sang veineux de la périphérie au cœur ; objections que nous opposons à sa doctrine sous ce rapport. — Au lieu de supposer le commencement du cercle de la circulation au cœur, on peut le supposer, on au systeme capiliire du poumon, comme le faisait Bichat ‘ou au système capillaire général, — La circulation, en même temps qu'elle fournit aux organes le fluide qui les nourrit et les vivifie, est pour eux l’occasion d’une succussion favorable ; fait des mouvements d’élévation et d’abaissement alter-

natifs du cérvéausvet leur cause. : . 2. RC CON

SECTION CINQUIÈME. Fonction des nutritons.

Mise en œuvre du sang dans les organes pour le renouvellement de leur substance : il faut en étudiér d’abord Paphareil. . . . . . « 359 à 360 CHAPITRE Ier. Anatomie de l'appareil de la nutrition. — Cet appareilest le parenchyme méme des organes; tissus élémentaires qui par leur association forment ce parenchyme : tissu celiulaire, vaisseaux sanguins, nerfs. — Conjectures sur le mode selon lequel se disposent ces tissus élémentaires pour <oustituer fes parenchymes nutritifs. . . « . 360 à 362 CHAPTTIRE Il. Mécanisme de La nutrition. — Il comprend deux actions, la composition et la décomposition des parties, « . « ++ + + + + + + + 363 Anr. ler, De La composition des parties. — Elle résulte de la conve:sion du sang artériel dans le tissu des organes. D'abord, le sang, avant d’arriver aux organes qu’il doit nourrir, éprouve-t-il quelque éiaboration

préparatoire ? quelques physiologistes l’out dit : nous professons une opi- :

nion contraire. Belle dissertation de Legallois Pour prouver que le sang

DES MATIÈRES. 56q

artériel reste identique dans son trajet du cœur aux parties ; application de ses principes au cours du sang des poumons au cœur. En vain on à voulu admettre l’action de ganglions sanguins. — Le sang arrivé dans le parenchyme y est changé en leur substance par l’action de ces parenchymes. Le mouvement de composition est en effet l’œuvre de ces parenchymes , et la nature de l’action à laquelle il se livre est vitale.

. —— Réfutation de toutes les théories physiques et chimiques de la nutrition. — L'acte de composition est une élaboration organique qui ne peut s'appliquer qu’au sang artériel, et qui n’a en soi rien de chimique : il fait lui-même les éléments qui composent Îles organes; en vain M. Magendie veut faire puiser ceux-ci dans les aliments et l’air

- respiré ; expériences de ce physiologiste à ce sujet; preuves que l’Economie vivante crée ici des combinaisons matérielles contraires à celles de la chimie inorganique, — Cet acte donne toujours à son produit la même nature intime, varie en chaque organe, paraît s'effectuer instantanément, peut-être à influence sur la formation du sang veineux , et est dans de certains rapports avec la circulation cajillaire et l'action de décomposia ns 363 a 387 Arr. II. De lu décomposition des parties. — Elle résulte d’une action de résorption, Preuves physiologiques, pathologiques et expérimentales de cette résorption qui fonde l’abscrntion tnterstitielle de Hunter. — Elle est rapportée aux veines et aux vaisseaux lymphatiques, et est une action organique d'élaboration. — Elle a un caractère différent en chaque partie de fie unes à ane 387 à 392 Ces deux actions de composition et de décomposition ont entre elles Les rapports les plus intimes, ct le corps va ainsi en se détruisant et se refor- manñt sans cesse ; expériences de Belchier, de Duhamel, etc. , à appui de … ce fait. — On a daus la cicatrisation des parties une image de l’action de

HhFELION. + ue … d'ohegegre sstue ane shot denis abetie à 39247395

SECTION SIXIÈME. Fonction des calorifications ou de la chaleur animale.

Ce que c’est que la température d’un corps; quelle en est la eause; diférence da calorique latent où combiné, et du calorique libre ou sen- Sible ; ce que c’est que le calorique spécifique d'un corps. — Causes qui déterminent le dégagement du calorique dans les Corps 1norganiques ; la principale est la joi dite d'équilibre , où de niveau du calurique. — Les corps vivants sont affrauchis de cette loi; ils produisent eux-mêmes le

caloriaue fibre duquel dépend leur température, et maintiennent ceileci à un même degré , quelle que soit la température du milieu ambiant. — Observations et expériences de Hunter, Duhamel, Fordyce et Bancks, Delaroque et Berger, etc. , à l'appui de cette double assertion. — Il faut rechercher d’abord quel est l'appareil de la calorification . . 398 à 406 HAPITRE Ier, Appareil de la ralorification. — Quelques physiologistes n’assignent pas d'appareil à cette fonction : Chausster, par exem- “ple, qui fait de la production de la chaleur une propriété vitale, sous lé nom de caloricité ; Loin, qui considère Le dégagemeut de la chaleur vi-

570 TABLE ANALYTIQUE vante comme un résultat commun de toutes les fonctions. — Réfutation de ces deux premières hypothèses, — Selon nous, il y a un appareil calorificateur; mais , selon les uns, cet appareil est concentré en un seul lieu du corps; et, selon d’autres, chaque organc dégage sa chaleur , comme chaque organe se nourrit. — Théorie des Anciens , qui plaçaient le foyer de la chaleur humaine dans ie cœur. — Théorie des chimistes modernes, qui placent ce foyer dans le poumon. — Théorie de MM. Pr odie et Chossat, qui le placent dans les centres nerveux. — Théorie dans laquelle ou veut que le caiorique soit dégagé dans tout le cours de la circulation par uue} cause mécanique ou chimique quelconque.— Enfin , théorie qui suppose ? que chaque organe dégage du sang qui pénètre son parenchyme , le calo:! rique qui détermine sa température. — C’est cette dernière théorie que} nous admettons. — Dés lors lappareil de la calorification est le paren=! chymemème des organes 244104: M1 + 1110004008 422 |

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