SECTION
Des connexions des Fonctions.
Nous avons dit que le propre de tout corps organisé était d'offrir un consensus entre ses diverses parties constituantes ; que, tandis que les parties qui composent un minéral peuvent exister par elles-mêmes, et n’ont pas un lien obligé entr'elles, celles qui composent un être vivant sont dans une dépendance mutuelle les unes des autres : nous avons fait de ce trait un caractère distinctif de l’organisation ét de la vie. Il est certain en outre, que ce consensus entre toutes les parties est dans les êtres vivans d’autant plus grand, que la vie et l’organisation y sont plus compl'quées. À ce double titre , il doit être extrême chez l’homme; et, en effet, les liens les plus multipliés unissent entre elles toutes les parties de son corps; une modification imprimée à une de ces parties nécessairement se propage à toutes les autres.
Il s’agit d’énumérer tous ces liens, d’assigner la condition matérielle qui les établit, de rechercher par quel mécanisme elle le fait, de faire sentir toute leur importance, et de montrer comment ils constituent l’individualité de l'être. Nous les rangeons en trois classes ; les ‘À rapports mécaniques , tenant aux influences physiques que les divers organes du corps exercent les uns sur les autres ; ceux que nous appelons liens ou rapports fonctionnels, parce qu’ils dépendent de l’enchaînement des