SECTION IT
Des rapports de l Homme avec La Nature.
Is n’y a pas de vide dans la nature, et par conséquent aucun corps n'est isolé ; tout corps est toujours en contact avec quelques autres qu'il influence ou par lesquels il est influencé , et avec lesquels conséquemment il a des rapports.
Ces propositions, qui sont vraies de tous les corps, le sont surtout des êtres vivans. En effet, si aucun corps inorganique n'est isolé, au moins il n’a pas besoin des autres corps pour exister; le plus souvent les corps di-
vers avec lesquels il est en contact ne tendent qu’à le détruire ; et si on le suppose dans un isolement complet, sa conservation n’en sera que plus assurée, sa destruction n'étant plus amenée désormais que par la réaction chimique de ses propres élémens. Au contraire , un être organisé, quelque simple qu’on le suppose, dans l’isolement ne pourrait continuer de vivre; il faut en eflet, au moins qu'il se nourrisse, c’est-à-dire qu'il renouvelle sans cesse la matière qui forme ses organes , et il ne peut puiser cette matière nouvelle qu’il doit s'approprier, que dans des corps autres que lui, et avec lesquels conséquemment il doit avoir des rapports.
Aussi, les êtres organisés ont-ils avec la nature générale, des rapports plus multipliés que les corps inorganiques. Geux-ci n’en ont que d’une seule espèce, des rapports mécaniques, physiques et chimiques , en un mot, dépendans des lois générales de la matière. Les êtres vivans au contraire, outre les rapports de ce premier ordre, en ont d’autres qui leur sont spéciaux , qui tiennent aux forces propres qui les animent, et qu'à ces titres on peut appeler organiques. Nous allons étudier successivement ces divers rapports dans l’homme ; nous serons courts, parce que l'exposition que nous avons faite de la vie de cet être, en a déjà en grande partie donné la connaissance.
DRE We :
$. IT, Rapports mécaniques , physiques et chimiques de
l'Homme avec Les corps extérieurs.
Nous appelons ainsi les influences mécaniques , physiques et chimiques, que l’homme reçoit inévitablement des corps extérieurs, par suite de son contact obligé