DES RAPPORTS PHYSIQUES ET CHIMIQUES
de l’almosphère, Quant aux nombreux phénomènes éleciriques dont l'atmosphère est le théâtre, voici leurs influences physiques sur l’homme. L'air est-il très-sec, et par conséquent complètement isolant, en même temps que les nuages sont très-élevés , et à une très-grande distance du globe? toute communication électrique est interceptée , et nul phénomène électrique ne se manifeste. L'air, au contraire, est-il très - humide, est-il devenu par là conducteur de l'électricité? il y a dès-lors communication entre le globe et les nuages. La communicalon est-elle immédiate ou fort étendue? l'équilibre électrique s'établit insensiblement et sans phénomènes apparens , et l’homme , comme tous les autres corps terresires , a sa part dans la transmission. La communication n'est-elle pas assez complète , ou'est-elle trop peu étendue proportionnellement à la charge électrique des nuages ? l'équilibre ne se rétablit que par de violentes explosions qui donnent lieu aux éclairs et au tonnerre; et si l'homme se trouve sur le passage du fluide, au moment de la décharge foudroyante, il recoit une commotion qui peut le tuer. Enfin, comme il est prouvé que la sphère de l'électricité atmosphérique s'étend à une certaine distance, l’homme doit la recevoir comme les autres corps ; et, en effet, cette influence est manifestée en certaines personnes par le sentiment de malaise qu'elles éprouvent à l’approche des orages.
Tels sont les phénomènes physiques et chimiques qui résultent pour nous de notre rapport obligé avec l’atmosphère ; et c’est À eux que nous bornons ce que nous awons à dire sur nos rapports mécaniques , physiques et chimiques avec les corps extérieurs. En effet, si l’on excepte nos vêtemens, tout autre corps n’est jamais
qu’éventuellement en contact avec nous; et nous ne devons pas conséquemment traiter de leur action physique et chimique sur nous, puisque nous n’avons à parler ici que des rapports qui sont pour nous , Ou nécessaires , ou inévitables. Quant à nos vêtemens, indépendamment du service qu'ils nous rendent sous le rapport de leur température et dont nous avons déjà parlé, leurs autres oflices physiques sont, d’absorber la matière de notre transpiration, de nous défendre de l'influence chimique de la lumière , de celle de l’humidité, et de nous protéger contre tous les contacts qui pourraient altérer le tissu de nos organes.
> F4 5 4 Me $. II. Rapports organiques de l'Homme avec Les corps extérieurs.
Non-seulement l’homme, à cause de son contact obligé avec les autres corps de la nature, a avec eux les rapports physiques dont nous venons de parler ; mais encore il entretient avec ces corps d’autres relations sans lesquelles il ne pourrait ni vivre, ni accomplir certaines de ses facultés ; il recoit d’eux certaines influences qui sollicitent à l’action sa puissance vitale, et en modifient les effets. Ge sont les relations de cet ordre, tenant à sa nature d'être vivant , que nous appelons rapports organiques. Ges rapports sent d'autant plus nombreux en tout être vivant , que cet être a une organisation plus compliquée , et un pouvoir sur la nature plus srand. Deux faculiés de la vie , en effet, les entraînent forcément à leur suite, celle de se nourrir, et celle de sentir: et ils seront d’autant plus multipliés que la première de ces facultés exigera pour s’accomplir un con-