DES CONSTITUTIONS
que présentent les organes , les chances de maladieet les risques de mort accidentelle seront d’autant plus grands, que l’organe qui est plus faible est un des plus importans, un des plus employés, et un de ceux qui doit naturellement , ou à cause de notre situation sociale particulière, supporter de la part de l’univers extérieur le plus d’influences contraires.
Maintenant faut-il tracer les signes extérieurs auxquels on reconnaîtra le degré de force ou de faiblesse de la constitution ? Ces signes sont anatomiques et physiologiques , c’est-à-dire pris dans le degré de développement de tous les organes, et dans le mode selon lequel ils accomplissent leurs fonctions. Lorsque examipant l'habitude extérieure , les proportions des diverses parties, le volume des os, des chairs , l’état des articulations, de chacune des cavités splanchniques, de chacun des systèmes, des appareils , etc. , on trouve toutes ces parties bien conformées , convenablement développées , on a lieu d’en conclure une assez grande force dans la constitution. Il en est de même si, observant attentivement chacune des fonctions , on voit l’accomplissement s’en faire avec régularité, aisance et énergie. On juge d'ordinaire par les calorifications , parce que ces fonctions ont pour but d’annihiler une influence physique contraire : mais toutes les fonctions ne sont-elles pas dans ie même cas ? et toutes n’ont-elles pas pour résultat la production d’un phénomène opposé aux lois physiques et chimiques générales. On peut aussi prononcer, d’après la résistance qu’oppose l’économie auxinfluences perturbatrices auxquelles on la soumet; d’après la promptitude avec laquelle elle se rétablit , quand une maladie l’a dérangé. Il faut enfin consulter : l’âge
de l'individu , puisque son fonds de vie n’est pas le même en chacun ; ainsi que la manière dont il a vécu , puisqu'il a pu entretenir , ménager , économiser ses forces , comme les épuiser.