LA LECTURE ENSEIGNÉE PAR L'ÉCRITURE
L'idée d'enseigner la lecture par l'écriture n'est pas nouvelle, puisqu'elle a été préconisée, dès l'an VIII, par François (de Neufchâteau). Cet homme remarquable, plus connu comme l'organisateur de la première exposition industrielle et aussi par son projet de loi pour la destruction des insectes nuisibles à l'agriculture, avait trouvé le temps, étant à la tête du ministère de l'Intérieur (dont ressortissait l'Instruction publique), de composer un manuel d'enseignement de l'écriture par la lecture.
Le principal avantage de ce système est de donner satisfaction au besoin que les enfants ont d'agir par eux-mêmes. Aussi, l'enseignement de la lecture par l'écriture est-il très répandu en Allemagne.
Mais les méthodes allemandes et les méthodes similaires employées en France ont souvent un effet fâcheux sur la vue des enfants, car elles reposent sur l'usage d'une écriture penchée; et cet inconvénient est si considérable que l'emploi de ces méthodes, malgré leur supériorité pédagogique, devrait être rigoureusement interdit, au nom de l'hygiène.
Il m'a donc paru intéressant de combiner une méthode d'enseignement de la lecture fondée sur les mêmes principes, mais faisant usage d'une écriture droite, compatible avec une bonne attitude des élèves.
Je reproduis ci-contre une page de cette méthode (Voir
Voici, sur cette méthode, quelques appréciations dues à des auteurs d'une compétence reconnue.
M. Gaston Tissandier, dans la Nature, s'exprime ainsi :
« Il est d'un intérêt national de rendre aussi rapide que possible l'apprentissage de la lecture, pour laisser aux maîtres
DEDUCTIONS PRATIQUES.
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