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XXV. — MOYENS D'ACCÉLÉRER LA LECTURE DES AVEUGLES

P II est évident que si Barbier pouvait être consulté, il renoncerait instantanément à son tableau en noir, qui avait été conçu en vue de trente-six cases seulement.

Tableau carré théorique.

Fig. 94.

En présence du nombre immense des solutions possibles, je vais en exposer deux tirées d'Entre aveugles.

Dans le premier exemple, faisant passer au second plan les intérêts de la sténographie, je me suis appliqué à choisir, pour les signes en noir de la phonographie simple, des cases correspondant à des signes en points d'une bonne lisibilité. Lorsque je combinais l'un et l'autre de ces exemples, je n'avais pas encore eu l'idée, exposée tout à l'heure, et qui me paraît pratique, de réserver les signes minces pour la représentation de la ponctuation.

Premier exemple. — Examinons le double tableau suivant :

JAVAL.

DÉDUCTIONS PRATIQUES

Tableaux carrés des soixante-trois signes en points et en noir.

OU

ou

pr

br

pl

bl

an

tr

dr

in

fr

Vr

fl

on

ou

cr

gr

gi

oh

eu

un

Fig. 95.

Dans ce tableau figurent, en quantité amplement suffisante, des signes représentatifs des sons et articulations de la langue française. La première colonne comprend les sept voyelles a, i, o, ou, é, eu et u; j'ai attribué à cette dernière voyelle le point 2, mauvais à lire et à écrire par égard pour les langues où le son u n'existe pas. L'ordre des voyelles est emprunté à l'Espéranto et à Barbier qui, pour des raisons différentes, ne mettent l'é qu'après les autres voyelles simples. Dans la dernière colonne se trouvent les quatre voyelles nasalées, qui n'existent qu'en français, une case vide, et les consonnes liquides et /, parce qu'elles ont, dans la formation des mots, un rôle qui les rapproche de celui des voyelles.

La seconde et la troisième colonne contiennent les quatorze consonnes qui, en y joignant ;* et /, donnent les seize articulations nécessaires en phonographie.

J'ai ajouté dans le tableau phonographique ci-dessus quelques articulations terminées par r et /, qui se transforment aisément en signes métagraphiques.

Dans ce tableau, les signes minces sont rigoureusement exclus de la représentation des consonnes ; donc, pour le lecteur, sécurité assez grande, et, pour l'écrivain, avantage d'économiser sur le temps employé à séparer les mots.

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