OPTIQUE DE L ŒIL
est donnée par la différence de rang entre les carrés des deux files qui paraissent encore striés.
On peut renouveler la même expérience à 50 centimètres de distance, mais alors les rangs des carrés sont exprimés par les chiffres de la seconde ligne : une différence d'un rang n'indique plus qu'une demi-dioptrie d'astigmatisme. — On peut procéder de même à un mètre, en se servant des chiffres
de la troisième ligne. Suivant les cas, pour l'une ou l'autre des expériences, qui se contrôlent mutuellement, il est utile de corriger préalablement la myopie ou la presbytie par des verres sphériques appropriés (1).
Il est utile de corriger l'astigmatisme à partir d'une demidioptrie, d'une dioptrie ou d'une dioptrie et demie, selon l'âge ou la profession des personnes qui en sont affectées ; à partir de deux dioptries, le défaut cause toujours une gêne très appréciable.
Cependant, dès 1854, une voie nouvelle avait été ouverte par Helmholtz qui, peu de temps après son invention de l'ophtalmoscopc, mit aux mains des oculistes son ophlalmo-
(1) On verra plus loin que j'appelle bonne une une vue meilleure que celle qui correspond à la normale de Snellen, et cela dans le rapport de 7/5. A l'éloignement de 0.75, une bonne vue distingue des hachures distantes de 1/10 m/m. S'il y a défaut de réfraction, les hachures sont distantes d'autant de fois 1/10 m/m en plus qu'il y a de dioptries de défaut de réfraction. En particulier pour l'astigmatisme, quand les hachures correspondent au méridien défectueux, la distance des hachures cessant d'être visible, augmente de 1/10 m/m pour chaque dioptrie d'astigmatisme.
La distance d'axe en axe des hachures est donc respectivement de 0,07, 0.14, 0.21, 0.28, 0.35, 0.42, 0.49, 0.56 dixièmes.
mètre, instrument auquel il attacha une telle importance qu'il le fit figurer, vingt ans après, au premier plan des accessoires qu'on remarque sur son portrait, peint par Knaus. Cet instrument permet, en effet, de mesurer avec une grande précision les rayons de courbure de la cornée sur le vivant, et Knapp, Donders, Mandelstamm, Woinow, v. Reuss, Mauthner, etc., s'en servirent successivement pour effectuer des mensurations qui donnèrent quelques renseignements sur la forme de la cornée humaine.
Pendant plus de vingt-cinq ans, personne n'avait supposé que l'ophtalmomètre fut susceptible de perfectionnement, quand le Dr Schiôtz, de Christiania, vint passer un an au laboratoire d'ophtalmologie de la Sorbonne pour faire de l'ophtalmométrie. Rebutés par les difficultés excès-