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I. — ÉVOLUTION DE LÉPIGRAPHIE

nienne de cette écriture, les traits offrent une inclinaison analogue à celle de nos italiques, et qui peut atteindre de 15° à 30° ; le musée du Louvre en offre un exemple sur le

- Fig. 3. — Variété sidonienne.

célèbre sarcophage d'Echmounazar, roi de Sidon : il y a là une exception d'autant plus singulière que, dans les inscriptions tyriennes de Carthage, bien postérieures, les traits ont repris la position rectangulaire et que dans la fameuse stèle de Mésa, antérieure de cinq cents ans à ce sarcophage, l'obliquité des verticales est à peine sensible.

Fig. 4. — Variété tyrienne de Carthage.

On voit donc que, depuis l'époque où les hommes adoptèrent l'écriture phonétique, les caractères épigraphiques ont été formés principalement de traits horizontaux et verticaux, tous de même épaisseur. Cette dernière remarque a même valu le nom de caractères ANTIQUES à ceux dont on vient de lire un spécimen.

C'est en Grèce qu'il nous faut chercher les types les plus beaux de caractères épigraphiques. — Ceux de la meilleure époque sont assez grêles et de forme aussi carrée que possible, la largeur des lettres étant à peu près égale à leur hauteur, ce qui prête à la disposition <7toi/y]Sov, c'est-àdire telle que toutes les lettres d'une inscription sont non seulement disposées en lignes horizontales, mais aussi en files verticales.

Peu à peu, l'influence de l'écriture onciale est venue

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Fig. 5. — Ecriture onciale.

modifier le type des caractères épigraphiques; deux ou trois siècles avant J.-C, on voit apparaître le 2 semi-lunaire, qui

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