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CHAPITRE XIII

LE MÉCANISME DE L'ÉCRITURE

Nous emploierons, dans la présente étude, la méthode qui doit guider tous ceux qui veulent tracer les règles à suivre pour bien exécuter les exercices corporels. Cette méthode, créée par Marey, consiste à observer la manière de faire des sujets les mieux doués, qui, soit par aptitude naturelle, soit par tradition, sont en possession d'une exceptionnelle virtuosité.

Examinons donc les mouvements d'un habile écrivain, par exemple d'un secrétaire-rédacteur de la Chambre des députés, qui, tout en regardant constamment autour de lui, rédige, séance tenante, le procès-verbal analytique. Son écriture est fine, penchée, régulière et assez lisible pour ne laisser aucune hésitation aux typographes.

Nous remarquons tout d'abord une oscillation continuelle de la main entière; c'est l'articulation du poignet qui fait un mouvement d'extension pour chaque délié, un mouvement de flexion pour chaque jambage. De plus, les trois doigts qui tiennent la plume exécutent en même temps des mouvements d'extension quand le poignet s'étend et de flexion quand il revient ; ces mouvements des doigts ont pour effet de diminuer un peu la pente des déliés et davantage celle des pleins. Les doigts font encore d'autres petits mouvements, pour parfaire la forme de certaines lettres et pour soulever la plume. L'écriture la plus rapide et la plus régulière est celle qui réduit au minimum les mouvements des doigts, et se fonde le plus possible sur les mouvements du poignet, lesquels, par leur isochronisme et leuridentité, sont un gage de célérité ; ces mouvements du poignet forment une espèce de vibration, de tremblement absolument régulier, qui se produit sans fatigue et en quelque sorte sans que la volonté ait à intervenir : c'est pour ainsi dire la base de l'écriture rapide ; mais il faut que, sur ce mouvement, se

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