‹ Physiologie de la lecture et de l'écritureChapitre 72 sur 147 · JA.VAL · texte numérisé non relu

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greffent d'autres mouvements variés qui ont pour but de différencier les lettres entre elles. Le mouvement en question donne la rapidité et la régularité : les autres mouvements donnent la lisibilité.

Mais les mouvements du poignet et des doigts, assistés, chez certaines personnes, d'un mouvement du bras suivant sa longueurpour former les lettres longues, ne permettraient que d'écrire en place ; il faut encore un mouvement de translation. C'est un point sur lequel nous devons insister tout particulièrement.

L'écrivain habile, s'il a oublié les préceptes de son maître d'écriture, appuie son coude sur le bord de la table, si bien que, tant qu'il écrit sur une feuille étroite, le coude reste absolument immobile et la ligne d'écriture est non pas une ligne droite, mais un arc de cercle ayant pour rayon la longueur de l'avant-bras, augmentée de celle de la main et de la partie de la plume qui dépasse les doigts (1). Pour en acquérir la preuve, après vous être installé commodément pour écrire sur la feuille de papier que vous avez placée obliquement par instinct, posez la pointe de la plume au commencement d'une ligne et faites mouvoir l'avant-bras autour du coude pris comme centre ; la plume tracera sur la feuille un arc de cercle de rayon assez grand pour pouvoir être confondu avec une ligne droite parallèle au bord supérieur de votre papier. Cette immobilité du coude est favo-

Fig. 46 (tracée en 1881).

(1) Comme exemple à l'appui, voici le fac similê (Fig. 47) d'une circulaire émanant d'un écrivain illustre ; la courbure est un peu augmentée par le fait de la réduction photographique de ces lignes qui avaient été écrites sur une feuille extrêmement large.

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