‹ Physiologie de la penséeChapitre 12 sur 51 · Ibid., art. xi.ui · texte numérisé non relu

Ibid., art. xi.ui

FACULTÉS DE LA PENSÉE

encore quand nous les aurons tous discutés d’un point de vue à la fois psychologique et physiologique, en euxmêmes et dans leurs mutuelles relations; lorsqu’en d’autres termes, nous serons parvenus, suivantla mesure de nos forces, et de ce double point de vue, à établir ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas, ce qu’on ne peut pas savoir, des rapports qu’ont avec l’organisme et ses diverses pièces, les besoins et les appétits , les passions , les sens externes, Y imagination et la mémoire , les penchants et les aptitudes , Y entendement enfin et la volonté.

Mais ceci dit, ce plan tracé, cette division opérée, qu’on ne l’oublie pas, et nous ne voulons pas qu’on suppose que nous ayons pu l’oublier un instant; cette division , nécessaire à la détermination qui est le but de ces études,' cette division ne divise pas un sujet indivisible, qui est l’homme et ses facultés. Un grand homme, un grand physiologiste, Hippocrate, l’a dit dans un de ces aphorismes, dont un grand nombre porte plus loin que la médecine : « Tout y est entente, conspiration, sympathie. Des parties et des parties de parties, sans doute ; mais avant tout une même action, un même but 1 . » Un autre grand homme, un grand philosophe, Descartes, l’a dit de même, dans un passage plus vrai que ceux que je citais tout à l’heure, et qui leur fait contre-poids, les rectiûe et les rachète : « L’âme est véritablement jointe à tout le corps, et on ne peut pas proprement

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