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Traité de physiologie, t. I, 2e partie, p. 21 et

2. Cité par M. Longet, Anatomie et physiologie du système neiveux, t. II, p. 331.

3. Recherches expérimentales sur le système nerveux ganglionnaire, Ie édition, p. 262.

4. Anatomie et physiologie du système nerveux, t. 11, p. 333.

ques physiologistes, et par exemple M. Serres1, aient avancé que cette partie de la moelle allongée préside aux fonctions alimentaires , et si ces physiologistes avaient été en état ou en disposition de donner à leur opinion quelque tournure psychologique, ils n’auraient pas manqué de dire que ce point de la moelle allongée est le siège, la condition organique de l’instinct d’alimentation , de la sensation de la faim et de la soif. C’est là précisément ce qu’a fait M. Longet, pour un point trèsvoisin de la moelle. Malgré sa réserve habituelle, ce physiologiste pense que les parties basilaires de l’encéphale sont loin d’être étrangères à la sensation de la faim et de la soif, et que c’est là, au contraire, que se termine cette sensation 2. De pareilles déterminations organiques ne constituent , on le sent bien, que de pures hypothèses. Ni la pathologie, ni la physiologie expérimentale, ni l’anatomie elle-même, ne les autorisent. Elles ne seraient pas plus de mise dans le cas même où n’existeraient pas les doutes ou les contradictions que nous avons signalés sur les usages , dans la sensation de la faim et de la soif, des nerfs qui proviennent de la partie susnommée de la moelle allongée , les nerfs pneumo-gastrique et glosso-pharyngien. 11 n’y a d’instinct qu’à charge de sensation et de perception , et nous n’avons plus besoin de redire que la sensation et .la perception sont essentiellement l’affaire du cerveau, ou

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