‹ Physiologie de la penséeChapitre 45 sur 51 · Voir la note J · texte numérisé non relu

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velle (le double de ce qu’on en a d’ordinaire! . Byron en avait tout autant et môme un peu plus. Cuvier en possédait plus de trois livres et près de quatre.

Cromwell, Byron, Cuvier, Dupuytren étaient certainement de grands esprits, lumière et honneur de notre espèce. Peut-être néanmoins ont-ils eu des égaux; peutêtre ne serait-ce pas leur manquer de respect que de mettre à leur niveau, par exemple, Raphaël, Voltaire et l’empereur Napoléon ; Raphaël, ce roi des peintres, dont le front qu’attendait la barrette ne nous semblerait guère moins haut que celui du poëte Byron; Voltaire, qui n’était pas non plus un croquant, et dont la gloire encyclopédique paraîtrait aussi pouvoir aller de pair avec celle du baron Cuvier, pour ne rien dire du baron Dupuytren ; l’empereur Napoléon enfin, qu’on peut, sans trop d’irrévérence, rapprocher du protecteur Cromwell.

Or, Raphaël avait une petite tête, un petit crâne, un petit cerveau; c’est ce que montra, en 1833, l’exhumation que fit faire de ses glorieux restes le pape Grégoire XVI. La grande circonférence de son crâne allait au plus à vingt pouces. Voltaire aussi avait un crâne et un cerveau de très-moyenne grandeur. Cela est encore acquis à la science et même à l’art. 11 en était de même enfin de Napoléon. Son crâne n’avait, pas 21 pouces de circonférence horizontale ; c’est-à-dire qu’il n’offrait qu’un développement ordinaire , un développement qu’on rencontre même chez des malheureux affectés d’imbécillité d’esprit. J’ai ailleurs insisté assez longuement et assez minutieusement sur ces faits et ces rap-

prochements, pour qu’il me suffise ici de les rappeler et de les affirmer l.

Qu’est-ce que prouverait, si ces deux séries de faits étaient également avérées, qu’est-ce que prouverait ce rapprochement du développement cérébral monstrueux de Cromwell, Byron, Cuvier, et du développement cérébral tout ordinaire de Raphaël, Voltaire, Napoléon? Ce que j’avais tout d’abord avancé : qu’à partir d’un développement cérébral, exprimé en poids par H ou 1,200 grammes, métriquement, par une grande circonférence horizontale de 520 à 550 millimètres (19 ou 20 pouces), il est à peu près indifférent, pour un grand esprit ou un génie, d’en avoir peu ou beaucoup plus que cela, 1,500, 1,800, 2,000 grammes, à supposer que ces deux derniers chiffres puissent être atteints. C'est là, en effet; ce qui est incontestable, et il faut bien que la science et le monde en prennent leur parti.

Il y aurait une égale erreur à prétendre que le développement de l’intelligence est proportionnel, non plus au développement de tout l’encéphale, mais à celui du cerveau proprement dit ou des hémisphères cérébraux. A côté d’un certain nombre de faits qui semblent donner gain de cause à cette opinion, il y en a d’autres aussi nombreux qui la contredisent, et en réalité l’annulent. Ainsi l’on a voulu donner à l’appui la proportion , • dans l’encéphale de Cuvier, du volume du cerveau propre-

i. La Phrénologie, son histoire, etc..., p. 290 et suiv., p. 307 et suiv.

ment dit à celui du cervelet. J’ai dit plus haut pourquoi le fait général du poids de l’encéphale du grand naturaliste n’est pas acceptable, et doit au moins être laissé de côté. La proportion qui y est énoncée du volume du cerveau à celui du cervelet est encore bien plus problématique. En réalité, cette proportion n’y est qu’affirmée; elle n’est pas exprimée en chiffres, mais le lutelle, et se trouvât-elle considérable et toute à l’avantage du cerveau, quelle ne prouverait rien de ce qu’on prétend lui faire prouver. J’aurais d abord et immédiatement à opposer à ce fait un fait contraire. J’ai pesé, il y a vingt-quatre ans, en 1836, l’encéphale d’un savant des plus distingués, ancien membre de l’institut d Êgypte, confrère de Cuvier à 1 Académie des sciences, M. G*. L’encéphale pesait dans sa totafité 1,38^ giammes, le cerveau proprement dit 1,144, le cervelet 240. Le rapport de ce dernier organe au cerveau était donc : : 1 : 4,766. Si la proportion du cerveau au cervelet faisait de Cuvier un grand homme, la même proportion

eût dû faire de M. G* un idiot.

Indépendamment de ce fait particulier, et j en ai vu plus d’un de même caractère, — il y en a d autres, des faits généraux, qui rendent plus que douteuse cette opinion de l’existence d’un étroit rapport entre le développement de l’entendement proprement dit et le volume ou la masse des hémisphères cérébraux.

Chez l’enfant nouveau-né, puis dans les trois ou quatre premières années de la vie, la proportion des hémisphères cérébraux au cervelet est : : 20 ou 15 : 1 :

tandis que chez l’adulte , et déjà depuis l’âge de 4 ou S ans, cette proportion est de S, 6, 7 à 1 . Dira-t-on que c’est à l’âge de quelques jours, quelques mois, deux ou trois ans, que l’intelligence de l’homme est le plus développée , qu’elle l’est alors beaucoup plus qu’elle ne le sera plus tard, seulement même à huit ou dix ans ?

Voilà un premier fait général; en voici deux autres.

Des recherches directement faites sur les idiots ou imbéciles m ont conduit a constater que , parmi eux ce ne sont pas toujours à beaucoup près les plus intelligents ouïes moins imbéciles qui ont le cerveau le plus considérable proportionnellement au cervelet ou au reste de l’encéphale. Les mêmes recherches m’ont montré qu’il en est absolument de même chez les hommes d’une intelligence ordinaire, c’est-à-dire que, chez eux comme chez les imbéciles, ce n’est pas toujours le plus gros cerveau qui, proportionnellement à la masse du cervelet, répond à un plus grand développement de l’esprit *.

Enfin, veut-on, autant que cela est possible et légitime, comparer, à cet égard, l’homme avec les autres animaux? On trouve que l’homme, pour la proportion des hémisphères cérébraux au reste de l’encéphale, n’est guère au-dessus du canard et de la corneille1 2, guère au-dessus du sanglier, du cheval, du chien ; qu’il

1. Mémoire sur le poids du cerveau , considéré dans ses rapports avec le développement de l’intelligence, dans le second volume.

2. Les frères Wenzell, De penitiori structura cerebri, tabula quarta.

est à côté du bœuf, et au-dessous de certains singes .

Ainsi donc, jusqu’à présent au moins, la question de la corrélation à établir entre le développement de- hémisphères cérébraux et celui de l’intelligence est loin de pouvoir être résolue par 1 affirmative.

11 y aurait une troisième erreur à vouloir mettre en une sorte d’équation les hautes facultés de la pensee non plus avec le développement soit de tout l’encéphale, soit du cerveau proprement dit, mais seulement avec le développement de la moitié antérieure ou frontale de ce dernier organe, celle qu’on est assez disposé à regarder comme l’instrument plus particulier de 1 esprit. J’ai fait sur ce point spécial de physiologie psychologique des recherches directes et précises, et rien non plus de plus précis et de plus certain que le résultat qu’elles m’ont donné. Je renvoie à ces recherches et

n’en donne ici que le résumé 1 2.

Si, du point de vue du développement cérébral, on compare aux hommes d’une intelligence ordinaire et même d’une intelligence plus qu’ordinaire les ^ malheureux atteints d’idiotisme congénital, on voit d’abord qu en tenant compte du développement général du corps, exprimé par celui de la taille, laquelle est beaucoup moindre chez les idiots, le développement cérébral moyen est au moins aussi considérable chez ces derniers

1 Cuvier, Anatomie comparée, 184o, t. III, P- 81.

9. Voir, dans le second volume, le Mémoire sur le développement du crâne, considéré dans ses rapports avec le développement de l'intelligence.

que chez les autres hommes. On voit ensuite et surtout que la partie la plus développée du cerveau chez les idiots ou imbéciles est sa partie frontale, la partie occipitale, au contraire, étant chez eux celle qui est le plus diminuée. Il n’y a pas à se récrier et à protester contre un semblable résultat. Il faut l’accepter ou le combattre par des résultats contradictoires; et c’est ce que l’on n’a pas fait, et ce que l’on ne fera pas.

Je demande au lecteur la permission de lui rapporter, à ce sujet, une toute petite histoire, qui pourra venir en aide à sa conviction, comme elle a servi à la mienne. Le résultat général que je viens d’énoncer, je l’avais obtenu d’un long travail exécuté sur les idiots du sexe masculin de l’hospice de Bicêtre. Un jeune élève interne de l’hospice de la Salpêtrière, devenu plus tard un médecin distingué ’, s’en scandalisa pour ainsi dire, tant il le trouvait opposé aux idées reçues, et entreprit de le combattre par des faits contraires à ceux qui lui avaient servi de base. Ces faits, il se mit en devoir de les recueillir, dans le service médical auquel il était attaché, sur des idiots du sexe féminin. Puis il les groupa, les compara, les calcula, en tira ses moyennes, en conclut enfin ses résultats. Ces résultats étaient identiques à ceux que j’avais obtenus de l’observation des idiots ou imbéciles du sexe masculin. Mon jeune contradicteur vint me remettre son travail comme une confirmation du mien. Ce travail, je l’ai en ce moment sous les yeux,

\ . M. le docteur Poumet.

et j’aurais pu le placer dans le volume des mémoires justificatifs.

Ainsi donc, développement total soit de l’encéphale, soit du cerveau proprement dit, développement de la partie antérieure de ce dernier organe, ce sont là trois choses ou plutôt trois conditions qui, pas plus l’une que l’autre, ne peuvent malheureusement être mises en corrélation et, à plus forte raison, en équation avec le développement des hautes facultés de la pensée.

Il faut en dire autant d’une autre condition de 1 anatomie du cerveau que quelques physiologistes avaient eu l’idée de douer de ce privilège. La surface du cerveau, et surtout sa surface externe, est constituée par des replis plus ou moins profonds de sa substance , qu’on appelle des circonvolutions . Desmoulins , dans ces derniers temps , renouvelant , un des premiers je crois, une opinion qui remonte au moins à Erasistrate, avait prétendu que le développement de l'intelligence dans la série animale et dans l’homme est en rapport avec le développement de ces circonvolutions et la profondeur des anfractuosités qui les séparent, en d’autres termes avec le développement réel et total des surfaces cérébrales extérieures. Galien, je l ai déjà dit ailleurs1, avait en quelque sorte condamné à l’avance cette opinion de Desmoulins, en combattant celle d Érasistrate. Il avait fait remarquer qu’un animal qui ne passe pas pour très-spirituel, l’âne, a de fort belles cir-

i. La Phrénologie, son histoire, etc..., p. 88 et suiv.

convolutions cérébrales ; et le grand anatomiste Vésale avait trouvé que Galien n’avait été sur ce point ni assez affirmatif, ni assez vif. Depuis on a remarqué avec raison, et j’ai été un de ceux qui ont fait cette remarque, qu’il y a, dans la série zoologique, des animaux trèsintelligents, le lièvre, l’écureuil, le castor, qui n’ont pas de circonvolutions cérébrales, tandis que d’autres animaux qui le sont beaucoup moins, le mouton, le cochon, la roussette, en possèdent de fort belles. Des travaux tout à fait récents sont venus confirmer les conclusions à tirer de ces faits. M. Baillarger, par des recherches en quelque sorte métriques, a montré que le développement de l’intelligence, loin d’être en raison directe de l’étendue des surfaces cérébrales, serait plutôt en raison inverse. M. C. Dareste, de son côté, a cherché à démontrer et croit que le développement des circonvolutions, ou en d’autres termes des surfaces cérébrales, n’est point en rapport avec celui des facultés intellectuelles, mais qu’il suit uniquement le développement de la taille. M. Gratiolet enfin, dans ses observations sur le mémoire de M. Dareste, rappelle qu’il y a de nombreuses et graves exceptions à la loi énoncée dans ce travail; mais il reconnaît, en définitive, que ce n’est que sous toutes réserves qu’il est possible d’établir quelque relation entre le développement des circonvolutions et celui de l’instinct ou de l’intelligence. J’ajouterai, pour ce qui me concerne, que dans de nombreuses recherches anatomiques sur l’encéphale de l’homme, il m’est arrivé bien souvent de trouver, sur des cerveaux

de pauvres créatures d’un esprit bien moins qu’ordinaire, des circonvolutions qui, dans les idées d'Érasis- • trate et de Desmoulins, eussent dû appartenir tout au moins à un Bacon ou à un Descartes.

Mais j’entends ce qu’ici on pourrait dire. Sans doute le développement du cerveau, soit celui de sa totalité, soit celui de sa moitié antérieure, qu’on l’évalue d’après son poids, d’après son volume, ou enfin d'après l’étendue de ses surfaces, ce développement ne donne pas à lui seul la clef du développement de l'intelligence, mais il peut en donner, il en donne une bonne partie ; et le reste, ce qu’il ne donne pas, est fourni par d’autres conditions du cerveau qui dans ces derniers temps surtout ont fixé les regards de la science. Ces conditions sont, pour se restreindre, la texture du cerveau étudiée à l’aide du microscope, sa composition chimique et sa conformation générale.

La structure intime du système nerveux en général et du cerveau en particulier, étudiée à l’aide du microscope, est maintenant et plus que jamais à l’ordre du jour de la physiologie. Mais on peut dire que cet ordre du jour a subi des variations bien nombreuses et qui n’ont pas l’air d’être à leur fin. Je transcrirai, à cet égard, deux passages d’un physiologiste éminent, croyant au microscope dans une mesure raisonnable, et qui ici et pour ce qui est de cette croyance me servira de garantie et comme de paratonnerre.

« Les premières données positives que l’on ait obtenues sur la structure intime du système nerveux datent

de l’époque à laquelle on appliqua le microscope à l’étude de l’anatomie , et les progrès de la science sur le point qui va nous occuper sont dus , en grande partie, au perfectionnement que les physiciens apportèrent à la construction de cet instrument. Toutefois il ne faut pas oublier que l’œil, cet organe de la lumière, comme dit Ernest Burdach, est aussi l’organe des apparences et des illusions, illusions d'autant plus faciles qu’on l’arme d'un instrument plus fort. » « La forme canaliculée, dit un peu plus bas M. Longet, placée ici au cœur même de notre sujet, la forme canaliculée ou tubuleuse des fibres nerveuses primitives, proposée d’abord comme réelle, puis rejetée pour la forme pleine ou globuleuse, réadmise et abandonnée de nouveau, semble devoir être admise définitivement d’après les innombrables recherches faites dans ces dernières années. »

Ainsi donc , de l’aveu d’un des physiologistes qui se sont le plus occupés de l’application du microscope à l’étude du tissu nerveux, et qui en connaissent le mieux l’histoire, voilà quels ont été, jusqu’à présent, les résultats de cette application. Des admissions, des rejets, des réadmissions, de nouveaux rejets, de nouvelles réadmissions d’un fait, d’un seul fait anatomique ! est-ce assez de variations en moins d’un siècle peut-être , et cette partie de la science, ou plutôt de l’ignorance du système nerveux, n’est-elle pas au plus haut degré lamentable ? A Borelli , Ledermuller , qui grâce au microscope croyaient la fibre nerveuse creuse, à Leuwenhoeck, qui d’abord la crut pleine , puis creuse , succèdent Délia

Torre, Prochaska, Monro, qui avancent, chacun, cela va sans dire, avec sa variante, que cette libre est pleine et composée de globules enfilés à la suite les uns des autres, comme les grains d’un chapelet. Puis vient Fontana, qui creuse de nouveau la fibre nerveuse, mais en gratifiant son canal d’une sorte de contenu sobde. Puis les frères Wenzell , Barba , Bauer , Home , Milne- Edwards , Weber, qui , chacun à sa façon , une façon , cela va de soi, préférable à celle du voisin, rendent de nouveau son plein à la fibre nerveuse. Puis enfin, et jusqu’à nouvel ordre ou à de nouvelles opinions *, MM. Ehrenberg, Treviranus, Valentin, Leuret, Mandl, Longet, Ch. Robin, R. Wagner, Cl. Bernard, etc., qui en rétablissent le canal.

Voilà ce qui a eu lieu pour la substance blanche ou fibreuse du système nerveux. Voici où l’on en est pour sa substance grise. Ses anciens grains glanduleux , ses grains classiques, les acini de Malpighi, sont , à 1 heure qu’il est, devenus des cellules, des cellules à noyau qui plus est, apolaires , bipolaires , multipolaires , dont les

1. L’opinion, par exemple, de Stilling, qui refuse de voir dans le tube nerveux un véritable élément anatomique, et fait du cylindre d’axe, au lieu d’une tige pleine, un tube emboîté dans un autre tube, d’où partent des ramifications qui s anastomosent avec ceux dont se compose la gaine du nerf. M. Claude Bernard a bien raison de le dire, c’est là une opinion qui met à néant toutes les opinions précédentes, en attendant, ajouterai-je, que des opinions subséquentes lui infligent le même sort. ( Cl. Bernard , Leçons sur la physiologie et la pathologie du systèine nerveux , t. I, p. 132.)

unes, comme l’indiquent ces adjectifs , donnent naissance à une, à deux, à plusieurs fibres nerveuses, dont les autres ne donnent naissance à aucune fibre nerveuse ; la cellule, comme le dit un illustre physiologiste, M. Cl. Bernard, étant l’agent élaborateur ou collecteur du fluide nerveux, les fibres ou les tubes en étant les conducteurs.

Non-seulement ces cellules de la substance grise n’ont pas le même nombre de pôles ; elles n’ont pas la même nature.

Deux savants micrographes , d’origine russe si je ne me trompe ont trouvé qu’il y a dans les profondeurs du tissu nerveux trois sortes de cellules : des cellules motrices , les plus grosses, sans doute parce que le mouvement est plus grossier que le sentiment ; des cellules sensitives , les plus petites, sans doute aussi parce que le sentiment est tout ce qu’il y a de plus éthéré et de plus fin ; des cellules sympathiques ou de la vie nutritive, de moyenne grandeur comme les modestes fonctions de cette vie. De plus, et cela semble assez naturel, on trouve es cellules motrices dans les parties du système nerveux qu’on regarde comme affectées au mouvement, les cellules sensitives dans celles qui passent pour dévolues au sentiment, les cellules sympathiques ou assimilatrices dans celles qu’on attribue à la vie d’assimilation. Quelque chose de bien plus curieux, ce serait qu’on trouvât le contraire, c’est-à-dire des cellules mo-

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