Fonctions de l'écorce cérébrale, pages 11 et
ibis, c'est la mémoire qui rend visite à la conscience, etc. Môme un auteur au jugement tout objectif, comme Hermann Munk, qu'il serait impossible de soupçonner de penchants nif'îtaphysiques, écrit des phrases de ce genre : « Les perceptions visuelles ne sont pas toutes aptes à fournir des images intuitives, à assurer le maintien à l'état latent d'images mnémoniques, grâce aux modifications durables qu'elles impriment aux éléments représentatifs; une telle action est réservée à celles-là seules sur lesquelles l'attention se fixe. » Mais l'excitation d'éléments perceptifs n'a pas toujours pour suite l'excitation d'éléments représentatifs ; il faut, au contraire, à cet effet, la réalisation d'une nouvelle condition spéciale, d'essence physiologique inconnue, il faut que l'attention se dirige sur la perception visuelle * . Or, en règle générale, l'attention se tourne toujours sur les perceptions engendrées par la partie rétinienne de la vision directe (la tache jaune) ; ce sont donc toujours, d'après Munk, les éléments représentatifs du lieu A, qui doivent fournir les images intuitives des perceptions visuelles, et par suite conserver en môme temps les images mnémoniques des perceptions visuelles antérieures.
Que le lieu A, qui répond à la tache jaune rétinienne, comme lieu de la perception la plus nette, renferme aussi « tout à côté » les éléments de l'image et de la réminiscence la plus nette, et que ces éléments essentiels ne se trouvent pas en relation directe avec les fibres optiques conductrices de la périphérie rétinienne, cela est un fait évident en soi et devenu très vraisemblable depuis les expériences d'extirpation de Munk*. Mais pourquoi faut-il justement que l'attention se