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ATTICNTION LATEiNTE lit

satioii réelle, d'autre part, plus forte que l'image mnémonique. Bien plus, ces éléments se complètent en môme temps l'un Tautre : l'image mnémonique élucide les sensations faibles, les sensations fournissent de leur coté un fondement réel à l'image mnémonique. Cette assistance assimilatrice mutuelle de la sensation réelle et de Timage mnémonique entièrement évoquée, constitue ce que nous nommons Tattention sensible. »

Or, c'est un fait que tous les phénomènes « réels » (je dis plutôt actuels, car il n'existe pas pour nos sens de réalité propre, mais seulement des l'eproductions ou images mnémoniques de différents degrés), que ces phénomènes, dis-je, exigent toujours une assimilation et la connaissance de leur similitude ou de leur dissemblance avec les images antérieures, pour ôtre ou bien ignorés ou bien pris en active considération *. A chaque pas, à chaque mouvement de la main et du coips, à chaque déploiement d'activité, lié à des perceptions et à des mouvements, nous devons « reconnaître », partout images actuelles et antérieures se complètent ; et cela non seulement à l'endroit de la vision la plus nette, mais aussi dans le sens de la périphérie du champ visuel. Mais là justement où il y a complément parfait, indubitable, la prétendue « excitation plus forte » a coutume de ne point paraître; bien plus, dans la plupart des cas de notre vie professionnelle et journalièi'e, les actes de reconnaissance sont purement automatiques, sans la moindre trace de cette attention consciente, la seule dont traite la théorie de Lange. Ce qui parvient ici à la conscience, et môme en général comme objet d'une remarque fugitive, rarement d'une notation véritable, c'est seulement le produit, la représentation nouvelle; quant aux facteurs — attention latente, reproduction actuelle

1. II est difficile de clioisir une expression unique pour les différents degrés de « notation » automatique (instinctive) et pleinement consciente. Le myope doit déjà pour des raisons d'économie de temps renoncer à l'assimilation de tous les phénomènes actuels ; en beaucoup de cas, il doit lui suffire de reconnaître en un objet un obstacle à ses mouvements ; pour le reste, il doit renoncer à l'insérer correctement dans la série de ses anciennes images. Il existe une différence essentielle entre ce cas et celui de cécité psychique, qui nous empêche de pourvoir de représentations devenues jadis familières des images actuelles (page 33).

irimages mnémoniques antérieures, dont plusieurs souvenl concourent à une seule représentation — ils ne parviennent pas chacun à la conscience. Dans le domaine du sens visuel, la plupart des assimilations produites vers la périphérie du champ visuel et destinées à nous donner le sentiment de sûreté dans l'espace, ne sont môme pas remarquées simultanément, mais, dans le cas le plus favorable, la mémoire se borne à les emmagasiner superficiellement.

Tout autre est le cas où nous avons besoin d'un renforcemont de courant momentané ou continu, pour chercher ou bien le phénomène actuel, relatif à une image mnémonique présente en notre esprit, ou bien inversement les images antérieures en rapport avec un phénomène actuel non encore reconnu. Le renforcement de courant est-il d'une intensité et d'uue durée suffisantes, nous avons alors une attention consciente ; mais cet état, je l'ai indiqué dans un des derniers exemples, atteint son terme préalable au moment où la recherche aboutit. La théorie du renforcement par assimilation repose donc sur une confusion évidente entre l'attention et son résultat. Cette conclusion ressort aussi d'une expérience instituée par Lange, pour établir les fluctuations périodiques des images mnémoniques. Il s'agit de rescalier de Schrocder, déjà mentionné plus haut, et que je reproduis encore une fois ici.

Cette figure peut nous représenter à volonté Fescalier, vu de devant ou de derrière, si nous lui protons tour à tour les images mnémoniques du concave et du convexe. Mais on n'en pourrait douter, ce n'est pas ici l'acte môme d'assimila-

lion qui constitue rattciitioii constante, cette attention atteint bien plutôt son terme, chaque fois que l'une ou l'autre des images a abouti. Le courant conscient d'attention appuie l'assimilation. Nous pouvons en cela faire l'intéressante observation suivante : Si nous fixons d'une manière continue iiD point unique, vers le milieu de la figure, le passage d'une image à l'autre nous demandera plus de peine et plus de temps, que si nous dirigeons noti'e regard, tantôt sur A, tantât sur B. Dans le second cas, je peux faire alterner les images du concave et du convexe, presque cent fois à la minute, dans le premier cas, pas plus de cinquante à soixante fois. L'importance décisive semble appartenir en cette opéralion au déplacement du regard qui, selon toute évidence, non seulement ne retarde pas, mais môme accélère le processus du passage de l'altenlion. Le déplacement du regard de A vers B, peimet, en efTet, au courant A de prolonger son action à la périphéiie de l'œil interne à titre d'attention indirecte; l'image B a-t-elle abouti, la reprise du courant A est aussitôt possible el inversement.

Dans la vision libre aussi le déplacement du regard nous pei-met de réaliser un nombre d'assimilations bien plus grand que si notre œil immobiledcvaît voir défiler devant lui en une succession rapide les images actuelles isolées. En première ligne nous trouvons, en cas de déplacement, un auxiliaii'e dans ce fait, que non seulement les appai'îtions du champ visuel filées par nous, mais celles même vues indirectement, sont reconnues par voie automatique (par le moyen de l'attention latente, inconsciente); tout au moins la reconnaissance dans la vision est-elle si bien préparée, qu'une fixation fugitive suffit ensuite à l'achèvement du processus. 11 nous devient possible ainsi, à l'aide de quelques mouvements d'yeux, de découvrir l'image cherchée entre cent personnes. Il n'est pas non plus Impossible que le mécanisme nerveux du déplacement du regard, peut-être à la suite du concours des fibres radiées issues de l'écorce cérébrale, prête une énergie plus active au courant d'attention. Nous pouvons nous représenter la chose comme suit : les fibi'es radiées vibrent d'un mouvement simultané et réflexe, de façon à

Ibuniir au rliangomeiil do riiuage c(Mi traie dans les déplacements du regard, un point d'appui plus solide, plus efficact\ Cette correspondance constante est sans doute aussi la raison de cet autre fail: si nous lenons les yeux fermés et promenons notre regard intérieur dans le champ visuel imaginaire, il nous arrive parfois (notamment tout au début de l'expéri(4ic(\) de sentir en nous des impulsions d'innervation à des mouvements d'yeux réels, et pourtant l'attention est dirigée sur des images internes, avec lesquelles Fœil extérieur n a rien à faire. Il serait ftiux d'interpréter ce fait en faveur du principe mottuir (page 99) : il n'indicjue, à mon sens, rien de plus que la vibration concomitante de libres radiées, vibralion due au siuiple voisinage, et en ce cas toute superflue; de même il nous arrive, avec le téléphone, d'être mêlés à noire grand dépit à des conversations étrangères.

L'attention sensible n'est cependant pas épuisée par l'assimilation d'images actuelles et mnémoniques. Toujours en fermant les yeux, nous pouvons constater une attention énergique, consciente, qui lantot se borne à ré\ocationel au façonnement d'images individuelles, tantôt s'étend jus- (|u'à la découverte (associalion) et la combinaison fantaisiste d'images mnémoniques et substitutions différentes. Mais les cas sont très nombreux aussi, où dans ce mouvement tout central l'attention médiatrice ne parvient pas à notre conscicuice. Dans l'état de veille, ce sont les « idées » et « visions » subites, dans le sommeil maints songes, dont la nature nous permet d'inférer l'action antérieure de l'attention latente. J'ai cité dans les derniers chapitres un certain nombre d'exemples (pages 47, 74), qui entrent ici en ligne de compte. Dans les observations personnelles de ce genre, il faut bien considérer si, avant l'apparition de l'image ou de la notion désirée, il n'y avait en réalité aucun sentiment d'effort qui laisserait supposer l'attention. Cette raison nous empoche de ranger dans cette catégorie les phénomènes de la pensée consciente de sa lui, de la composition poétique et musicale: nous avons là, en général, de réels états de tension. Mais eu plus d'un cas la limite est difficile à tracer. Tandis que l'homme sans expérience, le naïf, ne comprend peut-être en

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rioii la question «le rattciilioii conHoiuiilo, rhoiiime esercr, cplui qui 11 éfoiilc l'herbe pousser», saurait en dire plus long sur ce clia[>iln' qu'il ne pourrait donne]' de preuves vérîlablcs.

Il est tOHi parliciili^renicnl difficile de distinguer eiilre l'attcnlion visilile el latente dans la conscience du i-;^vc, ou plulot dans les souvenii's de celle consrience. La correction il» chapitre précédent a déterminé le premiei' prote de mon impi-imerie, M. G. Sodeur, i'i me l'aire part d'un rêve curieu\ <|ui lui est airlvé il y a environ dix ans el est demeuré longtemps pour lui une énigme insoluble. Kotons que M. S... est un homme sûr, fidèle, consciencieux au plus haut degré ; on ne saurait douter de IcxacUtudc de sou récîl. Son dévouement passionné à sa profession, qui In mfimc détourné du mariage, explicjue que M, S. . . soit souveni obsédé, mCmc en dehors des lieiiivs de bureau, par la pensée de son travail. la nuit, il a <lu papier et un crayon à cûté de son iil, pour prendre des notes dans ses heures d'insomnie. Dans la nuit l'ii question, il fit un rôve, qu'il décrit lui-mCme ainsi : « Je révais que je traversais la salle des machines et examinais une feuille justement en voie d'impression; en la parcourant lin regard j'y découvris, à mon gi'and effi-oi, une dernière fiuile d'impression grossière, j'ordonnai aussilât de suspendre II' lirage et de faire corriger la faule. J'en ressentis une telle éraolion que je m'éveillai. Je savais que tout cela n'était (|uun rûve, et pourtant je notai la faute et l'endroit où je l'avais vue, pour constater dès le matin, par mesure de précaution, si le rûve avait été illusion ou véiité. Mais quel fut mon étonnemenl, lorsque je trouvai la faute à la place exacte "Il je l'avais vue en rôve ! »

Cet événement a, je l'ai dit, longtemps occupé M. S. . ., il la raconté maintes fois dans des réunions d'amis, sans pouvoir en trouver une explication satisfaisante. Cette explication réside pour mol dans la perception automatique, pour laquelle lo souvenir conscient lui manquait, puisqu'elle s'était produite sans attention visible: M. S. .. avait lu le soir la révision dite de presse de la feuille en question ; il doit avoir en réalité lu, mais non « remai'qué >< la faute d'impression : cependant

rimage nette de la faule avec les circonstances exactes, a non seulement péntHré dans les éléments perceptifs du sens visuel, elle y a encore poursuivi son travail. Mais ce n'esl que dans la conscience du rôve, dont le seuil s'abaisse souvent au plus profond de la mémoire latente, que cette image a réussi à prendre toute sa valeur, à l'aide d'un courant latent d'attention. De là cette révolte en rêve par association, de là le réveil et la notation de la faute. La môme explication vaut pour tous les rêves, dans lesquels des faits surprenants, images ou pensées, parviennent à l'intensité de conscience, après avoir lutté en vain pour se faire jour dans la mémoire latente.

B. L'attenlion est consciente ; l'image demeure latente. — En présence d'une participation active des organes périplu'riques, ce cas est toujours donné s:, en dépit de nos efforts les plus ardents, nous ne pouvons « absolument rien reconnaître », c'est-à-dire si l'attention dirigée sur des transmissions éventuelles du dehors n'a pas abouti (voir page i03j. Une importance plus grande, pour notre problème, s'attache aux phénomènes des centres internes. A vrai dire, tout acte de pensée conscient non encore terminé, toute tentative d'association non encore parvenue à son terme, nous mon lient pour un moment une attention sans image. Mais nous pouvons nous borner aux cas où nous cherchons une ou plusieurs images déterminées, que notre conscience possédait déjà, à la poursuite de laquelle notre attention conscienlt* s'élance en quelque sorte, dont nous voulons rappeler le souvenir dans notre esprit.

Les songes sont tout d'abord pour nous l'un de ces états. Dans le passage du sommeil à l'état de veille, nous possédons l'image, l'idée encore très distincte; la diversion suite du réveil, nous invite à redoubler d'attention; mais plus nous faisons efforts, plus vite l'image du rêve s'évanouit dans le brouillard — elle est disparue! Il en est de nième des idées subites et des visions (page a3). Le penseur expérimenté a le sentiment assez sûr de l'heure et du lieu où l'attention la plus énergique ne le mènera pas au but; l'hypothèse paraît risquée, mais je crois pouvoir l'avancer,

la fatigue qui assaillit si souvent l'artiste («je ne peus plus », " je ne vois plus bien ») repose au fond sur le clii3mage des des images plus anciennes indispensables à tout travail. En ces cas, lattention obstinément soutenue peut provoquer des sensations tout à fait douloureuses; il semble parfois qu'un aspirateur absorbe les images en morceaux, parfois que ces images brûlent et se consument. Mais l'homme d" expérience sait, je l'ai dit, qu'ici la violence ne produit rien de bon, il ciierclie à se disti'airc, dans l'attente rarement trompeuse que l'image sollicitée en vain reviendra bientôt d'elle-môme à la surface. Celui qui n'est pas sûr d'un tel retour — c'est par momeuts le cas chez moi — fera bien de ne pas poursuivre avec acharnement les images suspectes d'avoir déserté, il tievra par contre en noter aussi vile que possible le signalement en quelques traits.

Ces faits prêtent à des interprétations diverses. En général on admet une perte totale ou temporaire de l'image disparue, mi bien trop peu de force dans l'attention pour évoquer l'image qu'on cherche. Avons-nous le soupçon que l'attention a été inégale, intermittente, nous rejetons aussi la faute sur les fluctuations de cette attention. Pour moi, je crois qu'aucune de ces explications ne porte juste.

C'est un ancien principe d'expérience, que toute force employée à l'exécution d'un travail conduit d'anlant mieux à son but, qu'elle répond mieux à sa tâche. Or, il n'y a aucune raison pour excepter de cette règle les rappoi'Is délicats entre attention et image. Nous pouvons bien plutôt admettre que justement ici un excès ou un manque dans le déploiement 'le force cause aussitfit l'insuccès. L'incertitude s'accroît enrorc ici par le fait des circonstances suivantes. D'une part, il s'agit d'images si peu fortement organisées qu'elles disparaissent sans peine au-dessous des points nuls de la conscience — même de la conscience du rôve. D'autre part, la force employée à les évoquer, le courant dynamique d'attention ne tarde pas à prendre, justement dans le cas où nous voulons l'accroître avec conscience, un caractère brutal et violent. Il faut une grande aptitude et une grande pratique pour assurer toujours aussi au travail de pensée "conscient"

réquilibiv parfait outre rattoiil'oii ot riniago. C'est dans la jeunesse que cet équilibre fait le plus défaut; rappelons-nous l'école, l'examen, les premières conférences orales; rappelons-nous comment l'excès d'attention compromettait même nos acquisitions les plus sûres. C'est le cas du poisson vorace qui s'enfuit sous l'eau avec son bulin; nous distinguons encore son dos, nous le voyons plonger et émerger, mais la proie est disparue pour toujours. Dans la \ieillesse, l'attention comme la consislance (force coercilive) des éléments représentatifs s'affaiblit; mais alors, la grande expérience, l'économie partie consciente, partie instinctive dans l'emploi de nos forces défaillantes, nous rendent mie certaine avance sur la jeunesse. De là cette supériorité fréquente d'orateurs, de généraux, d'écrivains assez vieux : la foudre de Jupiter vieilli n'est plus si violente, mais les coups en sont plus sûrs. La présence d'esprit vient presque toujours du repos de la mémoire latente. Il est des personnes dont l'attention ouverte brouille tout, dont toute la faculté pensante fait naufrage, si elles veulent s'appliquer et se hâter; mais, les images en révolte une fois rentrées avec l'attention dans la mémoire latente, elles trouvent une à une toutes les idées justes qu'elles étaient, un instant auparavant, incapables d'exprimer ou d'exécuter dans l'acte de pensée manifeste.

Dans la mémoire latente, l'attention s'accommode mieux aux images, surtout en cas de bien-être corporel parfait. Si à la disposition matérielle pure viennent s'ajouter encore comme auxiliaires la nature solide et réglée du fonds d'images, et l'absence de tout élément •stimulant, malsain, précipité, la voie est alors ouverte à un travail de pensée latent tranquille, profitable, et môme coordonné au sens psychiatrique. Noti*e ij'oisième cas peut prendre alors la forme d'une règle l)ienfaisante :

C. Image et attention travaillent à l'état latent. — C'est le cas magnifique de l'homme florissant de santé qui a dormi ses huit heures pleines et s'éveille avec la sensation de s'être endormi à l'instant môme : et cependant il n'y a pas chez lui la moindre trace de fatigue, ses membres contien-

lient une i'ovco de lension (■norme, iiiic rlarlt'' lumiiiniM' i-i^gnc dans son cciTcau! Du lait de la l'ospiralioii, la poilrînr sr»[ soulcvi^fi eLabKiss(^o plusieurs milliers de J'o's; de niPnn' la mémoire latente a traTaiUi^, ealnie et hienveillante illr a mis en ordre tout re que le dernier joui- avait apiimic d'impressions nouvelles, de soucis et de troubles. Heuivii\ celui qui peut dire de lui-môme : j'ai dormi le sommeil ilii juste dans la paix céleste de mes pensées. Car le mal ans-.! miïrit plus srtrement que jamais dans le sommeil, et durant la nuit.

Mais môme pour l'homme éveillé, le travail latent parl'iiil conslitue l'étal idéal, en tant qu'il s'agit d'organisations milides. Plus, dans nolie travail intellectuel, nous rejetons liiiif élément siiperdii, toute dépense de foire inulile, plus, dmis les phénomènes purement sensoriels, nous apprenons à noii> passer de l'intervention rnotncf! sans olijct, et dans les plu iiomMos purement moteurs, d'une iuleiTenlion sensorii'llr sans but, plus aussi nous nous éloignons de l'état nniiii:il Irnibiyonnaire, enfantin), plus nous nous iappi"oehons dr la condition divine. Qu'on se figure un homme pourvu {^■^ disposilions les plus belles, qui poursuivrait son existeiirr pendant des siècles, pendant des milliers d'années, toiijoin^ llorissanl de jeunesse, de force et de santé, toujours pour'\ ii dune capacité illimitée d'étendre et d'affermir sou matéjiri d'images, mais d'une conscience visible bornée et d'uMi> allention consciente bornée aiissil La mémoire latente esi li' grand dépût de la conscienre, administré par les esprits dnmestiqucs épi-ouvés de l'allention lalejite : la porle étroih' i|uî en ferme l'entrée n'a pas besoin de s'ouvrir plus large, il snfllt que de l'autre cûté tout se passe comme il fatil. Peinéh-e une semblable cou cep lion de u ratlenlion latenle •> fail elle le fond de Brahma. Je crois mûme que sans un traviiil lie pensée multiple, fortement organisé et soumis à une loi, dans la mémoire latente, nous ne pouvons nous imagimi aucun élément divin chez l'homme.

-Vtlen lion latente — imagos lalenles, savoir facile et liinl naturel ! Chez les individus de constitution particiilièremcul heureuse et saine, c'est la force de tension électrique (oujoui--

prête, qui anime d'un jeu uniforme tous les claviers de la mémoire ; pour les arrêts et conclusions contradictoires, cette présence constante atteint son plus haut degré dans une épuration automatique des matériaux du souvenir, notamment dans cette règle négative, « je ne me prononce pas, je ne peux ni affirmer ni nier encore ».

Chez ces hommes de premier ordre, chez ces juges et présidents de naissance, toute étroitesse d'esprit est exclue; car cette étroitesse, comme la demi-culture si souvent citée par erreur, consiste moins dans le manque de savoir et de connaissances positives que dans l'ignorance des bornes et lacunes de la mémoire. Aucun homme n'a un savoir sans bornes, aucun homme n'est «entièrement» formé; mais le sage est celui qui sait à tout moment se rendre un compte exact de l'état de son' organisation mnémonique môme sous la forme latente et qui règle sur cet état ses pensées, paroles et actions manifestes. Condition sociale et marche de l'éducation, érudition et soif d'activité, n'ont rien à faire ici ; car il y a eu en tout temps des hommes supérieurs et de génie qui, en plus d'un point de leur organisation mnémonique, étaient aveugles et sourds; ils se sont obstinés à laisser sortir de ces parties faibles, sans les arrêter, des actes de choix impulsifs, et se sont attiré ainsi le reproche mérité d'étroltesse partielle ou de demi-savoir.

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