TRAVAIL INTELLECTUEL ET EXERCICE PHYSIQUE
Le muscle qui travaille et le cerveau qui pense. — Similitude des phénomènes physiologiques observés. — EchaufTement du cerveau. — Les expériences du docteur Lombard. — AfQux du sang à la substance cérébrale pendant les efforts intellectuels. — La balance de Mosso.
Les suites du travail dans l’ordre intellectuel et dans l’ordre physique. — Les combustions et les produits de désassimilation. — Les auto-intoxications par surmenage. Similitude de leurs résultats dans l’ordre physique et dans l’ordre psychique. — Effets du travail d’esprit sur la composition de l’urine ; ils sont identiques à ceux du travail musculaire. — Un accès de goutte succédant à la fatigue intellectuelle aussi bien qu’à la fatigue physique. — Le cas de Sydenham.
En laissant de côté toute doctrine philosophique, et sans avoir d’ailleurs besoin de se rallier à l’hypothèse matérialiste, on peut démontrer qu’il existe des analogies très étroites entre le travail de l’esprit et l’exercice du corps. Ce sont deux modes de manifestation de l’énergie vitale très différents dans leur forme , maissoumis aux mômes lois physiologiques.
Les conditions du travail sont les mômes pour le cerveau qui pense que pour le muscle qui se contracte : dans l’un et l’autre de ces organes, quand leur activité propre est mise en jeu, on observe un afflux plus considérable de sang et une production plus intense de calorique.
Quand on mesure un membre qui vient d’être soumis à un exercice violent, on constate que son volume s’est notablement accru. C’est qu’une plus grande quantité de sang est venue goniler ses vaisseaux.
On a pu observer de même que le cerveau, quand il travaille, devient le siège d’un apport plus considérable de liquide sanguin. Quelques physiologistes ont eu l’occasion d’étudier la circulation