I.E TRAVAIL MUSCULAIRE
remarque un retard dans la contraction du muscle. Un intervalle appréciable sépare l’instant où l’appel de la volonté arrive au muscle et l’instant où celui-ci y répond par un mouvement.
Cette période, pendant laquelle le muscle déjà excité n’est pas encore entrée en contraction, s’appelle temps perdu ou période de contraction latente.
La période de contraction latente ne présente pas toujours la même durée. Beaucoup de circonstances peuvent la faire varier, mais l’intensité de l’excitation reçue par le muscle est la condition la plus efficace pour abréger le temps nerdu. A une excitation faible, le muscle obéit lentement, paresseusement; à un choc énergique succède au contraire une prompte contraction.
C’est une loi physiologique établie par Helmholtz, que la longueur du temps perdu est en raison inverse de l'intensité de l' excitation reçue par le muscle.
Quand la volonté ordonne au muscle d'agir, celui-ci obéit d’autant plus promptement, que le commandement se traduit par un ébranlement plus violent de la substance nerveuse.
Nous verrons plus loin le parti qu’on peut tirer de ces données physiologiques pour expliquer la grande déperdition de force nerveuse occasionnée par certains exercices qui ne représentent d’ailleurs qu’une médiocre dépense d’énergie musculaire, mais qui exigent l’obéissance instantanée des muscles à l'ordre de la volonté : l’escrime par exemple.
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