RACES HUMAINES
nants, la sensualité, la tendance à Timitation servile, le défaut ^ d*iniiiative, Thorreur de la solitude, Tamour désordonné du chant, de la danse, la mobilité.
Tous les voyageurs signalent chez lui un invincible amour du clinquant, de la parure, un penchant très-vif pour la musique.
Je parle du nègre d'Afrique, du roi de la race nègre ; celui d'Australie, beaucoup moins intelligent, est presque entièrement dominé par les besoins nutritifs et à peu près complètement dépourvu de tendances artistiques.
Le nègre d'Afrique, selon M. Pruner bey, est un être aimant et un être déplaisir; mais les sentiments aiïectueux sont à peu près nuls chez le Néo-Galédonien, absolument étranger selon M. Bourgarel à la reconnaissance, au dévouement, féroce, perfide, n'ayant nulle moralité, horriblement débauché (sodomie), ne souriant jamais, étouffant ses malades, anthropophage, etc.
L'Australien, moins développé encore que le Néo-Galédo* nieu, ne vit pas même en tribu, ne sait pas se bâtir une hutte, ne compte que jusqu'à deux, déterre les cadavres pour les dévorer, n'hésite pas à manger sa femme ou ses enfants en cas de disette.
Tout cet ensemble de faits a une signification qu'il serait absurde de récuser, d'autant plus que l'observation individuelle des blancs la corrobore.
En moyenne, le cerveau est moins développé chez l'homme du peuple que chez les classes moyennes plus ou moins lettrées (Parchappe), et il est énorme chez les hommes d'une intelligence vraiment supérieure (Cuvier, Cromwell, Byron, Dupuyiren). M. Broca a de même trouvé, en mesurant les crânes des anciens cimetières parisiens, que le développement crânien était plus faible chez les crânes exhumés de la fosse commune. D'autre part, l'idiotisme coïncide toujours avec un arrêt de développement cérébral, surtout des lobes frontaux, etc.
En général, toutes les fois que chez un homme blanc la forme du crâne et de la face se rapproche de.^fex^^'^^'^>a-
picnnes, ou est donc en droit de s*altendre à une intelligence inférieure, comme le type physique.
Cette proposition, généralement vraie, n'a point cependant un caractère rigoureux.
Selon la remarque de Gratiolet, Fidiot a parfois un frontal redressé. La vraie mesure du lobe frontal, selon cet observateur, serait l'angle formé par les sutures transverses frontales et la ligne faciale. Cet angle, qui est de 30 à 35 degrés chez le blanc normalement conformé, descendrait chez le Gafre à 25 degrés pour disparaître entièrement chez TAlfourou et l'Australien et chez beaucoup d'idiots. Or nul moyen de mesurer cet angle sur le vivant. Il peut être fort grand avec un front fuyant. Alors le frontal, incliné, refoule les vertèbres postérieures, l'écaillé occipitale; d'où cette conséquence paradoxale que la saillie de l'occiput peut indiquer un grand développement des lobes frontaux. Ainsi inversement chez le singe l'occiput est plat, quoique les lobes occipitaux ne Sipient nullement atrophiés, au contraire, car ils envahissent toute la région postérieure de la loge occipitale, occupée au contraire chez l'homme par les plis de passage des lobes frontaux (1). D'accord, mais ici du moins, malgré l'aplatissement de l'occiput et le développement des lobes occipitaux, le frontal n'est nullement redressé et rien ne justifie le paradoxe analomique que nous avons mentionné plus haut (2).
Mais Gratiolet ne considérait lui-même ces anomalies que comme des exceptions, et l'observation générale est incontestablement vraie.
Entre les races extrêmes dont nous nous sommes seulement occupés viennent se placer les types intermédiaires, le Polynésien, l'Américain, le Mongol, etc. Nous nous bornons à les mentionner, voulant rester dans les généralités à peu près établies aujourd'hui, mais dont nous ne nous dissimu-
(1) Gratiolet, Bulletin de la Société d'anthropologie, t. I, p. 255,
(2) Galicn disait déjà que le crâne se moulait sur le cerveau et non le cerveau sur le crâne {De usu partium^ lib. VIII),