‹ Physiologie des passions (volume 2)Chapitre 30 sur 40 · RAGES HUMAINES · texte numérisé non relu

RAGES HUMAINES

Ions pas rinsuOisauce, car les penchants, surtout les penchants artistiques, moraux, intellectuels, varient de mille manières. Quel est le signe physiognomoniquede chacune de ces nuances, de ces facettes? Il est encore à déterminer, et nous devons nous contenter de formuler les quelques propositions générales suivantes, vraies dans la généralité des cas :

l"" La vigueur des penchants nutritifs est en rapport avec le développement prédominant des lohes occipitaux, d'où résulte ordinairement la saillie de Tocciput, l'aplatissement du frontal, une tendance au prognathisme, des lèvres épaisses, etc.

2° Inversement, Ténergie des penchants intellectuels est en relation avec Fampleur des lobes frontaux, et, par suite, le frontal est proportionnellement plus vaste, plus bombé, plus relevé.

3"* Par exclusion, et en tenant compte du développement des lobes pariétaux ou des régions cérébrales pariétales, car ici le lobe se limite mal ; en tenant compte aussi du développement relativement grand de cette région chez le nègre d'Afrique et la femme européenne, ou serait porté h mesurer les penchants dits moraux ou affectifs d'après le développement des régions latérales du cerveau (1).

Mais les tendances toutes spéciales, celles qui font de Fun un grand poète, de l'autre un grand mathématicien, de tel autre un grand artiste ?.. . ici, la science physiogaomonique reste à faire, malgré le vigoureux essai de Gall, et la seule localisalion scientifique à peu près faite, c'est celle du langage. Laissons faire le temps et l'observation lente, car le principe est vrai. « Si tout est dans la masse^ le reste étant identique, la carpe construira un peu comme le castor, la grenouille chan-

(1) On peut, sans crainte de se tromper, chercher les qualités et les facultés communes aux animaux et à l'homme dans les parties postérieures, inférieures et moyennes latérales du cerveau et celles exclusivement particulières à l'homme dans les parties cérébrales antérieures et supérieures.

(Gall, Sur les fondions du cerveau et sur celles de chacune de SCS parties, t. 11, p. 424.)

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tera un |)cu comtne le rossignol, les dauphins et les marsouins feront de la philosophie, d'autant meilleure que celle de MM. Jourdan et Bérard, que la masse centralisée du cerveau de ces savants est surpassée par la masse cérébrale des métaphysiciens de l'Océan (1). »

Mais le poids et la forme du cerveau ne sont pas tout : l'énergie vitale prime même la forme, comme le disait Gratiolet, et là surtout est la raison qui doit donner au physlognomonistc la prudence du serpent.

N'est-il aucun moyen de mesurer cette force, de deviner d'après les caractères extérieurs la puissance du mouvement nutritif intime ? Nous pensons que la vieille notion de tempérament peut donner ici quelque lumière, et que pour avoir été beaucoup trop prônée par nos pères, elle ne mérite pas l'oubli presque absolu où elle est tombée.

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