MORT NATURELLE DE LA PASSION
Après avoir passionnément désiré un bien, un plaisir^ on l'obtient, on en jouit. Très-généralement alors la passion diminue ou meurt. En effet, la réalité est si différente de ridéal de perfection, de bonheur, enfanté par rimagination du passionné, qu'il se désenchante et guérit. Lassitude, ennui, dégoût, tel est ordinairement le corollaire de la possession.
La peinture de cette désillusion, qui* a si souvent servi de thème aux romanciers, n'a jamais été plus exacte, plus scientifique que dans une nouvelle d'Hoffmann (1).
(1) Contes fantastiques, L'Eglise des jésuites ^ par Charles- Amédée Hoffmann.