‹ Physiologie descriptive des trente beautés de la femmeChapitre 13 sur 50 · DÉVOUEMENT A LA PATRIE · texte numérisé non relu

DÉVOUEMENT A LA PATRIE

Pour quelques hommes qui se sont sacrifiés au salut de leur patrie, on compte des milliers de

femmes. Aux noms des Codrus, des Décius et des Quintus que les écrivains mâles citent toujours lorsqu’il s’agit de dévouement patriotique, pourquoi n’opposent-ils pas les noms des trois filles de Léos : Praxitée, Eubule et Théope? des deux filles d’Érecthée : Pandore et Protogénie? les noms de Macaire, d’Embarie, celui de la mère de Cléomène, et de tant d’autres courageuses femmes qui, de sang-froid, se sont vouées à la mort pour sauver leur patrie?

Parlerons-nous des Phocéennes, qui, au commencement d’un siège où il s’agissait de la destruction de leur ville, jurèrent de s’ensevelir dans les flammes si la ville était prise, et couronnèrent de fleurs celle qui avait donné ce conseil?

Au temps de Brennus, les dames romaines sauvèrent Rome du pillage et de l’incendie en donnant pour rançon tout l’or et les bijoux qu’elles possédaient. Après la bataille de Cannes, elles renouvelèrent le sacrifice de toutes leurs richesses pour le salut de la ville.

Quintia Crispilla , femme de l’empereur Maxime, assiégée dans Aquilée, donna l’exemple aux femmes de la ville de couper leurs cheveux et d’en tresser des cordes pour remplacer celles des arcs et des machines de guerre usées par leur service.

SECTION XII

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