SUR LA PUDEUR ET LA MODESTIE
La pudeur est cet instinct naturel que possède la femme, afin de réfréner les besoins trop impérieux de l’homme. La pudeur sert à jeter un voile sur les intentions finales de la nature. La pudeur est une qualité si essentielle au beau sexe, qu’on ne saurait voir sans dégoût les femmes qui s’en dépouillent.
La vraie pudeur est une des perfections de la femme ; mais la pudeur qui s’effarouche au moindre chuchotement est une pudeur d’emprunt.
Brillant de son propre éclat, la pudeur commande à la fois l’admiration, le respect et l’amour j
elle est à la beauté ce que la modestie est au vrai mérite.
La pudeur est le plus bel ornement de la femme, malheur à qui la perd 1
La pudeur est le secours que la nature donne aux femmes pour soutenir leur faiblesse.
La modestie naît du mérite, la présomption et l’orgueil naissent de la médiocrité.
La modestie est au mérite ce que les ombros sont aux figures d’un tableau.
La modestie est ait qualité sociale indispensable aux hommes comme aux femmes.
La modestie, dans les bornes convenables, est
une heureuse qualité ; mais la modestie outrée es? ou une affectation ou une faiblesse d’esprit.
La modestie extérieure ne prouve pas toujours qu’on soit exempt d’orgueil.
La modestie est, parfois, la coquetterie du mérite.