COLÈRE. -VANITÉ. - ORGUEIL
La vanité, l’orgueil et la colère sont de grands défauts qui déparent la beauté.
La colère devrait être expulsée, par la raison, du cœur des femmes, parce qu’elle altère leurs traits et trahit leur caractère. La femme sage sait réprimer les emportements de l’amour-propre blessé.
La femme orgueilleuse est insupportable, même à ses rares amis ; la femme vaniteuse n’est jamais
satisfaite : plus elle reçoit d’hommages, plus elle en désire.
La vanité fait faire aux femmes plus de chutes lue l’amour.
Les vertus de la femme sont d’autant plus estimables, qu’elles ne sont point stimulées par des récompenses qu’obtiennent les hommes en pareil cas.
L’empire que la femme aura fondé sur la dou 2 ceur et l’indulgence sera durable et puissant.
La femme vertueuse et résignée finit toujours par avoir une grande influence sur l’homme le plus méchant.
La conduite d’une femme estimable la dispense de se justifier des calomnies dirigées contre elle.
La femme a sur l’homme le même empire que le cœur a sur l’esprit.
Ce n’est jamais par les sens que se perdent les femmes ; la cause de leur chute est toujours la cœur, l’imagination ou la vanité.
Une femme honnête, sensible et jolie, est un des chefs-d’œuvre de la nature ; c’est le plus beau présent que le ciel ait fait à l’homme ; il doit donc er sentir tout le prix, et s’en rendre digne tous les jours de sa vie.
Un des rôles de la femme est de plaire, car en plaisant elle se fait aimer, et être aimée est tout pour elle.
Rien n’embellit plus une femme que le désir de plaire puisé dans le besoin d’aimer.
Les désirs sont les ressorts qui mettent les pns-
sions en mouvement. Otez à la femme le désir de piaire, alors elle devient maussade, car c’est ce désir qui la rendre aimable, gracieuse et ado-* rable.
Les femmes ont, en général, un désir de plaire qui l’emporte sur tous les autres. Ce désir, de même qu’une affection héréditaire, se transmet de la mère à la fille et de la sœur à la sœur.
O femmes 1 cherchez toujours à plaire, et vous serez toujours aimées.
La destination des femmes étant de plaire et d’être aimables, les hommes indifférents à ces qualités sont des êtres bornés.
La flatterie est un encens perfide que les hommes, et surtout les femmes, respirent avec bonheur. On a l’air de mépriser les flatteries, et personne ne se fâche sérieusement contre les flatteurs.
Les hommes éprouvent tous les jours qu’il est plus facile de médire des femmes que de ne point hs aimer.
La flatterie est un dangereux poison pour les femmes : une femme qui aime à respirer l’encens que lui prodiguent de fades adulateurs, et qui se complaît dans les adorations des hommes, est une femmequi se prépare des regrets pour l’avenir.
Si les femmes pouvaient se persuader que la flatterie est le voile de la fausseté, elles se défieraient des flatteurs.
Les femmes rencontrent parmi les hommes plus de flatteurs que d’amis, et parmi les femmes plus d’envieuses que d’amies. Or, les flatteurs sont à craindre et les envieux à redouter.
L’indiscrétion, plus transparente que le cristal, trahit les secrets. C’est pourquoi les indiscrets sont à fuir.
Une femme doit respecter l’opinion, parce qu’une femme est perdue lorsque l’opinion publique est contre elle.