LE CŒUR DES FEMMES
Le cœur de la femme est un mystère cfo'nt il ne faut point chercher l’explication.
Le cœur de la femme est un abîme qu'on ne peut sonder ; c’est bien souvent une mine féconde que l’homme ne sait pas exploiter.
Si parfois la femme est dissimulée, la faute en est à l’homme.
La femme doit toujours se défier de son cœur, à cause de son excès de tendresse et de sensibilité.
Le cœur d’une femme peut se fermer à l’amour, à la coquetterie jamais.
La femme a naturellement le cœur plus républicain que l’homme.
Plus les femmes sont oisives, et plus leur cœur est occupé.
Chez les femmes, le langage du cœur est des plus éloquents ; il ne faut qu’un peu de sensibilité pour le comprendre.
Le miel se trouve dans le calice des fleurs et sur les lèvres de la femme; l’abeille s’attache aux unes, les hommes aux autres.
Le soleil et la femme se complètent mutuellement : l’un fait naître les jours, la femme les embellit.
La femme est le doux astre qui échauffe la vie de l'homme; sans elle la vie n’aurait poiut d’excitant et s’écoulerait dans l’indifférence.
sur l’imagination.
La femme a plus d’imagination que de raisonnement, et cela parce qu’on cultive l’une et qu’on néglige l’autre.
C’est dans l’imagination qu’existent toutes les nuances insaisissables de la beauté des femmes.
L’imagination restitue aux femmes ce que le positivisme leur enlève. En étendant les bornes des perfections delà femme, l’imagination recule celles de son empire.
L’homme qui n’a point d’imagination pour les femmes est une brute; car c’est l’imagination qui pare la beauté de tout le piquant des grâces, de tous les attraits de la volupté.
L’imagination des femmes une fois exaltée, les entraîne vers l’homme sans mérite, quelquefois vers l’homme vicieux ; elles en font leur idole et se préparent alors un avenir de douleurs.
Chez beaucoup de femmes, l’imagination fait office du coeur et des sens.
Beaucoup de femmes prennent les élans de leur imagination pour les impulsions du cœur, et croient éprouver les transports de l’amour lorsqu’elles ne font que les rêver.
Il serait aussi difficile de fixer l’imagination des femmes que de fixer les modes.