DIVERSES
Les femmes courent incessamment après l’idéal et poétisent l’inconnu, c’est pourquoi leurs déceptions sont nombreuses et amères.
Les femmes attirent par le plaisir, mais ne retiennent que par le refus.
Les femmes ne doivent jamais abuser des plaisirs, parce que cet abus est à l’esprit ce qu’une
indigestion est à l’estomac. Aussi, voit-on beaucoup de femmes du monde s’ennuyer d’être heureuses.
Il ne faut point toujours juger les femmes d’après leurs premiers pas dans la vie : telle a paru avoir l’âme vicieuse, qui n’avait qu’une imagination déréglée ou une faiblesse de caractère cédant au mauvais exemple.
La femme la plus galante peut devenir, par ses seules réflexions ou par une circonstance fortuite, la femme la plus vertueuse et la plus fidèle.
L’exemple est la plus sûre, la meilleure des leçons ; c’est pour cela que l’homme qui possède une femme aimable, aimante et bonne, doit toujours lui donner l’exemple des vertus.
L’éloge d’une femme par une autre femme )ache souvent une perfidie.
La femme ne sert jamais plus mal ses intérêts que quand elle veut changer le rôle de son sexe.
L’homme- qui n’est point l’ami des femmes donne une aussi triste idée de son esprit que de son cœur.
Les femmes se présentent sous tant d’aspects variés, qu’on ne doit pas s’étonner d’entendre divaguer les hommes sur leur compte.
L’étude de la femme est très-difficile à l’homme du monde, qui rarement vient à bout de la connaître; les femmes* au contraire, n’ont pas besoin d’étudier l’homme : le plus souvent elles le devinent
L’esprit religieux dégénère souvent, chez la femme, en bigoterie, quelquefois en fanatisme: alors, c’est l’abrutissement, de l’esprit.
La bigote est haineuse, méchante ; la fanatique est emportée, furibonde; la vraie piété est calme, indulgente et discrète.
On rencontre des tigresses parmi les femmes fanatiques ; la raison dit de les fuir.
Une femme pieuse et éclairée aime Dieu et son mari ; une dévote n’aime que son confesseur; une bigote aime son confesseur et ses amants.
Les femmes sont rarement incrédules sur le compte de leurs charmes.
La femme la plus sévère est favorablement disposée pour ceux qui font l’éloge de sa beauté.
Ge n’est presque jamais par les sens que faiblissent les femmes, car elles peuvent leur com-
mander. Il n’en est pas de même des hommes ; c’est toujours par les sens qu’ils sont faibles.
La plupart des femmes succombent plutôt pat faiblesse que par passion, d’où il résulte que les hommes les plus entreprenants et sans amour, réussissent bien mieux que les hommes timides et véritablement amoureux.
Le grand ridicule de vieilles femmes qui ont été jolies, c’est d’oublier qu’elles ne le sont plus.
Les femmes remontent rarement aux causes, mais elles devinent les effets avec une étonnante sagacité ; c’est pour cela que les anciens leur accordaient l’esprit prophétique.
Le caprice est parfois un auxiliaire de la beauté. Une femme capricieuse ressemble à ces temps de giboulées pendant le«a "els il pleut, grêle, vente et
tonne à la fois ; mais bientôt le ciel s’éclaircit, et l’on peut de nouveau en contempler le riant azur.
On a dit, peut-être avec raison, que les femmes ne s’aiment ordinairement entre elles que lorsqu'elles ont dit adieu à l’amour.
Si l’amitié des hommes se rompt par une femme, l’amitié des femmes se brise plus facilement par la présence d’un homme.
Deux poules vivaient en paix;
Un coq survient t la guerre s’allume.
Chez la femme on doit rechercher l’amour à dix-huit ans, l’amitié à trente, et la bienveillance à quarante.
L’absence est l’époque de l’inconstance des femmes, le retour est l’époque des regrets.
On veut généralement que la curiosité soit un
des défauts de la femme ; mais combien d’hommes y sont enclins I
La curiorité est le plus cruel antagoniste de la modestie.
L’homme est peut-être encore plus que la femme un mélange de vertus et de vices, de force et de faiblesse, de talents et d’ignorance, d’orgueil et de modestie, de grandeur et de bassesse.
La générosité de l’homme n’est souvent qu’une ambition déguisée, laissant de côté de petits intérêts pour de plus grands ; tandis que la générosité de la femme est toujours désintéressée.
La femme est généralement bienfaisante, parce qu’elle tire de son cœur les vertus que l’homme n’obtient que de la philosophie.
La bienfaisance est, pour les hommes, un devoir; pour les femmes, elle est un besoin. La femme assiste et console. L’homme est bienfaisant par raison, la femme est bienfaisante par Instinct.