SIGNES TIRÉS DE LA COULEUR DE LA PEAU
Les physionomistes ont observé qu’une peau blanche, un teint pur, étaient l’indice d’un esprit gai, d’un bon caractère; une peau jaune, un teint sombre, annonçaient, au contraire, un esprit concentré, chagrin, un caractère peu communicatif.— Un teint pâle indique l’indolence physique et. morale ; —un teint rouge, l’emportement, la colère,
SIGNES TIRÉS DES TRAITS Dü VISAGE, DU TIMBRE VOCAL, DES MOUVEMENTS, ETC.
Les divers organes et traits du visage fournissent des signes sur lesquels on peut établir de fortes probabilités, sinon une certitude.
Une grosse tête annonce un esprit paresseux ou entêté ; — une petite tête, une imagination vive, un esprit léger; — une tête moyenne, un esprit
ge, un caractère égal.
Un front large est le signe d’une large intelligence.
Un front petit, bas, est l’indice d’ur esprit étroit, d’un caractère hypocrite.
Cet axiome : les yeux sont les miroirs de l’âme, est d’une incontestable vérité. En effet, les yeux ne trompent jamais, même en cherchant à tromper ; mais il faut une grande habitude pour lire distinctement dans les yeux d’un homme qui cherche à déguiser ses regards.
De grands yeux dénotent un caractère bon et
un esprit médiocre • — de petits yeux brillants, un esprit vif, beaucoup de pénétration, mais un caractère léger, taquin.
Les yeux gros et humides décèlent un esprit faible, un tempérament voluptueux.
Les yeux noirs et brillants annoncent une imagination vive, une grande activité d’esprit.
Les yeux gris, ternes, fauves, trahissent un cœur égoïste, un esprit froid, un caractère obstiné, opiniâtre.
Les yeux bleus révèlent un excellent cœur, une âme tendre, un caractère confiant.
En général, les yeux qui se meuvent avec rapidité annoncent un esprit vif; ceux, au contraire, qui se meuvent lentement, indiquent un esprit paresseux.
Ne craignez point les hommes à petites oreilles, ils sont ordinairement doux et timides ; fuyez les hommes à grandes oreilles aplaties et débordées, car ils sont peu aimables, indociles, opiniâtres et rageurs.
Un grand nez annonce un bon naturel ; un petit nez indique souvent le contraire.
Le nez camard dénote la vanité, l’impertinence ; — le nez retroussé, la frivolité, la moquerie, l’inconstance.
La bouche a ses signes physiognomoniques trèsdistincts :
Une grande bouche annonce l’intempérance; une petite bouche la timidité.
Les lèvres fines et horizontales sont l’indice d’un bon caractère, d’un esprit gai.
Les lèvres minces trahissent l’avarice, la méchanceté; — les lèvres épaisses, un caractère lent, un esprit paresseux.
Les commissures de la bouche relevées dénotent un caractère froid, dédaigneux.
L’arc de la bouche dont la convexité est tournée en bas, trahit un esprit sarcastique, un caractère faux, une âme vile.
Le menton long et carré est un signe d’indiscrétion, de curiosité; — le menton rond, caractère doux et timide ; — le menton creusé d’une fossette, caractère aimable, esprit gai.
Les mains petites, à doigts effilés, ainsi que les pieds étroits et petits, annoncent un caractère généreux.
Les grosses mains, à doigts courts, dénotent l’avarice, l’égoïsme et de vils sentiments.
De gros pieds larges ou mal faits sont un signe de vulgarité, d’appétits grossiers.
La voix mérite une attention particulière dans l’étude des signes physiognomoniques, car la clef, le ton, le timbre et le sonde la voix, correspondent aux diverses nuances d’esprit et de caractère.
Une voix grave, uniforme, révèle un esprit solide, un caractère ferme.
Une voix aiguë, à timbre criard, dénote un esprit difficile, un caractère pointu.
Une voix douce et sonore se rencontre généralement chez les personnes affectueuses, aimables, bienveillantes.
La voix double, dans la même personne, c’està-dire tantôt grave, tantôt aiguë, annonce un caractère à deux faces.
Une voix qui monte en parlant, fait pressentir un caractère facile à s’emporter; une voix qui baisse graduellement dénote un esprit faible qu’un rien peut décourager. Enfin, les changements fréquents de ton et de timbre annoncent de fréquentes inégalités dans l’esprit et le caractère.
Les divers mouvements du corps, les gestes, les attitudes, le maintien, la manière de marcher, de saluer, etc., ont aussi leur valeur physiognomonique.
Les mouvements brusques, saccadés, anguleux,
annoncent un caractère maussade, un esprit grossier.
Au contraire, les mouvements doux, arrondis élégants, indiquent un esprit cultivé, un caractère aimable.
Les petits mouvements, coquets, prétentieux, donnent la mesure de la vanité du caractère et de la pauvreté de l’esprit.
Les mouvements graves se rencontrent chez les esprits sérieux; — les gestes vifs, multipliés, chez les personnes irritables, emportées.
Les fréquents changements de gestes, de mouvements, d’attitudes, dénotent une très-grande mobilité de caractère.
En général, les grands mouvements doivent être considérés comme défavorables; les petits ne valent guère mieux ; les mouvements modérés et bien liés aux circonstances, nous semblent les seuls propres à donner une idée favorable de la personne.
Telle est l’esquisse rapide de l'art physiognomonique que nous offrons à nos lectrices, et au moyen de laquelle il leur sera possible de connaître les bons et mauvais penchants des hommes. Nous leur recommanderons, toutefois, d’être réservées dans leurs conclusions ; car, si la physiognomonie,
sagement appliquée, obtient d’excellents résultats, son application légère ou intempestive peut donner lieu à de graves inconvénients. Du reste, pour s’éclairer complètement sur cette question, nous les engageons à consulter l’ouvrage intitulé i Hygiène et perfectionnement de la beauté humaine , où elles trouveront de plus amples détails.,