‹ Physiologie descriptive des trente beautés de la femmeChapitre 6 sur 50 · CHARITÉ. — BIENFAISANCE. — GÉNÉROSITÉ · texte numérisé non relu

CHARITÉ. — BIENFAISANCE. — GÉNÉROSITÉ

La femme a positivement le cœur plus tendre, plus compatissant que celui de l’homme; elle est plus sympalhique aux souffrances d’autrui, et partant plus charitable. Douée d’une exquise sensibilité, elle suit la généreuse impulsion de son cœur et agit avant de raisonner, aussi arrive-t-il presque toujours que la femme a secouru les malheureux quand l’homme est encore à délibérer.

Pour la bonté, l'aménité envers les inférieurs, la pitié à l’égard de l’infortune, la vénération visà-vis les personnes âgées, là tendresse et le respect pour les parents ; enfin, pour tous les sacrifices qu’impose la charité, l’homme est de beaucoup inférieur à la femme.

De combien d’égards la jeune fille environne les auteurs de ses jours ! de quels soins empressés la femme n’entoure-t-elle pas son mari que la maladie a frappé ! Malgré sa faiblesse, elle prolonge ses veilles, multiplie ses forces, résiste à la fatigue, ne prend aucun repos, tandis que l’homme se borne à faire quelques courtes visites de con

venance. On a bien raison de dire qu’il n’y a que la femme pour soigner les malades.

Les souffrances morales, les douleurs physiques d’autrui l’impressionnent vivement et font couler ses larmes. Tout cœur, tout dévouement, voyez-la dans les hôpitaux, les galetas, les prisons, braver ce que l’excessive misère et l’affreuse maladie ont de plus repoussant, de plus fétide.

Demandez aux moribonds s’ils ne préfèrent pas être soignés par des femmes?

La pitié de l’homme est bien froide, bien pâle devant celle de la femme. Celui-ci se fatigue promptement des cris, plaintes et supplications des malheureux, tandis que celle-là montre un zèle à toute épreuve, une infatigable persévérance dans les secours qu’elle prodigue, et met une délicatesse inappréciable dans ses bienfaits.

Les élans de la générosité sont très-fréquents chez la femme ; elle est toujours la première à organiser les actes de bienfaisance. S’agit-il de soulager la veuve et l’orphelin, c’est la femme qui prend l’initiative ;• s’agit-il d’une contrée dévastée par l’inondation ou l’incendie, c’est la femme qui quête et force l’homme à donner son aumône pour relever de leur ruine les pauvres habitants. Et, dans les grandes circonstances, elle se dépouille de ses diamants, de ses bijoux, de tout ce qu’elle a de

plus cher; enfin, partout où il y a une noble action, un sacrifice à faire, un acte de dévouement à effectuer, une douleur à calmer, on rencontre toujours la femme. O femmes 1 honneur et gloire à votre sexe; car, dans toutes les circonstances dont nous venons de parler, vous laissez les hommes bien loin derrière vous 1

SECTION II

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