PREMIER COTJP DE BLAIREAU
Débarrassons-nous d'abord de \^ statistique.
Il y a à Paris de 1,600 à 1,700 ooififoiirs.
Dans la banlieue (Seine et Seine-et-Oiso, y compris Versailles), on en compte 424./^ Versailles seul en possède 44. ' î .»
Dans les départements, il y en a de 800 à 850.
Je ne compte pas les petits barbiers de village, les fraters champêtres, ni les femmes exercées au maniement du rasoir.
Gomme on le voit, Paris est le véritable centre de la raserie et du confoitablo pileux I
Sur ce nombre de 1,700 coiffeurs, il y en a :
.300 qui mettent de côté de 2,000 à 2,500 fr. par an, — en ne mangeant pas des melons au mois de janvier ni du raisin au mois de îuillet.
1,000 qui font à peine leurs frais.
400 qui vivent au jour le jour.
Cette profession ne conduit donc pas à l'opulence.
Et cependant il y en a qui se font coiffeurs par vocation.
Je parlerai tout à Thoure do la vocation ;
co que je tiens à constater pour le momonl^ c'est :
lo La fuliUté de la profession ^ 2o Son importance relative, 3® Son importance réelle.
Tournez la tète et la page, et mon blairea'i va fonctionner.