AVIS UTILE
« Des leçons . spéciales de dessin seront données aux élèves de T école Beauiîiont, pour faciliter T entente do la coiffure en général, pour saisir le caractère des coiffures historiques, et savoir rendre en quelqms traits seulement T ensemble et les ornements détaillés que da mémoire ne peut retenir. Ces croquis, à l'aquarelle ou au crayon, formeraient un album indispensable aux coiffeursartistes qui en seraient l'auteur.
» Le dessin sera donc enseigné par M. G., professeur, peintre et dessinateur de coiffures anciennes et modernes. M. G. démontre aussi, en peu de temps et à forfait, toutes les parties de l'art si agréable de peindre et dessiner en cheveux tous les sujets allégoriques et de fantaisie, y)
Je reniarquc que, dans la distribution des médailles de l'année 1859. il n'y a eu que des médailles' d'argent... Elles auront probablement été achetées avec la médaille d'or.
Je u*ai pu mô rendre à un de ces cours, mais je n'aurais pas été fâché de connaître la théorie du coup de brosse et celle du coup de fer.
J'aurais appris sans doute à couper plus d'air que de cheveux, ce qu'on appelle la jmusique des cise^iux ; à jongler avec les fers brûlants ; à raser une joue mamelonnée de boutons sans en faire saigner un, etc., etc.. Tout cela n'est pas cher pour un franc...
Mais, hélas ! je saigne toujours quand on me rase et suis toujours brûlé quand on me frise... n faut croire que je ne tombe jamais sur un prix d'honneur de l'agence- école Beaumont.
. A côté de l'agence-école Beaumont, il y a
l'agence-école Duroud. L'école Beaumoat u dix-huit professeurs* L* école Durand n'en a que seize; mais parmi ceux-ci se trouve en védetto l'illustre Syret (collaborateur du jour-» nal le Bon Ton) ton tainel ton tonl — U en vaut deux, celuMà 1
Prenons son prospectus. — • H y a toujours quelque chose à gagner dans les avis imprimés.
Ahl qu'est-ce que je disais?
a Dans les soirées des mardis et dca vcn« dredis , plus partic^lièremcmt consacrées au genre fantaisie^ il sera toujours exécuté une mffwre ée mariée. »
Ëh bien^ voilà une profession de foi ! Et la morale ? — Et la mariée ?...
Là aussi il y a des médailles — pas en orl ^-<- mais âe fduS) comine au mki de cocagne^
il y a des objets d'utilité pratique qui doi- Vent remplir d'émulation les concurrents*
« De plus, nous aurons, en décembre prochain (dans un mois), un GRAND CONCOURS, ouvert à toutes les capacités, et dans letjttol , nous offrirons, au moins, les quatre prix suivants î
«GRAND PRIX DURAND (du bureau), 100 fr. — PRIX HAMON (coutelier, art.
coiffeurs), SO fr. — PRIX TERREUR (marchand de cheveux), une mèche de cheveux de 90 centimètres et du poids de 140 gramm.es , estimée à plus de 50 fr. — PRIX DÉSIRÉ LEFRANÇ0I8 (fabricant de peignes), un beau peigne coiffeur et un lissoir en écaille, »
Moi, le prix Terreur ne me ferait pas peur j — mais n'étant pas coiffeur j il n y a pas mèche ! . . .
J'iti oublié de m'informer si les élèves de ces deux écoles, qui représentent assez bien rÉcole Polytechnique et Saint-Cyr, portaient un uniforme : plat à barbe en tète et rasoir on verrouille. Ce serait le cas de les appeler capillotechnidens !
Je vous eu ai dit assez sur les bureaux ; passons, si vous le voulez bien, à une catégorie curieuse : ceux qu'ils exploitent.